LIV. 1. CHAP. Vil. SOUFRE
lo7
I lillé de nouveau, car il conlient encore de 1 à 10 pour 100 d’impurelcs I. eiUraînées avec le soufre.
On exécute ce raffinage à Marseille, sur une grande échelle, dans l’ap- I pareil représenté par la figure 66. C’est une cornue en fonte chauffée di- 1 rectement par la flamme d’un foyer où l’on fait arriver le soufre fondu contenu dans une marmite en fonte M chaufl'ée par les gaz de la combus- I tion qui se rend dans la cheminée. D est une vaste chambre en maçon- I nerie, dont le sol est un peu incliné. Cette chambre est munie d’une ou- ' verture à sa partie supérieure et d’une porte P latérale, et enfin de petites 1 ouvertures pratiquées à la partie inférieure de la chambre. Si l’on veut I avoir du soufre en fleurs, on y fait arriver peu à peu la vapeur de soufre, et l’on arrête l’opération avant que la chambre soit chauflee à la tempéi rature de fusion du soufre. La vapeur, au sortir de la cornue C, se trou- I vaut subitement condensée par l’air froid de la chambre, se dépose sous forme de poussière ténue. On ouvre alors la porte et l’ouverture supérieure pour refroidir de nouveau la chambre, et l’on recommence une nouvelle opération. Si l’on veut obtenir du soufre en bâtons, on continue la distillation assez longtemps pour échauffer vers 1M° les parois de la chambre ; le soufre fondu coule dans les parties déclives, et on le fait sortir de temps en temps parles ouvertures latérales, pour le couler dans des moules en bois où il prend sa forme.
208. On connaît sept composés oxygénés du soufre; tous sont acides;