C«^H««0"+2H0=C'«H«H)'*+C"HH
L'hélicine est facilement attaquée par le chlore , en présence de leau ; il se forme de Vhélicine fnonochlorée C'^H^CIO*, qu*une dissolution de potasse décompose en glucose C'*H*K)**, et en essence de spirarti monocMorée C'^H'CIO*. L'hélicine monobrômée se produit de la même manière, et subit, par Faction de la potasse, une transformation analogue.
lui levure de bière et la synaptase exercent sur rhélicine une véritable action de ferment, et la décomposent en glucose et en pssenoe de spirasi; elles produi^ent un effet analogue sur Thélicine momH'hlort'e, qu'elles décom(x>sent-en glucose, et en essence de spinva moniKhlorée.
Lor$i|ue Tacide azotique est plus concentré, et qu'on le fait agir à chaud» la salicine se transforme en acide oxalique, et en un acide que nous étudierons sous le nom d'acide picriquê.
Le chlore n'attaque bien la salicine qu'en présence de Teau; il se forme des salicines chloré«»s, qui se combinent avec une certaine quantité dVau; on a ainsi, successivement :
De la salicine monoi^hlorée C*H*'C10"4-4HO,
De la salicine bichlorée C»H'*a«0"+ 2H0,
De la salicine trichlorée C:«H«»C1»0" -f ^HO.
L^acîde chnVmique, ou un mélange diacide sulfurique et de bicbrôiMt» de potasse, transforment la salicine en acide salicyleox «iMiandafonuque^
'^ *ML Laterure de bière* et les substances albuminoïdes, nV flftiMrla saliciiie: tan^tis que la synaptase exerce sur elle 'ÉifelfMttqQable^ qui doit être classée parmi les phénoitalMMi : elle la décompose en glucose, et en une ^ k MliVêniJM C*'H*H.)* : on a, en effet,
CMI*W*+îH0=sC**H»*0"4-C"HH)*.
Olaur cette transfonnation. on délave 50 parties de sali-
giaMvùée.datts *M) parties deau distillée, et Ton ajoute
«KviMA» de aynaptaae; on introduit le tout dans un fia-
tigite biM» et on le cbauia^ au bain-marie jusqu'à 40*. Au
1% à^VVMM> U UtwforaiLtion est complète, et la sal^-
i iMi M«i«c P** «aei d'^u pour se dissoudre^ se dépose.
ACIDE SALICYLEUX. 371
en grande partie, bous forme de petiu t^islaux rhomboëdriques Pour en traire le reste, on agile la liqueur avei; soq volume d'éther; ce liquide enlève la suligénine à l'eau, et l'abandonne par évaporation. La (glucose resl« dans la dissolution aqueuae ; on peut la reconnaître facilement par ses propriélÉs optiques, ou en la Taisant fermenter avec de la levure.
La saligénine se dissout, en toute proportion, dans l'eau bouillante ; mais elle exige 4 S partips d'eau pour se dissoudre à la température ordinaire ; elle est très-soluble dans l'alcool et dans l'éther. Elle n'exerce pas de pouvoir rotatoire. Elle fond à Si" ; par l'action prolongée de la chaleur, elle se transforme en' salirétine; elle éprouve, (rès-promptement, la même transformation par l'action des acides minéraux affaiblis. On a obtenu une satigénine mono, bi et irichlorée en faisant agir la aynaptase sur la salicine mono, bi et trichlorée. Ce fait est remarquable en ce qu'il montre que la subHitution du chlore à l'hydrogène, dans la salicine, ne s'oppose pas à la fermentation
Acide salicyleux, C'*H''0\HO.
g 1603. Nous avons dit(3i399) que l'acide salicyleux n'était BUlre chose que l'essence retirée des fleura de reine-des-préa par distillation avec l'eau. Cette substance n'y existe pas toute formée, car on peut épuiser les, fleurs par l'alcool sans en retirer une trace; elle se forme pendant la distillation des lleur:^ avec l'eau, probablement par un phénomène de fermentation analogue à celui qui pro< duit l'essence d'amandes amères, lorsqu'on laisse digérer avec de l'eau tiède la pulpe de ces amandes. La distillation des fleurs de reine-d es-prés, avec l'eau , donne, outre l'acide salicyleux , une huile essentielle, isomère avec l'essence de térébenthine, et une substance volatile qui cristallise. Mais, en agitant le produit distillé, avec de la potasse caustique, l'acide salicyleux se combine seul à l'alcali, et, si l'on soumet le tout à une nouvelle distillation , l'essence volatile et la substance crislallioe se volatilisent avec l'eau, et le salicylite de potasse reste, comme résidu , dans la cornue. On décompose ce sel par l'acide sulfureux, et on recommence la distillation ; l'acide salicyleux, devenu libre, se condense dans le récipient.
Il est plus facile de préparer l'acide salicyleux au moyen de l.i salicine. A cet effet on mêle, intimement, 3 parties de salicine.
k3 parties de bichrâmat« de potasse, et Si parties d eau ; on place ce mélange dans uoe cornue, et l'on agite fréquemment pour obte-
372 SERIE SALlGYLiQU^.
nir une dissolution complète; on y verse ensuite 4| parties d'acide sulfurique concentré, dissous dans f 2 parties d'eau, et Ton agite de nouveau. La réaction s'établit successivement; quand elle parait terminée, on élève graduellement la température, et Ton recueille les produits distillés dans ud récipient bien refroidi. Ceux-ci se composent d'une dissolution aqueuse, légèrement acide, renfermant un peu d'acide formique, et d'une huile rougeàtre qui se rassemble au fond du liquide aqueux. L'huile, décantée, est mise à digérer, pendant 24 heures, sur du chlorure de calcium, puis elle est rectifiée de nouveau ; l'acide salicyleux, ainsi obtenu, est parfaitement pur.
L'acide salicyleux, ou essence de spirœa ulmaria, est un liquide incolore, qui prend une teinte rouge au contact de l'air; son odeur est analogue à celle de l'essence d'amandes amères; il forme, sur la peau, des taches jaunes, mais qui disparaissent aussi focilement que celles de l'iode; il bout à 496®; sa densité à 43** est 4,473 ; la densité de sa vapeur est 4,27, et son équivalent G"H*0*.HO est représenté par 4 vol. de vapeur. Il n'exerce pas de pouvoir rotatoire. Il est, à peu près, insoluble dans l'eau, mais il se dissout en toute proportion dans Talcool, et dans l'éther. Il ne rougit pas la teinture de tournesol, mais il décompose les carbonates alcalins, même à froid. H est important de remarquer que Tacide salicyleux a la même formule et la même densité de vapeur que l'acide benzoîque; c'est un exemple remarquable d'isomérie.
L'acide salicyleux forme avec la potasse deux combinaisons, le salicylite de potasse K0.C**H"0*4- 2 HO, qui forme une masse jaune cristalline lorsqu'on ajoute de l'acide salicyleux à une dissolution concentrée de potasse. On dissout cette masse dans l'alcool absolu, et celui-ci abandonne le sel, sous forme de lames cristallines, d'un jaune doré. Â l'aide de ce sel, on peut préparer, par double décomposition, les salicyliles de baryte, de chaux, de zinc, de plomb, de mercure, d'argent.... La dissolution aqueuse de salicylite de potasse se décompose facilement; elle donne du formiate de potasse et un sel de potasse formé par une substance noire C*®H'0*®, à laquelle on a donné le nom ô' acide mélanique.
En dissolvant le salicylite de potasse dans l'alcool chaud, et en y ajoutant une nouvelle quantité d'acide salicyleux, il se dépose, par refroidissement, des aiguilles incolores d'un sel, qui a pour formule (KO + HO). 2C''H»0* ; on peut l'appeler bisalicylite de potasse; il est plus stable que le salicylite neutre.
L'acide salicyleux absorbe le gaz ammoniac, et se change en un corps crislallin jaune, \e8alicylite d'ammoniaque (AzH*. HO) .C'WO*;
SERIK SALlCYLItJUE. "HTA
le mètuit composé se Tonne quand on dissout l'auide salicyleux dans une solution aqueuse d'ammoniaque. Mais, si l'on dissout d'abord l'acide salicyleuï dans 3 fois son volume d'alcool, et qu'on y verse, goutleà goutle, de l'ammoniaque, il se forme des aiguilles jaunes, qui se reuissolvent facilement quand on élève la température. Par le refroidissement, le nouveau produit se dépose en cristaux prismatiques d'un jaune d'or. Sa formule est C"H"Az'0''=C"H"(AiH')*0». La réaction qui lui donne naissance est exprimée par l'équation suivante :
3(C"H"0*.HOj+aAzH'=C"H"[AzH')'0*+6HO;
on lui a donné le nom de lalhydramide. Cette substance est insolubie dans l'eau, même à la température de l'ébullition.
L'acide aalicyleux absorbe le chlore, même à froid, et la réaction s'établit avec élévation de température; de l'acide clilorbyilrl' que se dégage, et l'essence flnit par se solidifier. Ou dissout cette masse dans l'alcool, qui abandonne ensuite les lames cristallines, - incoloreset nacrées, d'aeiiiesaiic^/euaimonocWor^ C"H'CIO'+HO. Cet acide forme des sels bien caractérisés, dont la formule générale est RO.C'II'CIO'; traité par le k^^ ammoniac, il donne la salhydramide trichlorée C"H"a*[AzH')'0'.
Le brome donne un acide salicyleux monobrômé C'H'BrO'.tlU.
Si l'on cliautTe l'acide salicyleux avec de l'acide azotique d'une , force moyenne, il se dégage de l'acide hypoazotique, et l'essence se transforme en une masse cristalline, que l'on purifie en la di^-solvant dans l'eau bouillante après l'avoir lavée avec un peu d'eau froide. Cette diâsolution, abandonnée à l'évaporalion sponlanée, dépose des cristaux prismatiques jaunes qui Ronl i'acide nilTosaticyleux C"H'(AzU')0'.HO. Cet acide se combine avec les bases, et forme des sels qui détonent faciloinent par la chaleur.
Acide saUcylique, C"H"0».HO.
§ 160i, Lorsqu'on cbauffe l'acide salicyleux avec un escès d'hydrate de potasse, il se dégage de l'hydrogène. Si l'on arrête l'opération au moment où le dégagement de gai cesse, qu'on dissolve la masse dans l'eau, et qu'on ajoule un excès d'acirte chlorhydrique, il se précipite des cristaux, que l'on purifie en les redissolvant dans l'eau bouillante, et les faisant cristalliser de nouveau. Ces cristaux sont formés par un nouvel acide, l'acide salict/lique CH'O'.HO, qui s'est formé par la réaction suivante :