G*H«CI*.HC1 + 2C
G*H'C1 +iC\ GWGl.HGl -f4Cl:
C^HGIMICI, C*HCI'.HC14- HCl, :C*HCl^HCl+ HGl, :C*HCl^HGl^-2HGl, :C^HG1^HG1-I-2HC1.
Le composé C*HGP.HCI se décompose aussi au contact de la dissolution alcoolique de potasse, mais on n'a pas réussi jusqu'à présent à obtenir la substance G^HGl^ à l'état de pureté ; cette substance
paraît s'altérer elle-même par la dissolution alcoolique de potasse. On n*en admet pas moins que cette substance préexiste dans le composé C'*H*CP, par cette seule raison que cela établit une uniformité parfaite dans tous ces composés dérivés, uniformité qui n'est d'ailleurs combattue, jusqu'ici, par aucune autre réaction.
Enfin, la substance C^HCl'.HCl, soumise à l'action du chlore, sous Finfluence de la lumière solaire, perd complètement son hydrogène , qui se dégage à l'état d'acide chlorhydrique ; il se forme un composé cristallin, qui est un simple chlorure de carbone dont la formule la plus simple est C'CP. Diverses réactions chimiques montrent que l'un des trois équivalents do chlore n'est pas aussi fortement engagé dans la combinaison que les deux autres. On enlève, par exemple, cet équivalent par une dissolution alcoolique de monosulfure de potassium; il se sépare alors un nouveau chlorure de carbone, dont la formule la plus simple est CCI. Donnons, pour le moment, à ce dernier chlorure de carbone, la formule C*Cl*; le premier pourra s'écrire, alors, C'CP.Cl. Mais nous allons montrer qu'il est plus convenable d'écrire ces formules C*Cl\ C^Cl*.Cl* En effet, avec ces dernières formules, les réactions qui donnent naissance au chlorure de carbone C*Cl*.Cl*, par l'action du chlore sur tous les composés successifs dont nous avons fixé précédemment les formules , sont les plus simples possible :
C^HCl».HGl+ 4C1=:C^C1^C1* + 2HC1
cnra* + 6ci=c^ci^ci*+2Hci
C*H»Cl*.HCl+ 6Cl = G^Cl^Gl«+■3HCl CWGl 4- 8Gl=G*Gl^Gl* + 3HGl G^H*G1 .HGl + 8Gl= C^Cl^Cl» -f 4HCI G*H* + I0GI=:G*GM.G1* + 4HGI
Remarquons, en outre, que le gaz oléfiant G^H* et tous les produits chlorés C*H^G1, C*\\œ, G^H«G1«, G*GI* qui en dérivent, présentent dans leur composition, cette propriété remarquable, qu'on peut les regarder comme un seul et même groupement moléculaire G'H^, que modifie seulement le remplacement successif de ses équivalents d'hydrogène par un nombre égal d'équivalents de chlore. Ce fait est encore corroboré par le suivant : Si Von opérait à unetempérature assez élevée pour que tous ces corps existassent à l'état de gaz, les formules G*H\ G^H'Gl, G*H*Cl*, GniGl% G^Cl* représenteraient le même volume de ces divers gaz; chacune de ces formules correspond, en effet, à i volumes de vapeur du corps auquel elle se rapporte.
Les rapprochements et la similitude de constitution que nous a vous signalés entre tous ces corps, disparaîtraient si l'on adoptait, pour
chacun d'eux, des formules équivalentes plus simples que celles que nous avons admises. Ils subsisteraient encore, si Ton admettait des formules équivalentes multiples des nôtres; mais ce serait compliquer les formules sans aucun avantage.
§ 4273. Nous choisirons l'alcool pour second exemple, ce liquide présente la composition suivante :
Hydrogène 43,05
Carbone 52,47
Oxygène 34,78
Divisons chacun de ces nombres par l'équivalent du corps auquel il se rapporte, nous obtiendrons les quotients suivants :
Pour l'hydrogène fM» =4,0440
Pour le carbone f|^ = 0,6956
Pour l'oxygène iWînr — 0,3478.
Ces quotients présentent entre eux les rapports des nombres «3 : 2 : 4 . La formule la plus simple qu'on puisse donner à l'alcool est donc C*H^O ; mais toutes les formules multiples de celle-ci représentent également les résultats de l'analyse.
L'alcool est une substance qui ne jouit ni des propriétés acides, ni des propriétés basiques. On ne peut donc pas établir son équivalent, et sa formule chimique, par les méthodes que nous avons développées pour les acides etpour les bases. Il faut avoir recours aux réactions chimiques qui s'opèrent lorsqu'on soumet l'alcool aux divers agents de nos laboratoires, et chercher la formule qui explique toutes ces réactions de la manière la plus simple.
Si on mêle ensemble parties égales d'alcool et d'acide sulfurique, et qu'on abandonne le mélange pendant plusieurs heures à unetempérature de 50 ou 60°, on obtient un acide composé renfermant de l'acide sulfurique et une portion des éléments de l'alcool. Ce corps, qu'on appelle acide sulfovinique ^ forme, avec les bases, des sels définis qui cristallisent très-bien. Puisque c'est un acide, on peut déterminer son équivalent, et par suite, sa formule, par les considérations que nous avons exposées (§ 4265). On trouve ainsi que la formule de l'acide snlfovinique anhydre , c'est-à-dire de l'acide tel qu'il existe dans les sels qui ne contiennent pas d'eau de cristallisation, est C*H«0.2S0\ Si l'on donne à l'alcool la formule C«H»0, la réaction qui produit l'acide snlfovinique ne s'explique pas d'une manière simple; car il faut supposer que cette réaction sapasse
ÉTABLISS. DES FORM. DES SUBSTANCES ORGANIQUES. 5i
entre 2 éq. d'acide sulfurique, et 2 éq. d'alcool C*H*0, dontrun ne se comporte pas de la même manière que l'autre. Si , au contraire , on adopte pourralcooi, la formule équivalente C*H®0', la réaction est des plus simples : 4 éq. d'alcool abandonne 4 éq. d'hydrogène et 4 éq. d'oxygène à l'état d'eau ; le produit C^H'^O, qui reste après cette séparation, se combine avec 2 éq. d'acide sulfurique pour former l'acide suifovinique C*H*0.2S0*, lequel retient en combinaison l'équivalent d'eau séparé» pour constituer l'acide suifovinique hydraté C^H»0.2S0»+ HO.
Si l'on distille le mélange d'alcool et d'acide sulfurique dans une cornue, il passe, à la distillation, un liquide très- volatil, Véther, La formule la plus simple que l'on puisse donner à ce corps, est C^U'^O. Or, on voit que si l'on adopte pour l'alcool la formule C*H®0*, l'éther en dérive simplement par la soustraction de 4 éq. d'eau. La facilité avec laquelle l'alcool perd 4 éq. d'hydrogène et 4 éq. d'oxygène qui se séparent à l'état d'eau , a porté un grand nombre de chimistes à admettre l'existence, dans ce corps, de 4 éq. d'eau toute formée; par conséquent, à regarder l'alcool comme une combinaison de 4 éq. d'éther et de 4 éq. d'eau, et parsuite, à écrire sa formule C*H*0.H0. Mais convient-il d'adopter pour l'éther sa formule la plus simple C*H"0, ou une formule multiple équivalente? C'est encore aux réactions chimiques qu'il faut demander la solution de cette question. Or, l'éther se combine avec les acides minéraux ; les composés qui en résultent, et qu'on appelle èthers composés ^ ne doivent pas être considérés comme des sels, parce qu'ils n'en présentent aucune des propriétés caractéristiques ; mais ce sont des combinaisons définies, dont la composition doit s'exprimer d'une manière simple à l'aide de la formule adoptée pour Téther. Or, on connaît ;
un éther azotique C*H*O.AzO*,
» carbonique C^H'^O.CO*,
» oxalique C*H»O.CW,
» acétique C^H«O.G^HW;
la formule C*H"0, adoptée pour l'éther, donne à toutes ces combinaisons les formules les plus simples possible.
L'éther, soumis à une action oxydante, abandonne de l'eau et se transforme en une nouvelle substance, Valdéhyde, dont la formule la plus simple est C*H'0 ; mais on écrit cette formule C*H*0*, parce que la réaction qui donne naissance à cette substance s'exprime alors , de la manière la plus simple , par l'équation :
l'aidéhyde ésente ainsi la même constitution moléculaire ther; il y a un simple remplacement de 4 éq. d'hydrogène p d'oxygène.
L'action oxydante continuant à s'exercer, l'aldéhyde se en acide acétique. Ce nouveau composé étant un acide, sa s'établit ainsi que nous l'avons dit {$ 4 265) . Nous avons vu qu( acétique anhydre, tel qu'il existe dans les sels est C*H'0^ nouvelle réaction s'exprime encore de la manière la plus sic admettant pour l'éther la formule C^H'^O, et pour l'aldéhydi mule C*H^O*. En effet, l'acide acétique dérive de l'aldéhyde réaction semblable à celle qui a transformé l'éther en aldél