C*H*C10« + K0.C*H»0»=KC1+2C*H
L'acide acétique anhydre est un liquide incolore ; très-mobile , d'une odeur extrêmement forte et analogue à celle de l'acide acétique hydraté ; sa densité à 20°,5 est 4,073. Versé dans l'eau, il tombe d'abord au fond , sous la forme de gouttes oléagineuses ; mais, par l'agitation prolongée, il se dissout complètement en passant à l'état d'acide acétique hydraté.
§ 4446. L'acide acétique forme, avec les bases , une série nombreuse de sels dont plusieurs reçoivent une application dans les arts. Ces sels sont généralement solubles dans l'eau ; quelques-uns se dissolvent dans l'alcool ; l'acide acétique forme souvent plusieurs sels avec une même base.
Tous les acétates sont décomposés par la chaleur ; mais la décom^ position a lieu à des températures très-diflférentes, et ses produits sont variables selon la nature de la base. Les acétates formés par les oxydes métalliques faciles à réduire , tels que les oxydes d'argent, de mercure, laissent un résidu inétallique et dégagent une portion de leur acide acétique non altéré ; mais une autre partie de cet acide est complètement brûlée par l'oxygène qu'abandonne l'oxyde métallique, et donne de l'eau et de l'acide carbonique. Les acétates formés par les bases les plus énergiques, comme les acétates alcalins, laissent en résidu du carbonate alcalin, et l'acide acétique est transformé en un liquide volatil neutre C^H^O, que Ton appelle acétone ou esprit pyroacétique; cette réaction est exprimée par l'équation suivante :
NaO.C*H»0*=NaO.CO«+C»H»0.
Les acétates formés par les bases d'une force moyenne , comme l'oxyde de plomb , éprouvent une décomposition complexe : il se dégage , à la fois, de l'acide acétique non altéré , et de l'acétone ;
ËTHER ACÉTIQUE. 23i
l'acide carbonique provenant de la portion d'acide acétique décomposé se dégage ou reste combiné à la base, suivant que la température est plus ou moins élevée.
Enfin , lorsque; l'oxyde métallique do force moyenne est facile à réduire, comme l'oxyde de cuivre , une portion de Tacide acétique est brûlée par l'oxygène de l'oxyde, et donne de lacide carbonique, le résidu de la distillation se compose de métal, ou d'oxydule.
L'acide acétique forme deux sels cristallisables avec la potasse *. VacétaU neutre KO.C*H»0», etle6iac^tofeK0.C*H»0»+H0.C*H»0». Le premier s'obtient en saturant l'acide acétique par le carbonate de potasse et évaporant la liqueur; ce sel cristallise difGcilement, il se dissout dans l'eau et dans l'alcool. Si on le dissout dans un excès d'acide acétique et qu'on évapore, on obtient des cristaux de biacétate. Ce dernier sel est déliquescent, il fond à 418®, et abandonne à 200*^ de l'acide acétique monohydraté ; c'est un moyen de préparer cet acide très -pur.
Acétate de soude, NaO.C*H*0'+6HO. — Nous avons vu que ce sel était préparé en grand dans la fabrication du vinaigre de bois. Il cristallise en gros prismes incolores et transparents, qui sont souvent remarquables par la grande netteté de leurs faces. Il a une saveur fraîche et salée ; il se dissout dans 3 parties d'eau froide et dans 5 parfies d'alcool. Soumis à l'action de la chaleur, il fond d'abord dans son eau de cristnllisation, mais il l'abandonne ensuite ; chauffé davantage, il éprouve la fusion ignée sans se décomposer ; sa décomposition ne commence qu'à une chaleur voisine du rouge sombre.
En dissolvant l'acétate de soude dans un excès d'acide acétique et faisant évaporer la liqueur on obtient un biacétate de soude (NaO-f-H0).2C^H'0*. Ce sel, desséché sous le récipient de la machine pneumatique , donne, par la distillation , de l'acide acétique cristalli sable. C'est le procédé le plus sûr pour préparer l'acide acétique monohydraté.
Acétate d'ammoniaque, (AzH*.HO).C*H'0*. — Ce sel s'obtient par la combinaison directe de Tammoniaque avec l'acide acétique; il est très-soluble dans Teau et dans l'alcool ; on l'emploie en médecine. A l'ébullition, il perd une portion de son ammoniaque et se change en biacétate.
Vacétate de baryte, BaO.C^H'0*-|-3HO, forme des cristaux prismatiques d'une blancheur éclatante ; il abandonne facilement 2 éq. d'eau à une température peu élevée.
Vacétate de chaux ne donne que des cristallisations confuses, affectant la forme de choux-fleurs.
23i ACIDE SULFACÉTIQUE.
V acétate d'alamine se prépare en versant une dissolution de sulfate d'alumine dans une dissolution d'acétate de baryte ou de plomb, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité. La dissolution, qui renferme alors de l'acétate d'alumine, est employée dans la teinture. Pour en séparer le sel, il faut évaporer la liqueur dans le vide, car, par la chaleur, il dégage de l'acide acétique; l'acétate, d'alumine reste sous forme d'une masse gommeuse, sans apparence de cristallisation.
Nous avons déjà décrit, avec des détails suffisants, les propriétés des acétates de plomb et de cuivre, lorsque nous avons fait l'histoire de ces métaux; ce sont des sels importants parleurs applications dans les arts.
Lorsqu'on verse de l'acide acétique concentré dans une dissolution bouillante d'azotate d'oxydule de mercure Hg*O.AzO**, il se dépose, par le refroidissement, des lamelles cristallines blanches d'acétate d'oxydule de mercure, Hg*0.G*11^0', qui sont anhydres. L'oxyde rou.j;e de mercure se dissout facilement dans l'acide acétique; la liqueur, évaporée lentement, donne de beaux cristaux incolores d'acétate de protoxyde de mercure, HgO.C*H*0*. Ce sel se dissout sans altération dans l'eau froide, mais, si on le fait bouillir, il abandonne de l'oxyde rouge de mercure pai faitement pur.
Acétate d'argent, AgO.C*H*0*. — Ce sel s'obtient en dissolvant le carbonate d'argent dans l'acide acétique ; comme il est peu soluble dans l'eau froide, on peut aussi le préparer, par double décomposition, eu versant de l'azotate d'argent dans une dissolution d'acétate de soude. Si les liqueurs sont concentrées, l'acétate d'iirgent se dépoie en petits cristaux pendant le refroidissement.
Éther acétique, C^H»0. C^HW.
§ H17. L'éther acétique se forme par la réaction directe de l'acide acétique sur l'alcool, mais la combinaison se fait difficilement ; il faut employer de l'alcool anhydre, de l'acide acétique au maximum de concentration, et reverser plusieurs fois dans la cornue la liqueur qui a passé à la distillation. La formation de Féther acétique est beaucoup plus rapide si l'on ajoute 10 à 45 pour 400 d'acide sulfurique. La meilleure manière de préparer cet éther composé consiste à mêler 7 parties d'acide sulfurique concentré avec 8 parties d'alcool absolu, et à verser cette liqueur sur 40 parties d'acétate de soude anhydre, ou sur20 parties d'acétate de plomb, placées dans une cornue. On distille tant qu'il passe une liqueur élhérée, et l'on recueille le produit dans un récipient bien refroidi. On verse la liqueur sur
ACÉTONE. 233
d a carbonate de soude desséché, réduit en poudre; ce sel enlève la plus grande partie de Teau à l'éthcr acétique, et se combine avec l'acide acétique libre qui a passé à la distillation. On décante la couche liquide qui surnage, et on la distille sur du chlorure de calcium, qui s'empare de Talcool. La purification complète de 1 ether acétique présente d'assez grandes difficultés, parce que cet étherse combine avec le chlorure de calcium, et forme une combinaison cristalline qui ne se détruit que par l'addition de l'eau.
L*éther acétique est un liquide incolore, très-mobile, d'une odeur éthérée agréable; sa densité est de 0,907 à 0Mlboutà74®; la densité de sa vapeur est 3,040, son équivalent C*H*O.C^H*0' est donc représenté par 4 volumes de vapeur. 11 se mêle, en toute proportion, avec l'alcool et l'éther, et se dissout dans 7 parties d'eau. n est employé en médecine.
Acide suîfacétique, C*H*0*.2S0».
§ 4448. Si l'on met en contact, de l'acide sulfurique anhydre avec de l'acide acétique monohydratéC*H*0*.HO, il y a combinaison des deux aeides, et il se forme un acide composé. On étend la liqueur d'eau et on la sature avec du carbonate de baryte. L'acide sulfurique libre forme du sulfate de baryte insoluble, et l'acide sulfacétique donne un sulfacétate de baryte soluble. La liqueur, évaporée, donne des cristaux qui ont pour formule 2BaO.(C*H*0*.2SO')-f-HO; ces cristaux perdent leur eau sans se décomposer. Si l'on précipite la baryte du sulfacétate de baryte , par de l'acide sulfurique versé goutte à goutte, ou, si l'on décompose par l'hydrogène sulfuré une dissolution de sulfacétate de plomb, on obtient une liqueur acide qui, évaporée, donne des cristaux déliquescents, fondant à 62° et se solidifiant en une masse cristalline par le refroidissement. A une température plus élevée, l'acide sulfacétique se décompose.
L'acide sulfacétique,cristallisé,abandonne 4 éq. d'eau dans le vide, au-dessus de l'acide phosphorique anhydre; sa formule est alors C*H*0*-t-2H0; les 2 éq. d'eau qu'il retient sont de l'eau basique.
Acétone, C'H'O.
§ 4 449. Nous avons dit (§ 4 444) que les acétates alcalins donnent de l'acétone quand on les décompose par la chaleur. La meilleure pianière de préparer ce corps consiste à mêler 2 kil. d'acétate de plomb avec 4 kil. de chaux vive en poudre fine, et à chauffer le mélange dans une cornue de terre, ou dans les bouteilles en fer qui §^rvent au transport du mercure ; on élève graduellement la tem-
234 ACÉTONE.
pérature jusqu'au rouge sombre. La liqueur condensée dans le récipient est rectifiée sur du chlorure de calcium ; on l'abandonne ensuite, pendant plusieurs jours, sur du chlorure de calcium fondu. Après ce temps on la soumet à une nouvelle distillation, mais on ne recueille que les 3 premiers quarts du produit ; le quatrième quart- renferme encore beaucoup d'acétone, mais il s'y trouve une quantité notable d'une substance particulière, bouillant à 4 20®, et à laquelle on a donné le nom de dumasine.
L'acétone est un liquide incolore, très-mobile, d'une odeur particulière; sa densité est 0,792 ; il bouta 55^,6, sa densité de vapeur est 2,022; son équivalent C*H'0 est représenté par 2 volumes de vapeur, On peut écrire la formule do l'acétone G«H«0* ouC*H»O.HO; son équivalent est alors représenté par 4 volumes de vapeur comme celui de l'alcool. Il brûle avec une flamme brillante. 11 se dissout, en toute proportion, dans l'eau, l'alcool et l'éther ; mais le chlorure de calcium et la potasse caustique lui enlèvent facilement l'eau.
§4 420. Lorsqu'on mêle l'acétone avec 2 fois son volume d'acide sulf urique concentré, il y a dégagement de chaleur et le mélange brunit ; on sent en même temps l'odeur de l'acide sulfureux. Si l'on étend alors la liqueur d'eau, et qu'on la sature par du carbonate de baryte, on sépare du sulfate de baryte insoluble, et l'on obtient un sel de baryte soluble qui cristallise en lames nacrées. Ce sel a pour formule
2BaO.(C«H«0.2SO»)+HO;
son équivalent d'eau s*enlève par la dessiccation.
Si l'on salure la liqueur acide par du carbonate de chaux, on obtient un sel de chaux
2CaO.(C«H»0.2SO*)+HO.
Si Ton emploie l'acide sulfurique en plus petite proportion, par exemple si Ton traite 2 volumes d'acétone par 4 volume d'acide sulfurique, on obtient encore, en saturant par le carbonate de baryte, un sel de baryte soluble, mais qui ne contient plus que la moitié do l'acide sulfurique de l'acide précédent, et qui ne renferme plus que 4 éq. de base. La formule de ce sel est BaO.(C«H^O.SO'')+HO.
§4424. Lorsqu'on distille 2 volumes d'acétone et 4 volume d'acide sulfurique, on obtient deux nouveaux produits : le mésityiènê C*H* et Véther mésiiyque C«H»0.
Le mësitylène nage à la surface du liquide distillé ; on l'en sépare avec une pipette, on l'agite à plusieurs reprises avec de l'eau pure, et on le distille sur du chlorure de calcium. Le mésitylène est un h'quide oléagineux, incolore, d'une odeur alliacée, plus léger
OXYDE DE GAGODYLE. 235
que l'eau, et bouillant entre 455 et 460<^. D'après la formule que nous avons donnée au mésitylène, ce corps serait à l'acétone, ce que le gaz oléfiant est à l'alcool vinique. Cependant les réactions diimiques du mésitylène ne sont pas favorables à cette manière de voir; elles ont déterminé plusieurs chimistes à donner à ce composé la formule C"H'*.
§ 4422. On obtient Téther mésityque, impur, en traitant l'acétone par de l'acide sulfurique; mais on l'obtient très-pur en décomposant rétherchlorhydriqueC®H"Cl de l'acétone par une dissolulion alcoolique de potasse. Â cet eilet, on dissout cet éthor dans de l'alcool, et, après avoir chauffé, on y verse une dissolution alcoolique de potasse jusqu'à ce que l'on obtienne une réaction alcaline. On étend alors la liqueur d'eau, et il s'en sépare un liquide éthéré, qui vient former la couche supérieure ; on le décante à l'aide d'une pipette, on le lave à plusieurs reprises avec de l'eau, et on le distille sur du chlorure de calcium. C'est un liquide incolore, bouillant à 420^, insoluble dans l'eau, maissoluble dans l'alcool. Sa formule est C«H»0.
$ 4423. Si l'on fait passer du gaz acide chlorhydrique à travers l'acétone, ce gaz s'y dissout en grande quantité, et l'on obtient un liquide oléagineux brun, qu'on fait digérer pendant quelque temps sur de la litharge pour lui enlever l'acide chlorhydrique libre ; on le lave ensuite, à plusieurs reprises, avec de l'eau, et on le dessèche par du chlorure de calcium. Ce liquide est Véther chlorhydrique de Vacéione C*H"CI ; mais il est diflficile de l'obtenir pur par ce moyen. On y parvient plus facilement en versant dans 4 partie d'acétone, refroidie par de la glace, 2 parties de perchlorure de phosphore PhCl*, ajoutées successivement et par petites portions. On reprend ensuite par l'eau, qui détermine la séparation de l'éther chlorhydrique sous forme d'un liquide oléagineux jaune. Ce produit ne se laisse pas distiller ; il se détruit parla chaleur. Les liqueurs alcalines le décomposent; à la longue, l'eau pure produit, elle-même, cette décomposition.
L'acide azotique concentré agit vivement sur l'acétone; il se forme plusieurs produits, mais leur nature n'est pas encore suffisamment déterminée.
§ 4424. On voit que, par la nature de ses combinaisons, l'acétone se rapproche de l'alcool, si l'on écrit sa formule C®H®0'. Mais l'acide C®H"0.2?0' que l'on peut assimiler à l'acide sulfovinique, en diffère en ce qu'il sature 2 éq. de base, tandis que l'acide sulfo- ^nique n'en sature qu'un seul. L'acide sulfovinique, l'éther chlorhydrique et les éthers composés de l'alcool reproduisent de l'alcool quand on les fait bouillir avec des liqueurs alcalines; les produits
i*^«PH*
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236 SÉRIE DU CACODYLE.
correspondants de l'acétone ne donnent pas d'acétone dans cette circonstance. Lorsqu'on'fait passer de la vapeur d'alcool sur de la potasse hydratée, chauffée à 200 ou 300<*, on obtient de l'acétate de potasse ; dans les mêmes circonstances Tacétone ne donne pas un acide correspondant à lacide acétique. Enfin, on n'a réussi jusqu'à présent à obtenir, avec l'acétone, aucun élher composé.
Série du cacodyle.
§ 4425. Lorsqu'on distille, dans une cornue munie d'un récipient, un mélange, à parties égales, d'acétate de potasse anhydre et d'acide arsénieux, on obtient un produit liquide, appelé d'abord liqueur de Cadet^ puis alcarsine, et enfin oxyde de cacodyle; il prend feu au contact de l'air et joiiit d'un grand nombre de propriétés remarquables. La composition de cette substance, supposée pure, correspond à la formule C^H®AsO. Elle se comporte, dans ses réactions chimiques, comme l'oxyde d'un radical C^Il®As, jouant un rôle analogue à celui du cyanogène, et qu'on a nommé cacodyle. Ce radical entre dans un grand nombre d'autres combinaisons, ainsi que nous le verrons bientôt.
Par suite de la facilité avec laquelle cette substance s'altère au contact de l'air, et de son action vénéneuse sur l'économie animale, il faut prendre, en la préparant, des précautions particulières. La cornue doit être engagée hermétiquement dans un récipient, et celui-ci doit être muni d'un tube qui conduise les vapeurs Hors du laboratoire. A la fin de l'opération, le récipient contient trois couches liquides superposées ; la couche moyenne, qui est brune et a une consistance huileuse, est formée d'oxyde de cacodyle impur; on la décante à l'aide d'un feiphon amorcé avec de l'eau, et on la dirige au fond d'un flacon rempli d'eau bouillie. On l'agite à plusieurs reprises avec cette eau, et Ton décante ensuite celle-ci pour la remplacer par de l'alcool, qui dissout l'oxyde de cacodyle. En versant la dissolution alcoolique dans de l'eau bouillie, on précipite de nouveau l'oxyde de cacodyle sous forme d'une couche liquide, au fond du flacon; on enlève rapidement l'eau surnageante, et, pour empêcher l'action oxydante de l'air, on lui en ferme l'accès par un courant rapide d'hydrogène que l'on fait passer dans le flacon. On r4erme alors le flacon, après y avoir introduit du chlorure de calcium destiné à absorber l'eau et l'alcool ; on décante le liquide dans une 4Z^rnue tubulée traversée par un courant d'hydrogène, et à laquelle Q adapte un récipient ; on distille, en maintenant le courant d'hy-i irogène, et l'on obtient un liquide incolore, très-fluide, qui e$(
CHLORURE DE GAGODYLE. 237
l'oxyde de cacodyle pur. Ce corps a une odeur forte, très-désagréable; il est trèà-vénéneux ; sa densité est de 4,46. Il se solidifie à — 23®, et bout vers 450®. La densité de sa vapeur est 7,8; 4 volume du corps gazeux est donc formé de :
2 vol. vapeur de carbone. . . 4 ,688
6 » hydrogène 0,445
i » vapeur d'arsenic. ... . 5,485
J » oxygène 0,553
e son équivalent G^H'^AsO est représenté par 2 volumes de vapeur.
La réaction chimique qui le produit est représentée par Téquation suivante :
2(K0.C*HW) + AsO» = 2(K0.C0«) + 2C0» + C*H«AsO.
L'oxyde de cacodyle est insoluble dans l'eau, mais il se dissout en grande quantité dans ralcool et dans Téther. Il dissout le phosphore et le soufre sans s'altérer; mais le chlore, le brome et l'iode le décomposent rapidement. Il se combine avec lacide sulfurique anhydre, et forme une combinaison cristalline, déliquescente, qui se dissout dans l'eau en donnant une liqueur acide.
Si Ion verse, dans une dissolution alcoolique d'oxyde de cacodyle, une dissolution étendue de sublimé corrosif, il se foi me un précipité blanc qui est une simple combinaison de l'oxyde de cacodyle avec le chlorure de mercure ; sa formule est C*H®As0.2HgCl*. Celte combinaison se dissout dans l'eau bouillante, et s'en sépare en cristaux par le refroidissement. Le bromure de mercure forme une combinaison analogue.
L'oxyde de cacodyle se dissout dans plusieurs acides, à l'égard desquels il paraît jouer le rôle d'une base faible. Si l'on verse de l'azotate d'argent dans une dissolution d'oxyde de cacodyle dans l'acide azotique, on obtient un précipité blanc cristallin qui a pour formule 3C*H«AsO.(AgO.AzO«).
§ 4 426. Au contact de l'air l'oxyde de cacodyle s'échauffe et prend feu ; sa combustion est alors complète, et il se {prme des vapeurs épaisses d'acide arsénieux. Mais, si l'on expose à l'air du cacodyle recouvert d'une couche d'eau, l'absorption'de l'oxygène se fait lentement ; il se forme de l'acide arsénieux, une substance éthérée particulière, et un produit plus oxygéné du cacodyle, Vacide cacodylique. En ajoutant une quantité suffisante d'eau, l'acide cacodylique se dissout; on évapore cette dissolution et l'on reprend par l'alcool bouil-
238 SÉRIE DU CACODYLE.
lant ; la liqueur alcoolique abandonne, par le r^roidîssement, l'acide cacod)iique en cristaux incolores, parfaitement dêCerminables. Ce corps est sans odeur et à peu près sans saveur : il ne s'altère pas à Tair : il est Yénêneux. mais moins que Tacide arsênieux. D se dé~ compose à 230* sans d stiller. Sa formule est C*H*AsO*-!-HO ; il se combine avec les bases, mais ne d*>nne pas de sels cristallisables. Le pn>tochlorure d etain et l'acide phosphoreux lui enlèvent de l'oxygène, et le ramènent à l'état d'oxyde de cacodyîe.
§ 1 4i7. LorsquVn distille, avec de l'acide chlorhydrique très-concentr\\ la combinaison de l'oxvde de cacodvle avec le chlorure de mercure, on obtient un cklorun Je cacr*iyU. CH^AsQ. Le produit doit ètr^ mis en contact a\-ec du chlorure de calcium et avec de la chaux vive« puis distillé. Le chlorure de cacodvle forme un liquide incv4or\\ plus dense que l'eau. d*une odeur vive : il est insoluble dans l'eau et dans 1 ether. mais il se d:ss>u:. en tc-utes proportions, dans ralcvv^L II rvsîsteà un froii de — io* sans se s.>lîdi5er: il bout un jxHi au-dessus de UV)*. sa ^-afvjir j<eni feu au contact de l'air, l/atotato d'ar^Hit lui enlève cx^mi^etenieîi: son chL->re, et reproduit do l\v\yoo de cacvviyle. Lor^u'on îrjLi;e de L'oxyde de cacodyîe par do Taoide chK>rh\ drique -rareux. iî se fortrie eccoce du ch!orure de cacvHh K\ mais une jwîioo se i^ecipîse en cocrîaiîsMi avec Feau foruhw l-a iiensite de vapeur du chkY'vjjif ie cAcoiyie esl *.86 ; son t\|«\>ïilon; o\>m^|\nt i d^vîc à i v^îjLae* de vir«eur-
i^n |v\\T pT\n^arv^ un bcvxaurv e? ur: i^i^ire ôe o^c-odyle par des pr^HwW AttA vxcues i ctH:\ v^u: vkviiîv'^: Ix'' cîJrnre.
l e ohK^nxro de ojKvxh !o s>î^ d^w^cujvtse par:i£Gec>?Eî au contact de l\NArt. et il :^^ fv\rt\x^ une oocibcaji'lsoc vV I eq, d'c-xyde de cacod> le a>xv 31 fN)s \ix^ chW;;re ^>e cjKw^lie. Ceî:e c:circriiîs«i est volAtîK\ elle Mu 3^ lOî^; U de«s:;e oe >ui \-i.;v*^ esc ^.*5. de sorte qu'elle est f\vn\Hv de î \\>l- de \:fcf<cr À- oil-^rir* ôe caioiyleet de I wilx d\w\\^^ de oàovxlxVes sJias cvxaiecssji::,^- L?br:c:::ire et l'iodure \V> <viKNxt\Ve do«»etti des <v«ibir*A-$oc:s iiiî.v'A'^
Si ViMH \>fHM^ du |V«v^hK>rttre de pin::?»? ijLLs ::l3>? i^ssxctîon al- ^NV^lh^W* de chK\r^iv %V cjk\\S> îe. vtii ^^.^^-s:; *^ rœcqsîê roi^e Imt^^wv. qmi e^t \>ï\>^*K»e«>ea'« U3^ s:r,uvf vVcriS3i->:c» des deux *\w^na; wvAWk SI Ion Èiu KMîi'hr U ',^'i)isï:r. je rrtv:..^;» se i>?dîssout el ^i^viii^> u»o l>q>^e\wr *i>«; .^a ï>e pe?.:; ^C:.:* pt^?cq»U"r, r: > platine, ni le ehKvr^re de OMWh Vs ^vjir W rwio;:.^ ci: i?s rc?circ:eBt ordi- UAI1[^^»^^^^ l^ ».^tt\n>î)e ».\vï5^.Nïwi*^>bs <s: ^^ïïf ^^«r:^'rùi hase, qui t>Vfl\H^ \V* A\>\^l^iiVA^>^«s oirïsU',^îs*bi(xs ix-ïV ;v:;>*^::^ é,*àîes.
j{ 1 4t^ 1^ %>hiw«4 «» «hSw i»f ^^•o^yi'i^'. 0*H*A>Sv. eci disdllant 'l« vMvvrwv de oiK\>ih)e axyv* da $ïj::>;x\^t.î^ »Sf sï/rc» de har
OAGODYLE. :239
ryum ; de Thydrogène sulfuré se dégage, et il passe, à la distillation-, de Teau et du sulfure de cacodyle que Ton purifie en le faisant digérer sur du chlorure de calcium et sur du carbonate de plomb, puis en le distillant au milieu d'un courant d'hydrogène. Le sulfure de cacodyle forme un liquide incolore, qui ne fume pas à Fair ; il est insoluble dans l'eau, mais il se dissout facilement dans l'alcool et dans réther. Ce corps se combine directement avec le soufre et forme une combinaison plus sulfurée, que Ton peut obtenir cristallisée en la dissolvant dans Téther. Il absorbe rapidement l'oxygène dei'air et forme alors plusieurs composés, parmi lesquels on remarque l'acide cacodylique. L'acide chlorhydrique décompose le sulfure de cacodyle ; il se dégage de l'hydrogène sulfuré et il se forme du chlorure de cacodyle ; l'acide sulfurique et l'acide phosphorique le décomposent également ; il se forme un sulfate et un phosphate d'oxyde de cacodyle.
La densité de vapeur du sulfure de cacodyle est 8,39 ; sa formule correspond donc à 2 volumes de vapeur.
g 4429. On obtient le cyanure de cacodyle C*H*AsCy en distillant Toxyde de cacodyle avec du cyanure de mercure ; il reste, dans la cornue, de l'oxyde de mercure ; le cyanure de cacodyle distille et vient former, au fond de l'eau du récipient, une couche huileuse qui, en refroidissant, se prend en masse cristalline. On exprime ces cristaux entre plusieurs doubles de papier Joseph, et on les distille \ sur de la baryte. Le cyanure de cacodyle fond à 32°, 5, il bouta 440^ * L'eau n'en dissout que des traces, mais Talcool et l'éther en dissolvent de grandes quantités. C'est une substance des plus vénéneuses, dont il faut éviter de respirer les vapeurs. Elle s'oxyde promptement à l'air. La densité de sa vapeur est 4,55; son équivalent est représenté par 4 volumes de vapeur.
§ 4 430. En chauffant, à l'abri de Tair, du zinc bien décapé avec du chlorure de cacodyle, on reconnaît que le métal est attaqué sans qu'il se dégage de l'hydrogène, et l'on obtient une masse cristalline blanche. On traite cette matière par de l'eau, quidissoutle chlorure de zinc, et il se sépare un liquide oléagineux, plus dense que l'eau; on le fait digérer pendant quelque temps avec du zinc bien brillant, et on le distille après l'avoir laissé séjourner quelque temps sur du chlorure de calcium et de la chaux vive. Cette substance est le cacodyle, c'est-à-dire le radical de toutes les combinaisons que nous venons d'étudier. C'est un liquide incolore, très-réfringent, plus inflammable encore que l'oxyde de cacodyle avec lequel il présente cependant beaucoup de ressemblance; il se solidifie à — 6® et botit vers 470®. Exposé à un faible courant d'air, il forme un brouil-
240 ACTION DU CHLORE SUH L'ËTHER €HLOItHVDRlQUE.
lard épais et se change d'abord en oxyde de cacodyle,|iui$ en acide cacodyliqiie. Le soufre,lechlore,lebrôme se combinent directement avec lui et forment les sulfure, chlorure et bromure de cacodyle. La densité de sa vapeur est 7,28; son équivalent C'H'As correspond à 2 volumes de vapeur.
Les produits du cacodyle présentent un double intérêt, d'abord comme substances organiques dans lesquelles l'arsenic est principe constituant, et ensuite parce qu'ils sont du petit nombre de substances organiques dans lesquelles on a pu démontrer l'existence d'un radical composé, qui, isolé, reproduit, par combinaison directe, Iflus les corps de la série.
Action du chlore sur l'éther cklorhydrique. g 1 iîl . Placé dans un endroit peu éclairé, lechlorereste sans action sur l'élherchlorhydrique; mais, sous l'inlluenced'unelnmièrevive.et mieux souscelledes rayons solaires directs, la réaction s'établit avec développementdechaleur; il se dégage de l'acide chlorhydrique, et il secondenscuneliqucurèlhérée.Lorsqu'on veut préparerune quantité consiriérablo de cette liqueur on dispose l'appareil comme le montre la ligure 6H0. Dana le ballon A on place de l'alcool saturé de gaz acide
ciilorliyurique, ousimpleme et d'acide chlorhydrique du
ËTHERS GHLORHYDRIUIES CIILORIvS. âil
lu gaz un premier flacon laveur B renrennant de Teau, puis un second flacon G contenant de Taci^ sulfurique concentré ; enfin un troisième flacon D contenant de lYnu. On place, dans Tautre ballon I. da peroxyde de manganèse et de l'acide clilorhydrique [)our pré[)arerle chlore, qui se lave dans IVau du flacon li. Les doux ^az sont amenés, par deux tubes dont les orifices sont en regard l'un de l'autre, dans le ballon à trois tubulures E ; la tubulure inférieure est engagéedansle flacon F destiné à recueillir la partie la moins volatile da.produit ; la partie la plus volatile se condense dans le flacon G qai doit être bien refroidi. Le ballon E dans lequel se réunissent les deux gaz doit être ex{>osé au soleil, au moins au commencement de l'opération; car, une fois (pie la réaction s'est établie, elle continue à l'ombre et ne s'arrête même pas quand le jour vient à tomber. Il faut avoir soin de tenir l'élher chlorhydrique en excès par rapport au chlore; sans quoi celui-ci exercerait une action subséquente sur le premier produit et en donnerait un second plus chloruré. Il est d'ailleurs diflicile d'éviter, dans une opération qui dure longtemps, la formation d'une petite quantité de ce second produit, à moins de continuer l'opération à l'ombre; mais, comme il est moins volatil, il s'arrête presque en totalité dans le premier flacon récipient. On lave la liqueur plusieurs fois avec de l'eau, puis on la distille au bain-marie, sur de la chaux vive, pour la priver entièrement d'eau et d'acide chlorhydrique. Les premières jîouttcs qui passent à la distillation doivent être rejetées, parce qu'elles renferment souvent un peu d'éther chlorhydrique non altéré, qui est resté en dissolution ; on met également de coté le dernier quart parce qu'il peut renfermer une petite quantité de produits plus chlorurés.
La liqueur que l'on obtient ainsi a pour formule C^Il^Cl'; c'est Véther chlorhydrique monochlorc, ; elle présente la même composition que la liqueur des Hollandais, dont elle se rapproche complètement par l'odeur et par la saveur. Sa densité de vapeur est aussi exactement la même, 3,42 ; mais le point d'ébullition est très-difiérent, car l'éther chlorhydrique monocliloré bout à 64°, tandis que la liqueur des Hollandais bout à 82^,5. Ces deux substances diffèrent d'ailleurs complètement j)ar leurs réactions chimiques; ainsi, une dissolution alcoolique de potasse décompose immédiatement, à froid, la liqueur des Hollandais ; il se forme du chlorure de potassium et il se dégaj2;o de l'hydrogène bicarboné monochloré C*H*Cl. L'éther chlorhydrique monochloré ne présente rien de semblable : si l'on distille cette substance avec la dissolution alcoolique dépotasse, il ne s'en altère qu'une fraction très-minime sans production d'hydrogène bicarboné monochloré. La liqueur des Hollan-
â42 ACTION DU CHLORE SUR L'ËTHËR CHLORHYDRIQUI::.
dais est attaquée immédiatement, et à froid, par .le potassium ; de l'hydrogène se dégage, il se forme du chlorure de potassium et de l'hydrogène bicarboné uionochloré : dans l'éther chlorhydrique monochjoré, au contraire, le potassium conserve son brillant métallique. La liqueur des Hollandais diffère donc de son isomère , l'éther chlorhydrique monochloré, en ce que 1 éq. d'hydrogène et 4 éq. do chlore se trouvent engagés dans la combinaison sous un tout autre état. Dans les réactions que nous venons de décrire, ces deux éléments se comportent comme s'ils existaient, dans la liqueur des Hollandais, à l'état d'acide chlorhydrique; c'est ce qui a déterminé quelques chimistes à donner à la liqueur des Hollandais la
^ formule CnPCl.HCl,
et à l'éther chlorhydrique monochloré la formule. . C*H*Cl*;
la différence des réactions chimiques se trouve ainsi complètement représentée.
§ 4432. Kn faisant agir successivement , et sous l'influence de la lumière solaire, le chlore sur l'éther chlorhydrique monochloré, avec les précautions que nous avons décrites pour la préparation des divers degrés do chloruration de la liqueur des Hollandais , on obtient les produits suivants :
Éther chlorhydrique bichloré. . . C*H'Cl* isomère avec la liqueur
des Hollandais monochlorée ; Éther chlorhydrique trichloré. . . C*H*C1* isomère avec la liqueur
des Hollandais bichlorée ; Ëtherchlorhydriquequadrichloré C*HCl* isomère avec la liqueur
des Hollandais trichlorée ; Ether chlorfaydriqueperchloré... C^Cl* identique avec la li-
illandais perchlorée, ou sesquichlorure de carbone.
■le l'action du chlore sur l'éther chlorhydrique
16 celui qui donne la liqueur des Hollandais ;
JB de carbone cristallisé, dont nous avons dé-
4381). Les trois produits C*H»CP,Cni«Cl*, et
ither chlorhydrique diffèrent complètement ,
physiques , des produits isomères que Ton ob-
^s Hollandais ; en effet ,
rique bichloré C^H'CP bout à 75« ;
Hollandais monocblorée . » 1 H °;
Irique trichloré C*H«C1* » 105*;
£TH£RS GHLORUYURIUIES CHLORÉS. â43
La liqueur des Hollandais bichlorée. . . bout à 435^;
L^éiher chlorhydrique quadrichloré. ... C*HC1* » 146"; La liqueur des Hollandais trichloréi\ . . » 133".
Le dernier produit , le sesquichlorure do carbone . est commun aux deux séries , il bout à \ 80".
% 1433. Les étherschlorhydriques, bichloré et triohloré, diffèrent très-nettement, par leurs réactions chimiques, de leurs isomères la liqueur des Hollandais monochlorée , et la liqueur des Hollandais bichlorée. En effet, les produits dérivés de la liqueur des Hollandais donnent, par la dissolution alcoolique de potasse, le premier de l'hydrogène bicarboné bichloré C*H'C1', le second de l'hydrogène bicarboné trichloré C^HCl' ; les produits isomères dérivés de l'étherchlorhyJrique ne donnent rien de semblable; ils résistent à l'action de la potasse , et il ne se forme à la longue que des substitutions d'oxygène au chlore. On explique donc encore parfaitement les différences que présentent , dans cette réaction chimique , les deux séries isomères, en écrivant los produits dérives do la liqueur des Hollandais CWCIVHCI et C^HCl'.HCl.
L'éther chlorhydrique quadrichloré, et son isomère la liqueur des Hollandais trichlorée, présentent également des différences notables dans leurs réactions chimiques ; la liqueur des Hollandais trichlorée est attaquée facilement par la dissolution alcoolique de potasse et donne do l'hydrogène bicarboné perchloré C*C1* ou chlorure de carbone ; l'éther chlorhydrique quadrichloré se laisse attaquer bien plus facilement par la dissolution alcoolique de potasse que les produits qui l'ont précédé , mais la réaction est loin d'être aussi simple que celle qui s*cxerce sur son isomère.
S 4434. On peut reganicr l'éther chlorhydrique comme dérivé d'un hydrogène carboné , l'acétène C*H®, que Ton n'a pas réussi jusqu'ici à préparer, et qui serait, dans sa constitution, différent de l'hydrogène carboné C*H®, que nous avons supposé (§4382) servir de départ à la série de la liqueur des Hollandais ; on aurait alors la série suivante :
Hydrogène carboné inconnu, acé-
tène C*H" densité » bout à »
Éther chlorhydrique , ou acétène
monochloré CM1»C1 » 0,840 » 42",5
Ëther chlorhydrique monochloré,
ou acétène bichloré CWCl» » 4 ,4 74 » 64 ,0