‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 133 sur 143 · RAFFINAGE DU SUCRE · texte numérisé non relu

RAFFINAGE DU SUCRE

0 proporliona qui favorisent le raffinage. Les sucres des colonies

A éprouvé, en général, ua peu d'altération pendant Ir transport, kenrerment une petite quantité d'acide ; les sucres de betterave

ptiennent, au contraire, un peu de saccbarate de cliaux; en les 1 proportions convenables, on sature l'acide du sucre

icinial par la chaux du sucre indigène. KPour faire le mélange des sucris bruts, on les étale sur un plan- > citiPT dallé; on les pa^e au crible, on brise les fragments agglomérés, et l'on dissout le mélange dans 30 pour 100 de son poids d'eau. Cette dissolution a lieu dans des chaudières chauffées à la vapeur, et placées à un niveau assez élevé pour qu'on puisse en faire couler, directement, tes sirops dans les filtres à ctiarbon; quand elle est effectuée, on procède à la clarifiùation. Cette opération censiste à ajouter au sirop, 5 bil. de noir animal, en poudre fine, pour 100 de sucre broi, et de 1 à 9 d'une matière albumineuse coagulable par la chaleur. C'est du sang de bœuf, défibriné par le battage, que l'on emploie à cet effet, et que î'on délaye dans 4 fois son volume d'eau ; on agite, et on laisse la liqueur arriver jusqu'à l'ébullilion, puis on fait couler le sirop dans des filtres particuliers qui arrêtent les matières en suspension et les écumes. Les filtres qui paraissent le plus convenables se composent d'une grande caisse rectangulaire, dans laquelle sont maintenus un gi'and nombre de cbausses, en toile pelucheuse, dont i'ciuverture supérieure dépasse le niveau de la caisse, et dont l'orifice inférieur débouche au dehors BU traversant te fond de la caisse. Le liquide trouble est amené dans la caisse, et la (lltrationsc fait de dehors en dedans des cbausses; ceiles-ci sont préservées de l'aplatissement par des claies en osier ou en fils métalliques; la filtrationse fait ainsi sur unegrando surface poreuse, et les filtres sont très-faciles à laver. Les noirs qui restent dans les caisses sont lavés avec de l'eau pure, et donnent une dissolution sucrée faible, que l'on emploie à la dissolution des sucres bruts. Le résidu est vendu comme engrais, sous le nom de

Le sirop clarifié est soumis, immédiatement, à une Qltration à travers le noir en grains, dans des appareils semblables à ceux que l'on emploie pour la décoloration des jus de betterave déféqués (§ 17SS], puis il est dirigé dans les chaudière» de cuite. La cuite se fait maintenant dans presque toutes les grandes radineries, avec des appareils à évaporer dans le vide. Les sirops concentrés qui en proviennent, sont recueillis dans des réchauffoirs, où l'on élève la température- jusqu'à 80°, afin de retarder la cristallisation, et de redissoudre les cristaux qui commençaient à se former dans les

RAfFIKAtiE bt SUCRE.

ft d'évaporalion. ait la lanpérature d'èbulUlion Wt pn èe. La crûtalliMlion recommence bientôt dans le rèchaaDinr,! Bcnraquala température du litiuide s'abaisse; on U trouble par me agitatioQ fréquente, e( l'on ver^ le mélange de 5Îr(^ M de cristaux duu des fornwg, qui sont placées dans une pièce contigoS à l'atclin' dps chaudières. Ces formes sont ordinairement en tem c«ite; elles ont SA c«nliiDèlres de hauleur, et de 15 à 32 ceatimètne de diUDétre, à la base; avant de se servir des formes neuvei on y laisse sêjournpr. pendant qoHqnes jonrs, une bouillie daigile, qw bnacbe les pores de Is poterie, et s'oppose à l'abâorption du sirop et à l'adhérence des pains. Les formes sont percées à leur partie isférieure; un bouche ces troos avec un tam^ion de linge meuillé, pois on dispose les formes sur un plancher double, garni d'omwtnres, et dont le fond inférieur, en ïinc, amène les sirops qui dfr- «■□lent, dans une rigole communiquant à un réservoir spéciiL Quand les formes sont remplies jnsqu'à I centiraèlre ao-^essous du boH, on tes abandonne quelque temps à elles-mêmes ; il se forme, à la surface du sirop, une croûte cristalline que Ton briae, et (tout on pré<:ipite an fond les cristaux désagrégés ; on agite, en mhK temp9, le sirop dans toute sa niasse, pour rendre égale la tempéntlure, laquelle s'abais~e toujours plus rapidement vers la poialedi cône. L'atelier d» crislallistlion, Vempli, est mainlenu à unelenpéralnri' de 3S*. Après un séjour île 8 à ( i heures dans cet aleliff, li-s fnrmcs sont montées dans le? greniers, grandes piécs caiTelte» et basses, chiiiiirées par la vapeur qui circule dans des luyanit disposés sur le sol ou contre Ifs murs. On débouche alors le Irnn inférieur des formes, et l'on entame le pain à l'aide d'une alêne qu'on introduit dans ce trou; pui^ on abandonne à l'égouttage, et, aubotlt de II heures, ta lai^ tKise des pains, la patle est devenue presque blanche et sèche.

Arrivé È ce point, le sucre est appelé sucre vert ègoutté; on le laisse dans les formes, encore pendant 6 ou 7 joure, pour compléM* l'égouttage, après quoi un ouvrier laboure la patte du pain avec one lame plate, le riflard, et ajoute, par-dessus, une couche de suc» plue blanc, provenant ordinairement des débris de sucre rsfËirf; cet ajouté rend parfaitement plane la patle du pain, dont le cenin présentait une encavation. On procède alors au terrage, qui consiste à verser, dans chaque forme, une pâte d'argile délayée aî« de l'eau, et d'une épaisseur de 3 â 3 centimètres. L'eau de l'at^lo s'infiltre lentement dans le pain, se sature de sucre presque pur, dans les couches supérieures, qui sont presque décolorées p»r l'égouttage, et déplace, dans les parties inférieures, les mélasses clo-

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