LIV. 1. CHAP. X. ACIDE CHLOUli YDUIQUE
Il entre en ébnililioiiii se décompose en présence de l’ean en acide chlorhydrique et acide arsénieux :
AsCP + 3HO = As03 -H 3HCI.
316. Relation «le composition fies chlorures et «les «>xy«les. — Nous avons dit que les chlorures de phosphore et le chlorure d’arsenic correspondaient aux acides de phosphore et à l’acide arsénieux ; on entend par là que, mis en [)résence d’une quantité d’eau suffisante, ils se transforment, sans dégagement et sans absorption de gaz, en acides phosphoreux, phosphorique ou arsénieux, et en acide chlorhydrique. Il résulte de ce fait une relation très-simple entre la composition de ces chlorures et celle des composés oxygénés qui en dérivent par l’action de l’eau.
Supposons, en effet, qu'on détermine la composition du perchlorure de phosphore, on trouvera que 31 parties de phosphore y sont unies à 177,5 de chlore.
D’après ce qu’on sait sur la composition de l’acide chlorhydrique (302) et de l’eau (90), on voit que, dans la décomposition du chlorure de phosphore par l’eau, 1 volume de chlore a dû s’emparer de 1 volume d’hydrogène, tandis qu’un demi-volume d’oxygène a pris la place du chlore. Par conséquent, les poids 177,5 de chlore et a: d’oxygène qui s’unissent à un même poids 31 de phosphore doivent être entre eux dans le rapport des poids de un volume de chlore et d’un demi-volume d’oxygène, ou autrement, dans le rapport de la densité du chlore à la demi-densité de l’oxygène. On a donc la proportion :
X 0,5528 (demi-densité de fuxygène),
177,5 2,44 (densité du chlore) ;
d’où l’on lire sensiblement a,-=40.
L’acide phosphorique contient donc
Phosphore Oxygène. .
et en centièmes :
Phosphore 43,00
Oxygène 50,34
L’analyse de ces chlorures s’effectue avec facilité; il suffit d’en décomposer, par l’eau, un poids connu et de chercher la quantité de chlore qui est contenue dans la liqueur, en y ajoutant de l'azotate d’argent, afin de former du chlorure d’argetit dont le poids permet de connaître celui du chlore (296). La différence entre le poids du chlorure et celui du chlore donne le poids du métalloïde. On comprend maintenant pourquoi les chimistes ont eu souvent recours à celte méthode pour fixer lacoinposilion des composés oxygénés. ( lu l’a emiiloyée, en effet, non-seulcineut
•>20 CHIMIE INOHGANIQUE.
pour les composés du ])hospbore et de Tarsenic, mais aussi pour ceux du bore et du silicium. La composition des oxydes métalliques, tels que la pousse, qui se transforment en chlorures correspondants sous l’action de l’acide chlorhydrique (KO -|- HC1=KCI -|- HO), peutse déduire de la même
manière de l’analyse des chlorures. ^
La réciproque esl également vraie et fournit d’importantes vérifications. Si l’on part de la composition de l’acide pbospborique déterminée par M. Scbrœlter, en cbercbant le poids d’oxygène que le pbospbore absorbe pour se transformer en acide pbospborique (162), on en déduira facilement la composition du percblorure de pbospbore, puisqu’une meme quantité de pbospbore se trouve unie dans les deux composés à des quantités 40 d'oxygène et ij de cblore qui sont données par la proportion :
y 2,44 (densité du chlore) ,
^ 0,5528 (demi-densité de l’oxygène) ;
d’où l’on tire pour y une valeur sensiblement égale à 177,5.