LIV. 1. Cil Al*. IX. CH LOUK
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le recueille ensuite clans une terrine contenant de l’eau, ou mieux une dissolution de sel marin saturée à froid, qui dissout beaucoup moins de chlore que l’eau pure. L'opération marche régulièrement à froid, si l’acide est concentré ; on chauffe légèrement le ballon, quand on voit le dé-
i gagement se ralentir.
La réaction qui donne naissance au chlore est la suivante : l’oxygène du bioxyde de manganèse se combine à l’hydrogène de l’acide chlorhydrique; le chlore mis en liberté s’unit en partie au manganèse pour former du chlorure de manganèse, l’autre partie se dégage :
M11O2 -f -2 HCl = MnCl H- 2110 -f- Cl.
. On n’obtient donc que la moitié du chlore contenu dans l’acide chlorhydrique employé.
-67. Propriétés physiques. — Le chlore, ainsi nommé à cause de sa couleur, est un gaz jaune-verdâtre, dont l’ocleur est caractéristique. Respiré en petite, quantité, il produit une vive oppression et détermine une toux violente, suivie de crachement de sang, si l’on continue à en respirer. Aussi faut-il ne manier ce gaz qu’avec précaution. Sa densité est •2,44, un litre de chlore pèse donc 2,44 X 1^,3 = 3^,17. 11 peut être liquéfié à — 40° sous la pression de l’atmosphère, ou à -f- 15° sous la pression de 4 atmosphères environ. On obtient alors un liquide d’un jaune foncé plus dense que l’eau (D = 1,38), qu’un froid de — 110° ne solidifie pas.
La densité considérable du chlore gazeux peut facilement être utilisée pour obtenir le chlore sec. On ne peut en effet-recueiilir ce gaz sur le
Fig. 7(j.
mercure, il attaque ce métal avec une très-grande énergie. On fait alors passer le chlore gazeux qui se dégage de l’appareil où on le prépare dans un flacon laveur 76), puis â travers une éprouvette contenant du
CHlMlb: LNOHG ANIQUK.
chlorure de calcium, et muni d’un tube abducteur qui conduit le gaz desséché dans le fond d’un llacon bien sec. Le chlore chasse graduellement l’air qui est plus léger que lui, et finit par remplir tout le flacon On ,11réte l’opération quand ce dernier a pris en tous ses points la teinte caiac-
téristique du chlore. , .
Le chlore, étant soluble dans l’eau, s’emploie souvent al état de dissolution. On obtient celle-ci en faisant rendre le gaz dans une serie de flacons de Woolf. Le dernier flacon communique par un tube abducteur avec une éprouvette dans laquelle on a mis une dwsolution de potasse ou
de soude destinée à absorber l’excès du gaz (/iÿ. 77).
î.a «olubilité du chlore dans l’eau varie avec la température; elle est
Fig. 77,
maximum vers 8% comme on peut le voir à l’inspection du tableau suivant :
Température.
Oo . ,
Coeflicicnt de solubilité
ao
La dissolution de chlore refroidie vers 0» laisse déposer des cristau:. iauniitres d’hydrate de chlore. Cl lOHO, contenant 28 pour 100 de leu poids de chlore; une faible élévation de température les décompose ei
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chlore et en eau. Ces cristaux peuvent servir à la préparation du chlore liquide. A cet effet, on les dessèche rapidement sur quelques feuilles de papier non collé, puis on les introduit dans un tube à parois résistantes , que l’on ferme ensuite h la lampe {fig. 78). Si l’on chauffe à 30° la partie de ce tube qui contient les cristaux, ils se décomposent, une partie du chlore se liquéfie et reste au-dessous de l’eau. Mais si l’onrefroidit en môme temps la branche vide avec de la ! glace , le chlore distille et ; vient s’y condenser.
I 268. Propriétés chimi- I ques. — Le chlore agit avec ! une grande énergie ‘sur la plupart des corps simples. L’oxygène, l’azote et le charbon sont les seuls métalloïdes qui ne s’unissent pas directement au chlore, presque tous les I autres se combinent avec lui à la température ordinaire.
! 269. Action (lu chlore sur l’hydrog’ène. — Si l’on mélangé des volu-
mes égaux de chlore et d’hydrogène dans un flacon, et qu’on approche de son ouverture une bougie enflammée, la combinaison des deux gaz s’effectue avec explosion. On reconnaît qu’il s’est formé de l’acide chlorhydrique en versant dans le flacon de la teinture de tournesol qui y rougit fortement. 11 suffit d’une température de 200“ pour déterminer la détonation. Le môme mélange exposé à l’action directe de la lumière solaire détone avec une violence extrême; à la lumière diffuse, la combinaison des deux gaz est lente, on voit peu à peu la couleur verte du chlore disparaître sans qu’il y ait aucune explosion. Dans l’obscurité complète, les deux gaz resteraient indéfiniment mélangés sans se combiner.
L’explosion qui se produit quand on expose le mélange de chlore et ü’hydrogène à l’action des rayons solaires directs est si violente et si instantanée, qu’il est nécessaire de ne répéter l’expérience qu’en prenant quelques précautions pour se mettre à l’abri des éclats du verre projeté. On ne court aucun danger en opérant de la manière suivante : le flacon qui contient le mélange, fermé par un bouchon en liège, est placé à 1 ombre, et à l’aide d’un miroir on dirige sur lui, à distance, les rayons solaires. Aussitôt qu’ils tombent sur le flacon, l’explosion a lieu. Il peut paraître singulier, au premier abord, que l’inflammation du mélange de
c H 1 iM 1 INORGANIQUE.
chlore et d’hydrogène puisse s’effectuer à l’aide d’une ffamme sans être accompagnée delà rupture du flacon, tandis que les vases sont toujours ■ brisés quand on fait agir les rayons du soleil. 11 faut remarquer que, dans le premier cas, la combustion du mélange se propage de proche en proche, tandis que, dans le second, les rayons solaires délerminent une combinaison instantanée en tous les points du mélangé ; de la la diffe- ■
rence des effets mécaniques produits. , ,, , ,
270 AcUoii duchioresar le piiosphore. — Le phosphore s enflamme
nuând on l’introduit à la température ordinaire dans un flacon contenant du chlore; il produit en brûlant une flamme assez éclatante^ Il se forme dans cette circonstance du chlorure de phosphore liquide, PhCl , si le phosphore est en excès, et du chlorure solide, PhCl^, quand le chlore
est en excès. .
^271 . Action du chlore sur l’arsenic. — Si l’on projette dans un acon
rempli de chlore de l’arsenic pulvérisé, il s’y enflamme en produisant une vive lumière. Le produit de la réaction est du chlorure d’arsenic li-
''“272. IftL d„ chlore «ur le «oufre. - Le soufre s’unit directement, au chlore, à la température ordinaire ; on le démontre en faisant un courant de chlore sec dans une éprouvette à pied contenant de 1 fleur de soufre ; le soufre s’échauffe peu il peu et se transforme en un liquide rougeâtre. Si l’on arrête l’opération avant que tout le soufre ai disparu, on obtiendra du protochlorure de soufre, S^Cl, que 1 on separ de l’excès de soufre par distillation. Le chlore en excès donnerait d« chlorure de soufre, SCI (309).
273. Action du chlore sur les corps composés. -- L affinité du chlor pour l’hydrogène va nous permettre de prévoir l’action qu il exerce su la plupart des corps composés. Nous commencerons d’abord par 1 eaui
274. Action d« chlore sur l’can. - La dissolution du chlore ne pe, se conserver que dans des flacons de verre noir et opaque; sous lu fluence des rayons solaires, l’eau est lentement décomposée, son hydri; gène forme avec le chlore de l’acide chlorhydrique, et son oxygéné e-
mis en liberté.
Cl+HO = ClH+0.
Cette décomposition de l’eau peut être plus rapidement obtenue e, faisant passer un mélange de chlore et de vapeur d’eau dans un tubei^
norcelaine porté au rouge. i
975 Action du chlore sur l’ammoniaque. — On vei’se une dlSSO lion de chlore dans un tube fermé par un bout, de manière i le reinpl au moins aux neuf dixièmes ; on achève de le remplir avec une dissol iion d’ammoniaque. Cela fait, 011 bouche le tube avec le doigt et on