‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 110 sur 143 · MATIÈRE CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

MATIÈRE CÉRÉBRALE

rique. L'acide hippurique C*'H*AzO".HO se dédouble alors en acide benzoïque G'Hl**0'.HO, qui se dépose presque complètement par le refroidissement de la liqueur, et en glycocolle C*H*AzO* qui reste en dissolution, à l'état de combinaison avec Tacide chlorhydrique. On l'évaporé à siccité, an bain marie, et Ton purifie le chlorhydrate de glycocolle par plusieurs cristallisations dans Teau. On sursalure par de l'ammoniaque , et Ton reprend par l'alcool très-concentré , qui précipite la glycocolle sous forme de petits cristaux. La réaction est exprimée par l'équation suivante :

C'»H•AzO^HO+2HO = C•*H»O^HO^-C*H«AzO^

La glycocolle est une substance blanche , douée d'une saveur sucrée, mais elle ne fermente pas ; elle est soluble dans l'eau, et à peu près insoluble dans lalcool absolu et dans l'éther; elle forme, avtc la plupart des acides, des combinaisons crislallisables , mais elle n'exerce pas de réaction sur le tournesol rouge. Elle se combine également avec la potasse , et avec plusieurs oxydes métalliques.

§ 4723. rnatières sra««e«. — Nous ne reviendrons pas ici sur les matières grasses qui existent dans les animaux; elles sont identiques avec celles qui se trouvent dans les végétaux et que nous avons décrites d'une manière détaillée ($ 1649 et suivants).

g 1724. iMatière cérébrale. — La matière cérébrale se compose essentiellement :

1 " D'un acide gras solide, renfermant du phosphore, et que l'on a nommé acide cérébrique;

2° D'un acide gras liquide , contenant également du phosphore , V acide oléophosphorique ;

3° D'une matière grasse particulière, la cholestérine , dont nous parlerons à l'occasion de la bile ;

4° De petites quantités de substances grasses ordinaires , stéarine , margarine et oléine. ,

L'acide cérébrique est une substance blanche, que l'on peut obtenir en grains cristallins ; il se dissout facilement dans Talcool, et dans l'éther bouillant; mais l'éther refroidi n'en retient qu'une trèspelite quantité. Il fond par la chaleur, et se décompose très-facilement. 11 se combine avec les bases, mais ne forme pas de sels cristallisables. D'après l'analyse qui en a été faite, il renfermerait

Carbone 66,7

Hydrogène 10,6

Azote 2,3

Phosphore 0,9

Oxygène 19,6

Il ■ I

PH H' son ES ES CHIMIQUES DE L'ÉCONOMIE.

maÎB il esl dilKciie de dédder si l'on a opéré but use subalann simple.

L'acide oléophosphorique est une huile jaunâtre, insolubli» diu l'eau el dans l'alcool froid ; mais très-soluble dans l'alcool bouillwt, et dans Vétber. 11 se combine avec les bases, mais ne donne pii&de sets cristalliaables. Au contact de l'eau , il se décompose sponlinénient en acide phospliorique qui se dissout , et en une substance huileuse analogue, ou peut-être identique, à l'oléine.

PIlÉNOUltMïS CHI>UQi;Eg QDI SB PASSE.Nr DANS L'ÉcoNOHIE AMHALE.

g 1725. Lesmalièresque nous venons d'énumérerforraenl le laboratoire et les appareils dans lesquels se passent toutes les rËacliam chimiques de l'économie; mais il est important (ie remarqnerqw ces malières ne jouent pas un râle inerte ou seulement de ron»; non-seulement elles prennent, sous l'inlluence du système nerveux, les figureset les mouvements nécessaires pour opérer la(i^ culation des liquides, mais encore elles interviennent daas In réactions chimiques, en se dissolvant et on se renouvelant bw cesse. Nous donnerons le nom général de nutrition k l'ensemlde des phénomènes chimiques que subissent, successivement, les W tiëres almientaires depuis le moment ou elles sont ingérées daoi II bouche jusqu'au moment uù, après avoir suivi toute la «rculalioa générale, elles sont rejetées à l'état gazeus, avec l'air tajAiéfU la bouclie, ou, à l'état de matières solides ou liquides, dans l'uiiM et dans les excréments.

Les pliénomënes de la nutrition, en prenant l'ingestion de l'aPh ment pour puintde départ, se succèdent et s''Bncbainentdflnsrunln suivant :

^- Digestion ,

3° Hespiration,

3° Circulation ,

*• Excrétions.

% I7ii6. Nous allons donner une idée des divers appareils iJl lesquels les phénomènes successifs se produisent, en décriviDllB liquides, provenant également, en dernière analyse, de la dt position des matières alimentaires , et auxquels les pbysiologiM attribuent les principales modlRca lions que ces matières éprouvtfl J dansl'économie.Poun'ciidrenOtreexposition plus claire, noua BVdioI

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