LIV. I. CH A P. VI. A HS CMC
vanl se liquéfier h — 40" en un liquide ressemblant à l’élher ; sa densité est 2,69.
11 s’enflamme facilement et brûle avec une flamme blanche livide, eu produisant de l’eau et de l’acide arsénieux. Si on le fait passer à travers un tube de verre porté au rouge naissant, il est complètement décomposé en hydrogène etenarsenic qui sedépose sous forme d’anneau miroitant dans le tube. Gomme l’hydrogène phosphoré, avec lequel il a les plus grandes ressemblances, il est absorbé par des dissolutions de cuivre, d’argent, de mercure, etc.
194. Composition. — 4 volumes de ce gaz contiennent ! volume de vapeur d’arsenic et 6 volumes d’hydrogène. Son analyse se fait exactement de la môme manière que celle de l’hydrogène phosphoré (172).
EMPOISONNEMENTS PAR l’aCIDE ARSÉNIEUX.
!95. itecherciie de l’arsenic. — La plupart des empoisonnements sont causés par l’acide arsénieux. On comprend alors la nécessité déposséder une méthode sûre et précise pour reconnaître ce corps dangereux. Celle que suivent actuellement les chimistes ne laisse rien à désirer sous aucun rapport.
Ordinairement l’empoisonnement provoque des vomissements abondants, qui expulsent la majeure partie de l’acide arsénieux de l’estomac. Il faut donc, quand on a ces matières à sa disposition, y rechercher le poison; un examen attentif permet, dans la plupart des cas, d’y reconnaître la présence de grains blancs d’acide arsénieux que leur peu de solubilité a laissés à l’état solide au milieu des liquides de l’estomac. Ces grains sont lavés avec de l’éther pour les dépouiller de toute matière grasse, puis ils sont soumis aux essais suivants :
!" Quelques grains projetés sur un charbon ardent laissent dégager l’odeur d’ail caractéristique, qui se produit toutes les fois qu’on réduit ou qu’on oxyde l’arsenic.
2® Ces grains se dissolvent facilement dans l’eau chaude aiguisée d’acide chlorhydrique ; la dissolution incolore, traitée par l’acide sulfhydriqoe, donne immédiatement un précipité jaune de sulfure d’arsenic (AsS^), que l’on reconnaît en le chauffant dans un tube fermé avec un méb^nge de carbonate de soude et de cyanure de potassium. Il se dégage dans ce cas de l’arsenic métallique qui vient se condenser sous forme d anneau miroitant sur les parois supérieures du tube.
Cet anneau sera l’objet d’un examen spécial que nous indiquerons tout il l’heure.
Mais souvent les matières vomies ont disparu, et la mort peut avoir suivi l’empoisonnement. 11 faut alors rechercher dans l’estomac, dans les
CHIMIE INOHGANIUCE.
liquides qui y sont contenus et dans la vessie, les traces du poison. On prend une portion des viscères à examiner et on les chauffe dans une petite capsule avec de l’acide sulfurique concentré, bien exempt d’arsenic. La substance organique se carbonise et se transforme en une matière noire brillante qui contient tout l’arsenic. On y ajoute une petite quantité d’acide azotique pur afin d’oxyder l’arsenic qui pourrait être réduit et transformer l’acide arsénieux en acide arsénique plus soluble, puis on traite la matière par l’eau distillée. Ce liquide doit rester incolore si toute la matière organique est détruite ; elle est colorée en jaune dans le cas contraire, et il est alors nécessaire de recommencer la calcination.
La liqueur incolore est divisée en deux parties: on traite l’une d’elles par l’acide sulfhydrique pour obtenir le sulfure jaune d’arsenic ; mais ici, comme l’arsenic esta l’état d’acide arsénique, la précipitation est lente; elle n’est même complète qu’après un ou deux jours. L’autre portion est traitée dans l’appareil de Marsh, modifié par la Commission de l’Académie des sciences.
196. Appareil de ilarsii. — G’est un appareil à hydrogène dans lequel le’gaz qui se dégage traverse d’abord un tube à boule, puis un tube assez large rempli d’amiante ou de coton cardé, et enfin un tube assez long et effilé par lequel il s’échappe dans l’atmosphère {fig. 65). L’hydro-
gène préparé h la manière ordinaire entraîne toujours avec lui un peu de liquide contenant du sulfate de zinc, qui pourrait troubler les résultats de l’expérience, la majeure partie du liquide se condense dans la boule, le reste est retenu par l’amiante à travers lequel le gaz est obligé de se tamiser. Quand l’air est expulsé de l’appai'eil, on chauffe le tube effilé en un point où on l’a entouré d’une feuille mince de cuivre, afin qu’il ne se déforme pas sous l’intluence de la chaieur; On enflamme également l’hydrogène à l’extrémité du tube. Gela fait, on verse par le tube droit dans le flacon une certaine portion du liquide arsenical. On voit bientôt la