‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 49 sur 143 · ACTION DU CHLORE SUR L'ÉTHER · texte numérisé non relu

ACTION DU CHLORE SUR L'ÉTHER

qui a poup formule C*CI*0" ; c'est Valdéhyde chloré. La décomposition est représentée par l'équation suivante :

2C^a»0=C*Cl«+C*Cl*0«.

Lorsqu'on traite l'éther perchloré par une dissolution alcoolique de monosulfure de potassium , il se forme du chlorure de potassium et un nouveau composé qui a pour formule G*CPO ; ce corps appartient évidemment à la série de l'hydrogène bicarboné C*H*; 3 éq. de chlore ayant remplacé 3 éq. d'hydrogène, et 4 éq. d'oxygène occupant la place du dernier équivalent d'hydrogène. Traité par le chlore, au soleil, le corps C^Cl'O reproduit l'éther perchloré C*C1"0. Les deux substances C^Cl^O et C^CPO présentent donc entre elles des relations tout à fait semblables à celles qui existent entre les deux chlorures de carbone C^Cl® et C''C1*, dont le premier appartient à la série de l'éther chlorhydrique, et le second à la série de l'hydrogène bicarboné.

Il est essentiel , pour obtenir de l'éther perchloré pur, de n'exposer à l'action du chlore en excès, sous l'influence des rayons solaires, que de l'éther déjà complètement chloré à l'ombre et débarrassé d'éther et d'éther chlorhydrique; car, sans cela, il se formerait, inévitablement, de grandes quantités de chlorure de carbone C^Cl® qui resterait mêlé à l'éther chloré.

Il est nécessaire également d'opérer sur de l'éther anhydre , et avec du chlore parfaitement desséché, car, s'il existe de l'eau en présence , celle-ci est décomposée par le chlore , et son oxygène naissant exerce une action oxydante sur l'éther (§ i 408) ; il se forme de l'aldéhyde, C*H'*0*, et, par suite, les produits de l'action du chlore sur l'aldéhyde se mêleraient à ceux de l'action du chlore sur l'éiher C*H«0.

Action du chlore sur l'éther sulfhydri^ue , C*H**S.

§ 1438. L'éther sulfhydrique est vivement attaqué par le chlore, avec dégagement d'acide chlorhydrique ; il prend même feu quand pn le projette dans un flacon rempli de chlore gazeux. On commence par attaquer l'éther sulfhydrique par le chlore, dans un endroit peu éclairé, et en faisant arriver le chlore lentement , afin d'éviter une trop grande élévation de température ; quand l'action s'arrête, on expose l'appareil au soleil, et l'on fait passer du chlore jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide chlorhydrique. On expose ce liquide dans le vide, à côté d'une capsule remplie d'une dissolution concentrée de potasse caustique qui absorbe le chlore et

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l*acide chlorhydrique qu'il contient, et l'on obtient un liquide jaune, d'une odeur extrêmement désagréable et très-persistante, ayant pour densité 4,673 et se décomposant vers 460®. La formule de ce corps est C*HCl*S, c'est Véther suif hydrique quadrichloré ; il est probable qu'il existe des produits intermédiaires, mais ils n'ont pas été préparés jusqu'à présent.

Action du chlore sur Valcool, C*H®0'.

§ 1439. Le chlore agit très-vivement sur l'alcool et donne des proiduits très-variés, suivant que l'alcool est plus ou moins aqueux. Nous supposerons d'abord le cas le plus simple, celui où l'alcool est anhydre, et nous admettrons que le chlore arrive parfaitement desséché. L'alcool absorbe une très-grande quantité de chlore, sans quil se dégage d'acide chlorhydrique si l'on maintient sa température suffisamment basse. Si, au bout d'un certain temps, on verse de l'eau dans le produit, on en sépare un liquide oléagineux , qui tombe au fond du vase et qui est un mélange de plusieurs substances chlorées ; on donne à ce produit le nom d'huile chloralcoolique, mais on ne connaît pas les substances qui le composent. Si l'on continue indéfiniment l'action du chlore sur l'alcool, il s'en sépare bientôt un liquide huileux , qui augmente successivement , et finit par composer toute la masse. Ce liquide est également très-complexe; on le chauffe doucement, pour dégager les produits trèsvolatils , tels que l'éther chlorhydrique et ses premiers produits chlorés, qui, s'ils restaient dans le mélange, se transformeraient plus tard en chlorure de carbone C''C1®. On continue de faire agir le chlore , en élevant la température , et l'on achève l'action sous l'influence des rayons solaires. Le liquide obtenu doit être mélangé avec 3 ou 4 fois son volume d'acide sulfurique ; on agite vivement le flacon à plusieurs reprises, et l'on distille sur l'acide sulfurique. Le produit de cette rectification est distillé de nouveau dans une cornue tubuléc, munie d'un thermomètre, et l'on rejette les premiers produits qui sont chargés de beaucoup d'acide chlorhydrique. On recueille à part le produit qui distille à 94®, et qui forme un liquide incolore, d'une odeur suffocante, qui fait pleurer ; sa densité est 4 ,502. La composition de ce corps correspond à la formule C''HC1'0* : on lui donne le nom de chloral, mais ce n'est autre chose que Valdéhyde trichloré. Son équivalent correspond à 4 vol. de vapeur.

On s'explique, de la manière suivante, la formation du chloral , par l'action du chlore sur l'alcool : la formule de l'alcool anhydre

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