LIV. I. CllAP. VIII. AClDi: SIÎLFllYnniQlili
niasse fondue qui s’allaque Irès-régulièrement par l’acide sulfurique; niais, à cause de la volatilité du soufre et de la nécessité où l’on est de chauffer fortement le mélange pour déterminer la combinaison, il est difficile d’obtenir un produit exempt de fer métallique; aussi l’hydrogène sulfuré préparé par ce procédé contient-il toujours un peu d’hydrogène libre, que l’on met en évidence en absorbant l’acide par une dissolution alcaline.
Pcü' le sulfure d'antimoine. — On obtiendra l’acide sulfhydrique à l’état de pureté en employant le procédé suivant : On introduit du sulfure d’antimoine naturel bien pulvérisé dans un petit matras avec cinq ou six fois son poids d’acide chlorhydrique concentré (fig. 74). On chauffe lé-
Fig. 14.
gèrement, le gaz sulfhydrique se dégage bientôt, il traverse un flacon laveur contenant de l’eau ou mieux une dissolution d’un sulfure alcalin pour absorber l’acide chlorhydrique entraîné, on le recueille ensuite sur l’eau ou sur le mercure.
h se produit dans cette opération du chlorure d’antimoine (beurre d antimoine) qui reste dans le ballon, et de l’acide sulfhydrique qui se dégage; c’est ce qu’on indique par la formule
3HC1 = S1j2CP 3HS.
Dans cette opération, il se forme toujours une matière jaunc-rougeûlre sur les parois du ballon qui ne sont pas en contact avec l’acide chlorhydrique conceidré; cette matière est du suffure d’antimoine qui prend
CHIMIE INORGANIQUE
naissance au contact du chlorure d’antimoine projeté pendant l’ébullition, et du gaz sulfhydrique en excès.
247. Propriétés physiques. — Gaz incolore ayant l’odeur et la saveur des œufs pourris, éminemment délétère, 1/1500 suffit en effet pour tuer un oiseau. On doit tenir compte de cette propriété toutes les fois qu’on le manie ou qu’on le prépare.
Sa densité est 1,1912; un litre de ce gaz pèse donc 1,1912 X 1,293 = 1^^53; il est soluble dans l’eau, elle en dissout environ trois fois son volume à la température ordinaire (78). On prépare la dissolution en faisant passer le gaz préparé au moyen du sulfure de fer dans de l’eau récemment bouillie. On la conserve dans des flacons bien bouchés, pour éviter l’action oxydante de l’air. L'acide sulfhydrique peut être liquéfié à la pression ordinaire, sous Uinfiuence d’une pression assez considérable (16 atmosphères à 0°). On l’obtient plus facilement à l’état liquide, en introduisant dans un tube, que l’on ferme ensuite à la lampe, du bisulfure d’hydrogène, matière facile à obtenir (252), qui se décompose spontanément en soufre et hydrogène sulfuré ;
SMI = S -t- SH.
Cette décomposition s’opérant dans un espace limité, le gaz sulfbydrique finit par acquérir la pression qui convient à l’acide liquide à la température ambiante; à partir de ce moment, tout le gaz qui se dégage doit nécessairement se liquéfier. 11 se dépose en même temps dans le tube des cristaux octaédriques de soufre.
En refroidissant l’acide sulfhydrique à — 80° (dans un mélange d’acide:' carbonique solide et d’éther), on le transforme en une masse cristalline: transparente.
La chaleur rouge et l’électricité décomposent ce gaz en soufre et by-* drogène.
248. Propriétés chimiques. Action de l’oxygène. L bydl'Ogènee sulfuré, formé de deux éléments combustibles, est nécessairement coin-bustible ; il s’enflamme en effet au contact d’une bougie, en donnant unei flamme bleue. Les produits de la combustion sont de l’eau et de l’acidei sulfureux; il se dépose en outre un peu de soufre sur les parois de l’é-prouvette, parce que la combustion est incomplète. Ce dépôt ne se produirait pas, si l’oxygène était en quantité suffisante. On le démontre en enflammant un mélange formé avec 1 volume d’acide sulfhydrique et 1 volume 1/2 d’oxygène; il se produit une détonation, mais sans dépôt de soufre :
SU -h 30 = S02 H- 110.
A la température ordinaire, l’aoide sulfhydrique et l’oxygène secs son4