‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 60 sur 537 · ACIDES OXYGENES DU SOUFRE · texte numérisé non relu

ACIDES OXYGENES DU SOUFRE

ce sont :

L’acide hyposulfureux.

— sulfureux

— liyposulfurique

— sulfurique

cl trois autres acides, qui ont pour formule

S30^ et SSQS.

ha nomenclature ordinaire ne s’appliquant plus à ces acides, on leur a donne les noms qui rappellent leur composition. Ainsi on a appelé

Le premier, acide hyposulfurique sulfuré,

Le deuxième, Le troisième.

bisulfui’é , Irisulfuré.

II vaut mieux désigner sous le nom d’acides thioniques les acides du sonlre contenant 5 équivalents d’oxygène.

lo8 CHlMIi: liNOliGANlQlJI^.

L’acidn devient alors l’acide ditliioniqiie ,

Irithionique ,

SVQS

tétratliionique,

pentathioniqiie

Acide sulfureux, SD- = 32.

Il est connu, comme le soufre, de toute antiquité ; Slahl le premier le distingua comme corps particulier, mais sa composition a été déterminée par Gay-Lussac et Berzelius.

209. Préparation. — On introduit 1 partie de mercure et 6 à 7 parties d’acide sulfurique du commerce dans un ballon dont la capacité est à peu près double de celle du mélange. Un tube abducteur conduit le gaz sous le mercure {ftg. 67). On chauffe le ballon jusqu’à faire bouillir légère-

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ment la liqueur; l’acide sulfureux se dégage alors enchâssant l’air du ballon devant lui. On reconnaît qu’il est pur, lorsqu’il est absorbé complètement par l’eau. Le mercure s’empare du tiers de l’oxygène de l’acide sulfurique elle transforme en acide sulfureux qui se dégage; l’oxyde de mercure formé s’unit à la partie de l’acide non décomposée. La formule suivante rend compte de la réaction :

llg + 2(S03,H0) = Hg0,S03 + S02 + 2110.

L’eau est retenue par l’excès d’acide employé. 30 grammes de mercure donnent plus de 3 litres de gaz.

On remplace souvent le mercure par de la tournure de cuivre, qui coûte meilleur marché. L’opération est bien moins régulière; au moment où le gaz commence à se dégager, il faut enlever tout le feu au-dessous du ballon ; sans cela, il y aurait un tel boursouflement dans l’appareil, que l’acide passerait dans le tube abducteur ; mais au bout de quelques instants, on peut recommencer à chauffer sans avoir à craindre cet inconvénient.

UV. 1. CHAP. VII. SOUFRK. i:i<>

210. Propriétés physiques. — Gaz iiicolore, d’une odeur piquanle caractéristique ; c’est celle du soufre qui brûle ; il excite la toux et produit la suffocation de tous les animaux qui le respirent. Sa densité

est 2,234.

On le liquéfie facilement par le froid; il suffit de faire arriver le gaz dans un tube en U entouré d’un mélange réfrigérant formé de 2 parties de glace pilée et 1 partie de sel marin (fig. 68). On produit le gaz à la

manière ordinaire, seulement on le dessèche en le faisant passer à travers un flacon contenant de l’acide sulfurique concentré.

On obtient ainsi un liquide incolore très-tluide et très-mobile, bouillant 10" et de densité 1,45, que l’on peut solidifier à — 73". On peut se servir de cet acide pour produire des froids très-vifs ; en l’évaporant dans le vide, on abaisse sa température jusqu’à 68". M. Bussy a pu facilement, à l’aide de ce froid, liquéber le chlore, le cyanogène et l’ammoniaque. On arrive au même résultat plus simplement, comme l’ont démontré M. Loir et Drion, en faisant passer un courant rapide d’air dans de l’acide sulfureux liquide, au milieu duquel on place un mince tube de verre, où l’on fait arriver le gaz à liquéfier. L’acide sulfureux remplace ici les mélanges réfrigérants ordinairement employés.

L acide sulfureux, qui est si facilement liquéfiable, est très-soluble dans 1 eau ; elle en- dissout en effet 50 fois son volume vers 15" (77). Pour préparer celte dissolution d’une manière économique, on fait bouillir de 1 acide sulfurique concentré avec une grande quantité de charbon en })etil>

leo ClilMlL: INOKGAMQUR.

rragments. 11 se produit dans celle circonstance de l’acide sulfureux el de l’acide carbonique, comme l’indique la formule

ij(S03,H0) -4- C = 2S02 + CQ2 + 2HO.

On fait passer le gaz obtenu dans un flacon laveur contenant de l’eau : qui le dépouille de l’acide sulfurique entraîné ; il se rend ensuite dans les^

flacons d’un appareil de Woolf {fig. 69), où l’on a introduit de 1 eau lé-cemment bouillie ; on le fait arriver jusqu’à saturation.

211. Action de la chaleur. — L’ucide sulfureux sec est indécomposabU* par la chaleur, comme on devait naturellement s’y attendre, parce qui prend naissance à une haute température dans la combustion du soulret Mais sa dissolution chauflée en vases clos vers 250°, se dédouble ei soufre et en acide sulfurique étendu :

3SQ2 + Aq = S + 2SO=^ + Aq.

212. Propriétés cUimi«iues. — L’acide sulfureux eleint les coips e combustion et les rend beaucoup plus difficiles à rallumer que lorsqu iü sont éteints par un autre gaz. 11 rougit la teinture de tournesol.

213. Action de l’oxjgène. — L’oxygène et 1 acide sulfuieux sec> sont sans action l’un sur l’autre, à toutes les températures, à moins qn l’on ne fasse passer le mélange sur de la mousse de platine légèremei chauffée. Il se produit dans ce cas de l’acide sulfurique anhydre. Il n e est pas de même lorsque les gaz sont en présence de l’eau. Aussi la di

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