C"H« + 2S0'=C'«H».SO' + SO'.HO
En saturant la liqueur acide par du carbonate de baryte, on es précipite l'acide sulfurique libre, et l'on obtient une dissolution de Bulfohcnzinate de baryte. En versant dans celle-ci du sulfat^de cuivre, on transforme le sel en sulfohçnzinate de cuivre, quicristlllise facilement ; ce dernier a pour formule CuO.(C"H*.S*0'),
Décomposé par l'hydrogène sulfuré, il produit l'acide suIftibMzinique isolé, liqueur très-ncide que l'on peut faire cristalliser |«r l'évaporation.
AWÏGDALINE.
Benzone, CH^O.
S 1596. Lorsqu'dn soumel ô l'action de la chaleur, le benzoaio de chaux seul, sans addition d'un excès de chaux hydratée , il se forme, en môme temps que la benzine , deui autres pmduits: la bensone, et deus substances criatallinea qui ne renferment que du carbooe et de l'hydrugène. Ces dernières substances bouillant, à des températures beaucoup plus élevées que ia benzinci il suûjt, pour les en séparer, de chaulTer le mélange jusqu'à tiO". A cette température la benzine s'est complètement velatilisée; on refroidit
I ifi résidu jusqu'à — 30", la presque totalité de la substance solide
^fp dépose.
La benzone cristallise en prismes transparents qui peuvent ac- (jnérir un assez grand volume, sa formule est C'H'O; la féatition qui lui donne naissance est exprimée par
CaO. C "H»0>=CaO.CO* -f- CH-O «mrg«>llue, C'°H"Az'0",
§ 1597. Les amandesamères ne contiennent pas l'essence d'aman-
rdeg amères toute formée, mais une substance, fort remarquable, l'anygdaline, qui se transforme en celte essence par l'action d'une seconde substance, nommée émulsine, laquelle préexiste également dans les amandes. Pour préparer l'araygdaline on expriipej sous une presse énergique , les amandes amères ; il en décaule..une huile grasse , incolore , non volatile, appelée huile d'amandes rfouces parce qu'elle eiiste également dans cette dernière sorte d'amandes. On finlëve le reste de cette huile en traitant plusieurs Ibis, par l'éther. Je tourteau écrasé. On fait bouillir, ensuite, la pulpe deux fois aveu de l'alcool qui dissout l'amygdaline , puis on sépare , par distillation, la plus grande partie de l'alcool; le résiJu abandonne, en refroiJissant, l'amygdaline en lamelles cristallines. L'amygdaline se dissout facilement dans l'eau , et s'en dépose ensuite en beaux cristaux ; sa compositirm est alors représentée par la formule C*"H"Az'0"-(-6H0; les 6 éq. d'eau se dégagent à MO". Elle se disBout en assez grande quantité dans l'alcool bouillant , mais elle est à p'eu près insoluble dans l'alcool froid. L'amygdaline exerce le fiouvoir rotaloire vers la gauclie.
Chauifée avec un mélange de peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique, l'amygdaline se décompose en ammoniaque, acide carloniquef acide formique, et essence d'amandes amères j t'Ile donne ainsi plus de la moitié de son poids d'essence.
3fi8 SÉRIE SA.L1CVL1QUE.
§i598.Siron vL'r.>^edanBunedis3oliitionde 1 partie d'amygdalioe par 10 parties d'eau, une émulsion d'amatidea douces , il se forme immédiatement de l'acide cyanhydiiqne et de l'essence d'amandes amères, qui se manifestent par leur odeur. On a donné le nom de aynopfaïfl h la Eub-tance active qui produit cette ira nsfonna lion ; elle existe également dani les amandes amères et dans les amandes douces. Pour séparer la synaptase, on traite par l'eau les amandes douces, don! on a préalablement retiré l'huile fixe par espresiion; on verse dans cette dissolution, d'abord de l'acétate de plomb pour précipiter une matière gommeuse, puisde l'acide acétique pour coaguler l'albumine ; enQn, on introduit une grande quantité d'alcool, après avoir précipité l'excès de plomb par l'acide sulfhydrique; la synaptase se dépose alors en flocons qui se changent, parlade^ slccatloo , en une matière cassante, d'apparence gommeuse. L'aclion de la synaptase sur l'amygdalino peut être assimilée à celle que la levure exerce sur les sucres ; son analogie avec les phénomènes de fermentation est complète ; mais les produits de la réaction sont complexes, on y trouve du sucre en proportion conaidéraWe. ( partie de synaptase suffit pour décomposer 10 parties d'amygd»line. La synaptase est soluble dans l'eau, mais elle se coagule à SS* et perd alors toute son action sur l'amygdaline. Pour que la truisformalion ait lieu d'une manière complète, il faut que l'amygdalÎM soit dissoute dans une grande quantité d'eau.
On conçoit, d'après cela, que, pour préparer l'essence d'amandes amères, il no faut pas distiller immédiatement la pulpe avec de l'eau , maid la laisser digérer à froid , ou mieux , à une tempéraUn de 30°, pendant un temps suHisant pour que l'amygdaline soit conplétement décomposée par la synaptase. On sépare ensuite l'esseM» et l'acide cyanhydrique par distillation.
EBHcnf c de nplnpo uliiinrln, cl sérlp iialIrylIqiiF.
§ 1 S99. En distillant, avec de l'eau, les fleurs de la roine-des^irés (npirxa ulmaria), on obtient une essence C'H^O' accompagna d'un hydrogène carboné , isomère de l'essence de térébentliine, et d'une substance cristalline analogue au camphre. L'essence jauil de propriétés acides, ce qui lui a fait donner le nom d'acide ipfw* (eux , et d'acide salici/leux d'après ses corrélations avec une t>ibstance neutre, la soitctwe, qui existe dans l'écorce du saule. La ■• licine, traitéo par un mélange d'acide sulfurique et de btcbrAoutt de potasse, donne, en effet, une grande quantité d'essence de spt-
donc par étudier cette substance , qu'il le la série des produits salicyljques.
W SaUcine, t"H"0".
* S (600. Pour préparer la salicine, on épuise i'écorce de saule par de Veau bouillante, on concentre la dissolution, et l'on y ajoute de la lithar^e, jusqu'à ce que la liqueur s Al décolorée. On précipite alors, partiellement, l'oxyde du plumb par l'acide sulfurique, et l'un achève la précipitation par du sulfure de baryum versé goutte à goutte pour n'en pas mi-'ltre en excès. La liqueur, filtrée, est évaporée, et laisse déposer la salicine impure. On la puriRe, en la redissolvant dans l'eau, la décolorant par le noir animal , et la faisant cristalliser de nouveau.
La salicine cristallise en aiguilles blanches, inodores , d'une saveur amère, et sans réaction sur les couleurs végétales. Elle ne perd rien de son poids à 1 0ù", fond à ( 20°, et se décunipose à une température plus élevée. 100 parties d'eau, à la température ordinaire, dissolvent 5,6 de salicine; l'eau bouillante en dissout des quantités beaucoup plus grandes. L'alcool la dissout également, mais elle est infolublf dans l'étber. La salicine dévie le plan de polarisation vers ia gauche.
L'acide sulfurique concentré dissout, h froid , la salicine, et se tolore en rouge de sang ; cette réaction permet de reconnaître la présence de la salicine dans les é::orces de saule et de peugilier. Les acides sulfurique et cblorhydrique, étendus, décomposent la salicine, à la température de l'ébullition, en glucose C"H"0'*, et en une substance résineuse, la sa/m(tiieC"H*0''; on a en effet
C"H"0»=:C'»B"0"-fC"H'OV
§ 1601. L'acide azotique donne, avec la salicine, des produits très-divers, suivant qu'il est plus ou moins étendu. Si l'on traite A partie de salicine par 10 parties d'aride azotique â 20" Baume, qu'on abandonne le mélange à lui-même, pendant 1 ou 2 jours, en l'agitant fréquemment pour hâter la dissolution de la salicine, on obtient une liqueur jaune, qui abandonne une substance blanche, cristallisée en petites aiguilles, et appelée bélicine. Celle substance trés-soluble dans l'eau chaude, l'est très-peu dans l'eau froide; sa formule est C"H"0"-|-3H0; elle perd facilement ces 3 éq. d'eau à 100°, sans s'altérer, et elle fond vers 175". Une dis-olutioQ de pn-
370 SÉRIE SALICTLIQUE.
tasse, de baiyte, ou d'ammoniaque, la décompose en glucose et en essence de spirsea C'*H*0* :