SAVONS
les grains reste cependant couverte d'une pellicule de charbon végétal, qui diminuo nolableinent leur activité; on les en débarrasse £n leur faisant subir un frottement léger, entre des meules horîiKontiiles, qui ne doivent pas e:iercer une pression suffisante pour les écraser, et l'on sépare, par un blutage, la poussière qui s'est Cannée. Par la révivîQcation , le noir perd i â 5 pour 1 00 de son fwîds ; cette opération peut être répétée 20 à 3S fois sur ie même charbon.
g 1794, Noos avons vu (§ 1653) qu'on appelait savons, les sels formés par les acides gras avec les oxydes métalliques. Les savons h base do puiasse, de soude, et d'ammoniaque sont seuls solubles âans l'eau. On n'emploie, pour le savonnage du linge et pour la toilette, que les savons de potasse et de soude ; ce sont les seuls aussi que l'un fabrique en grand. Dans le commerce, on distingue les savons en salions durs, ou à base de soude ; et en savons mous, ou à base île potasse; ies derniers sont plusgéoéralement employés dans les pays du nord; en France, on emploie de préférence les savons durs. Les savons formés par une môme base sont d'autant plus durs que la matière grasse employée à la saponilicalion a un point de fiiaioa plus élevé.
On prépare les savons en faisant bouillir les matières grasses avec dt's lessives plus ou moins concentrées de potasse ou de soude caustiques ; ces lessives sont obtenues en décomposant les carbonates ulcalins , à froid, par la cbaux hydratée. On se sert ordinairement de cuviers s double fond ; on place sur le fond supérieur, recouvert de paille, la diaux éteinte , mélangée avec le carbonate alcalin pulvérisé, et on le couvre d'une couche d'eau de 0", 10. Après quelques heures, le liquide a ûltré à travers les matières solides et s'est réuni sur le fond inférieur; on le fait couler alors dans une cuve séparée, d'où on le remonte, à l'aide d'une pompe, dans le premier cuvier, pour le faire filtrer de nouveau à travers la chau\ ; on continue ainsi jusqu'à ce que l'alcali soit h peu près complètement décarbonaté. En lavant avec à» l'eau de chaux qui reste, on obtient des lessives alcalines que l'on emploie ordinairement pour commencer la saponiflcation des matières grasses. Cette saponification se fait dans de grandes chaudières que l'on remplit d'abord , au quart , de lessive faible , puis que l'on chauffe à l'ébullition, et dans lesquelles on fait arriver, peu à peu, la matière grasse, en ayant soin de brasser continuellemenl le mélange; on iT 45