CALCULS BILIAIRES
réther; ses cristaux ont pour formule C**H'«0*. HO + 5H0; àpefne soluble dans l'eau froide, il se dissout facilement dans les solutions des alcalis caustiques et des carbonates alcalins, mais les sels qu'il forme ainsi ne cristallisent pas par évaporation. Si l'on neutralise, au contraire, par de la potasse, une dissolution alcoolique d'acide cholalique, et qu'on y verse de Téther; il se dépose des aiguilles , incolores, de cholalate de potasse KO.C^"H'«0*.
Chauffé à 200«, l'acide cholalique, cristallisé, C*«H"0«.HO+5HO se change en un nouvel acidCj V acide choloidique C*'H'*0*.3H0; et si l'on chauffe jusqu'à 300®, il se transforme en dyslysine C**H**Ô*.2H0. Pendant ces transformations successives , il ne se dégage que de l'eau.
Le second acide de la bile, l'acide choléique, n'a pas été obtenu, jusquMci, à l'état de pureté; il renferme une grande quantité de soufre. Les dissolutions alcalines bouillantes le transforment en acide cholalique, et en une substance neutre sulfurée, la taurine, C^'H'AzS'O*, remarquable par ses belles formes cristallines. La taurine se forme également quand on fait bouillir la bile avec de l'acide chlorhydrique. C'est une substance très-soluble dans l'eau bouillante, à peu près insoluble dans l'alcool absolu ; elle n'exerce aucune action sur les réactifs colorés.
Calculs biliaires, et cholestérine, C**H"0.
§ 1754. Il se développe fréquemment, dans la vésicule du fiel et dans les conduits de la bile, des concrétions, de grosseur et de formes variables, appelées calculs biliaires. Ces calculs sont essentiellement formés d'une matière grasse , cristallisable , la cholesté' fine, mêlée à des substances d'aspect résineux, et à du mucus. Lorsqu'on traite, par l'alcool bouillant, ces calculs pulvérisés, et qu'on décolore la liqueur par du noir animal , il s'en sépare , par refroidissement, de belles lames cristallines, brillantes et incolores, de cholestérine. C'est une substance neutre, insipide et inodore, insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid, et très-soluble dans l'alcool bouillant. Elle fond à 137®, et ne se décompose qu'à une haute température ; elle résiste à l'action des lessives alcalines.
La cholestérine se dépose de ses dissolutions alcooliques, à l'état de cholestérine hydratée, mais elle perd complètement son eau à 1 00®. La composition de la cholestérine desséchée correspond à la formule C"H**0 ; mais il est difficile de fixer sa véritable formule , car on ne connaît aucune combinaison définie de cett^ 8ub$tance,
suc INTESTINAL. 491
Le chlore attaque facilement la cholestérine ; son action s'arrête à la cholestérine quadrichlorée G*®H**C1*0.
Mne pancréatique.
§ 4755. Les fonctions du suc pancréatique paraissent être d'opérer la désagrégation des matières grasses, et de les mettre en état de passer dans la circulation sanguine (§ 4728]. Si Ton mélange, en effet , à la température de 38 à 40® (qui est celle des animaux à sang chaud], du suc pancréatique avec de Thuile, du beurre ou de la graisse , ces matières s'émulsionnent avec une rapidité remarquable, et donnent un liquide blanchâtre et crémeux; elles ont éprouvé, en outre, une altération chimique, et se sont séparées en acides gras et en glycérine. Parmi les divers liquides de l'économie animale , le suc pancréatique est le seul qui exerce cette action remarquable sur les graisses.
Le suc pancréatique est un liquide incolore, gluant, qui devient mousseux par l'agitation, et exerce constamment une réaction alcaline. L'action de la chaleur le coagule complètement en une seule masse , et , sous ce rapport , il présente une grande analogie avec le blanc d'œuf , mais il en diffère par beaucoup de propriétés spéciales. Si l'on verse de l'alcool dans le suc pancréatique, on précipite le principe actif, coagulé, mais celui-ci se redissout complètement dans l'eau froide, même après sa dessiccation : on sait que l'albumine de l'œuf, coagulée par l'alcool, est, au contraire, devenue insoluble dans l'eau. Outre les substances organiques, le suc pancréatique renferme des carbonates et des chlorures alcalins, et très-peu de phosphates. La base qui y domine est la soude.
Mue Intestinal.
§ 4756. On a donné le nom de suc intestinal à une liqueur sécrétée par le canal intestinal , et à laquelle on attribue, en partie, la liquéfaction des matières amylacées et ligneuses ; mais, jusqu'ici, on n'a pas réussi à observer ce suc séparément, on ne l'a recueilli que naélangé avec les autres sucs digestifs. Ce mélange, étudié, présentait, tantôt la réaction acide, tantôt la réaction alcaline, selon 1a nature de l'alimentation ; on ne connaît d'ailleurs rien de précis sur sa composition.
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S 17b7. On appelle chyle le liquide contenu dan chylirërea. Ce liquide, au moment où il est retiré du coimI th que qui al le tronc commun des vaii^eaux chylifères, «al pi renient trouble et d'un aspect laiteux , il exerce toujours uÂd lion alcaline. Son opacité est due à la matière grasse qid f/fT â l'état d'émulsion. A l'aide du micro.'cope, on y distîngliU espèces de globules incolores : les globules graisseux, et iïtM bulesd'une natureparticulières, irréguliers, que l'on Qommeji du chyle.
Abandonné à Vair, le chyle ne tarde pas à se coagaltf;.! divise alors en deux portions : un caillot incolore, ou Ite' ' coloré en rouge, et un liquide sensiblement incolore, du chyle, l.a matière grasse qui était primitivement e se rassemble à la surface du sérum. La coagulation du  due, comme celle du sang, à la séparation de la fibrine qiu insoluble et entraîne avec elle d'autres substaeces. Le s chyle renlerme, principalement, de l'albumine, qui se C quand on soumet le liquide à l'Ébullilion. Les proportions re du caillot et du sérum sont très-vaiiables, selon l'espèce de Tui^ I mal, et surtout, selon son alimentation. Le chyle de cheval doDM 1 de f,1 à 5,6 de caillot frais pour 100, et de 0,3 à t,7 de caillot dei- 1 séché ; celui d'un chien fournil de 1,3 à 5,7 de caillot humide, el j de 0,2 à 0,6 de caillot desséché.
§ 1758. Le lait est un liquide que sécrètent dos glandes parliciH J liëres, \esglandes mammaires, chez \ei femelles des animaux, ajd te part; il est blanc et opaque: son aspect sert de [ypepoorJ signer les liquides d'apparence analogue; on dit qu'ils sont r fetuc. L'opacité du lait est due à une multitude de petits glot^ graisseux, de 1 à 3 centièmes de millimètre , qui s'y trouva^^ suspension, à l'état d'émulsion. On reconnaît facilement ces ■ bules en examinant une pellicule mince do lait au mici leur trouve alors l'apparence que représente la figure 689. LÔrS le lait est abandonné à un repos absulu, dans un endroit Trais, n globules graisseux, en vertu de leur faible pesanteur spécilîqut> montent à la surface, et y forment une couche de crème.
L'éther n'enlève pas les globules graisseux par une simple sgititinn avec le lait; mais, si l'on ajoii'.e quelques gouttes d't
\ea globules se réunissent et peuvent être dissous par lelher. Si l'on ajoute au lait une tolution concentrée de sulfate de soude, ou de sel marin, et, qu'après l'avoir agité, on le jette sur un filtre, les globules sont arrêtés, et le liquide qui traverse est presque transparent.
Le lait renferme, outre la matière grasse, une substance azotée que nous étudierons
I et à laquelle il doit ses
L Pis. «SB- principales propriétés
B' nutritives, un sucre particulier, le sucre de lait, des matières alf bmninoïdes, et des sels minéraux. Les proportions dans lesquelles ces matières se trouvent dan; le lait sont très-variables, non -seulement dans les diverses classes animales, mais encore dans le même individu. Elles dépendent beaucoup de l'alimentation; mais c'est surtout dans la matière grasse qu'on rencontre les plus grandes variations; celle-ci n'existe pas en même quantité au commencement et à la fin de la traite. La partie transparente du lait, le pelit-laitt est beaucoup plus constante , et elle est senMblemenl la même dans les diverses parliesd'une même Iraile. Les globules L graisseux, réunis, constituent te beurre.
M Lelait est habituellement alcalin, maisii aigrit facilement à l'air, ^''Mrtout quand la température est élevée, et dans les temps ora- ' geux; il s'y développe alors do l'acide lactique, qui détermine la coagulation ducaséum, La matière casseuse se sépare en grumeaux, en entraînant les globules graisseux, et l'on dit que le lait est tourna On évite cette altération, sans nuireà laqualitédu lait en lui ajoutants ou 3 millièmesde bicarbonate de soude. L'addition de quelques gouttes d'un acide quelconque fait tourner le lait. Le lail. fi ais ne se coagule pas par l'ébullition, sa surface se couvre de pellicules blanches d'une matière albuminoïde qui renferme des globules grnisseux emprisonnés; au moment où le lait arrive â l'ébullition, ces pellicules s'opposent au dégagement de la vapeur d'eau, celle-ci
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