‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 89 sur 143 · ACIDE STÉARIQUE. «I · texte numérisé non relu

ACIDE STÉARIQUE. «I

S 1653. On purifie l'acide Btéarique du commerce en \p fjisanL jnstalliser plusieurs fois dans l'alcool bouillant. Mais pour obfcmr 9et acide romplétement pur, pour les recherches de lahoratoire il ^t le relirerdu bistéarate de potasse que l'on apunfié lui même, j^r plusieurs crislalligatious dans l'alcool bouillant. 3» L'acide stéarique donne, par un refroidissement lent de beaux jJtiFtaux brillants Pt nacrés; il fond ù 70* ; à une température de 400° il donne des vapeurs; mais il y a all^ation; on peut le di»- Mtter dans le vide. H est complètement insoluble dans 1 eau trèsalablednns l"alcool bouiliant et dans l'étber. L'acide stéarique çfÏBtallisé, a pour formule C'*H'*0', qu'il convient décrre ê«H"0\HO.

> Cet acide forme, avec la potasse, deux sels: ]e fléarale neutre de ,Çf(wse KO.C"H"0', et Icbistéarate [KO+HOj.aC'H'-O*. On ob- BBnt le premier en traitant l'acide stéarique par un poids égal d'hyibate de potasse, dissous dans 20 parties d'eau, le sel reste sous forma de grumeaux, que l'on exprime dans du papier Joseph. On le redis- #OuE ensuite, dans 15 à 30 parties d'alcocl bouillant, et l'on ahandonae la liqueur au refroidissement; le stéaratfi neutre se dépose aiOTB en lamelles cristallines blanches. Ce sel se dissout, sans altélotion, dans 10 fois son poids d'eau j à froid, il ne produit qu'une ;)>queur m uci la gin eu se, qui ne devient parfaitement iluide et lîral^de que si l'on chauSa 'a l'ébuliition. Lorsqu'on verse cette dissofalU)u dans une quantité d'eau plus considérable, on obtient une liqueur trouble, opaline, dans laquelle nagent une foule de petites fillettes cristallines, d'une ténuité extrême, et qui Gnissent par se déposer au fond du vase si celui-ci est abandonné au repos. Ces '^Btil4 cristaux constituent te bistéaralo de potasse dont la formule m*t (KO-f H0).3f,"H"0». L'alcool ne fait pas subir cette décomi^osilion au stéarate bipotassiquc.

- La soude donne deux stéarates analogues à ceux de potasse. Les ^éarates de baryte, de sirontiane, de chaux, se préparent, par ■Rouble décomposition, au moyen du stéarate neuirede potasse. Leur 'formule est RO.CH^O*; ils sont complètement insolubles dans l'eau. On obtient de la même maniàrc le stéarate de pinmb, mais en prépare, dans les pharmacies, des stéarates de plomb, les emf^lret, en saponiiiant directement les graisses par la lithai^e en présence de l'eau. Les eaux de puits ne conviennent pas, en général, au savonnage, on dit qu'elles ne prennent pas le savon. Cela tient à ce que ces eaux contiennent des sels calcaires, qui décomposent tes savons alcalins à mesure qu'ils se dissolvent, et forment des savons insolubles; le savon alcalin no peut donc rester en dis-

folatîoo que lorsque les sels calcaires sont oomplétemeiit décomposés. On rend ces eaux propres au savonnage» en y ajoutant une petite quantité de carbonate de soude, qui décompose- les sels de chaux.

L*adde sté^rique forme des éthers vino$iéanqMe et mélkyhtéariqve; il suffit de dissoudre l'acide stéarique dans Falcool, ou dans FeRprit de bois, absolus, et dV faire passer un courant de gaz acide chlorfaydrique. On précipite les éthers par Teau, et on les fait cristalliser dans l'alcool ; ce sont des substances blanches» d*un éclat gras, et fondant vers 30 ou 35*.

Acide margarique, (?*fl»0*.HO.

% 1660. En décomposant, par les acides, un savon préparé avec la graisse humaine, on obtient un mélange d'acides gras, fusible vers S7*; on le regarde'comme composé seulement d'acide margarique et d'acide oléique. On suppose que Facide margariqne a été produit par la saponification d'une graisse simple, la margarine^ mais qui existe probablement en combinaison avec Fuléine. L'acide margarique se forme également dans la distillation de Facide stéarique et des graisses en général ; il se produit aussi quand on soumet celles-ci à Faction des réactifs oxvdants.

La meilleure manière de préparer Facide mai^arique consiste à saponifier, parla potasse, de la graisse humaine, ou de Fhui le d'olive; à verser, dans la dissolution, de Facétatede plomb, lequel donne un précipité de margarato et d'oléate de plomb. On traite ce précipité, à plusieurs repiises, par de Féther, qui dissout complètement Folèate de plomb, et une proportion beaucoup moindre de margarate. Lemargaraie de plomb qui reste est décomposé par Facide azotique étendu, et Facide margarique qui en provient est purifié par des cristallisations dans Falcool. L'acide margarique ressemble complétementàFacide stéarique, par ses propriétés physiques, mais il fond à une plus basse température, savoir à 60**. Il forme, avec la potasse,deux sels: le rnargara(eneutreKO.C*\i^^0^ei\ebiniargarate^KO+]\0).iC*W*0^; ces sels se forment dans les mêmes circonstances que les stéarates Cl rrespondants, et présentent des aspects semblables.

Acide o'éique, C*«H"0*.HO.

§ 1661. Pour séparer cet acide, on saponifie, parla potasse, des huiles très-riches en oléine, telles que l'huile d'amandes douce.'î,

ACIDE OLÉIQUE. 423

l'huile d*olive. On décompose le savon par l'acide tartrique. et l'on décante les acides gras qui se séparent. On fait digérer ceux-ci, au bain- marie, avec moitié de leur poids d'oxyde de plomb réduit en poudre fine, et il se forme un savon de plomb, composé de margarate et d'oiéate de plomb. On fait digérer ce savon, pendant 24 heures, avec deux fois son volume d'éther qui dissout l'oléate; on évapore la liqueur éthérée, et on décompose l'oléate de plomb par l'acide chlorhydrique. L'acide oléique que Ton obtient ainsi n'est cependant pas encore pur, il faut le redissoudre dans l'ammoniaque, précipiter par le chlorure de baryum, et purifier l'oléate de baryie, par plusieurs cristallisations dans l'alcool bouillant. Enfin, on décompose l'oléate de baryte par l'acide tartrique, en opérant dans un flacon entièrement rempli, et bien bouché pour éviter que Pacide oléique n'absorbe l'oxygène de l'air.

L'acide oléique est un liquide incolore, qui se solidifie an-dessous de 12°. Il est insoluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, réther et les essences; il ne rougit pas le tournesol, même quand il est dissous dans l'alcool. Il absorbe facilement l'oxygène de Tair. On donne généralement à cet acide la formule C'*H**0*.HO. L'acide oléique se décompose par la chaleur; cependant, on peut le distiller dans le vide. Les produits de sa décomposition sont très-complexes ; on y remarque un acide gras, raci(2e$e6act9ue, qui caractérise l'acide oléique dans cette circonstance. Traité par l'acide azoteux, Tacide oléique se transforme, très-promptement, en une modification isomérique, Vacide élaidique^ qui se prend en une masse cristalline. L'acide élaïdique a une réaction acide très-prononcée; il se dissout dans l'alcool bouillant, et s'en sépare en partie, pendant le refroidissement, en larges lames cristallines qui ne fondent qu'à 44°. Il suffit de yJç d'acide azoteux pour déterminer cette transformation de l'acide oléique, mais elle se fait d'autant plus rapidement que la proportion d'acide azoteux est plus considérable. L'acide élaïdique s'oxyde rapidement à l'air, surtout si on le chauffe jusqu'à 60 ou 70°. .

On forme facilement les oléates alcalins en dissolvant l'acide oléique dans des lessives alcalines, ou en traitant les carbonates alcalins par une dissolution alcoolique d'acide oléique; les autres oléates métalliques se préparent par double décomposition. L'oléate de baryte a pour formule BaO.C*®H"0*. Une grande quantité d'eau décompose les oléates alcalins, et il se dépose des oléates renfermant une proportion moindre de base ; cette décomposition se fait cependant moins facilement que pour les stéarates et les margarates.

Action Hé Taetde salfarl^ae sur les ^ralmtem naturelles.

§ 1662. Lorsqu'on fait agir l'acide sulfurique sur la stéarine, celle-ci se décompose de la môme manière qu'au contact des alcalis hydratés ; l'acide stéarique devient libre, et la glycérine se combine avec l'acide sulfurique pour former de l'acide sulfoglycérique. On ignore encore quelle est la réaction que l'acide sulfurique exerce sur la margarine et sur l'oléine isolées ; on n'a étudié, jusqu'ici, que celle qu'il produit sur les graisses naturelles, qui sont des mélanges ou des combinaisons de ces deux substances, et, particulièrement, sur l'huile d'olive.

Lorsqu'on traite l'huile d'olive par la moitié de son poids d'acide sulfurique concentré , en plaçant, dans un mélange réfrigérant , le flacon qui contient le mélange, pour que la température ne s'élève pas, il se forme un liquide homogène, de consistance visqueuse, composé d'acide sulfoglycérique et de deux nouveaux acides composés : les acides sulfomargarique et sulfoléique. En ajoutant un grand excès d'acide sulfurique froid, les acides sulfomargarique et sulfoléique se séparent de l'acide sulfoglycérique, qui reste dissous, et forment à la surface une couche huileuse. On les enlève, et on les lave avec un peu d'eau, pour les débarrasser de l'acide sulfurique mélangé. Ces acides se dissolvent facilement dans l'eau et dans l'alcool, et forment des sels bien définis. Leur dissolution aqueuse se décompose spontanément à froid, et plus rapidement. à la température de lebullition, en acide sulfurique, et en nouveaux acides gras, qui ne paraissent différer des acides margariqueet oléique dont ils dérivent , que par la fixation de i ou de plusieurs équivalents d'eau . L'acide margarique donne les trois acides : métamargarique , hydroînargarique et hydromargaritique ; l'acide oléique n'en fournit que deux : les acides métaoîéique et hydroléique. Les trois acides dérivés de l'acide margarique sont solides à la température ordinaire; l'acide métamargarique fond à 50°; l'acide hydromargarique à 60°, et l'acide hydromargaritique à 68®. Les acides métaoîéique et hydroléique sont des liquides huileux. Tous ces nouveaux acides gras, insolubles dans l'eau, sont facilement solubles dans l'alcool et dans l'éther.

Les acides métaoîéique et hydroléique, chauffés avec précaution dans une cornue, se décomposent en dégageant de l'acide carbonique pur, et il se condense dans le récipient, avec quelques matières empyreumatiques, un liquide huileux, composé de

ACTION DE L'ACIDE SLLFURlftUE SUR LES GRAISSES. 425

deux hydrogènes carbonés isomères, qui présentent la composition du gaz oléfianl. On les sépare par des distillations fractionnées. Le premier, Voléene, bout à 55** ; son odeur est désagréable et pénétrante ; la densité de sa vapeur a été trouvée de 2,87; sa formule est C*'H'* si l'on admet qu'elle doit représenter 4 vol. de vapeur. Le second composé, Vélaène, bout à WO^; sa formule paraît être C»«H'«.

Action de l'acide asotlque «ur le« acides stëarlque^

marg^arlque et oielque.

§ 1663. L'acide azotique réagit vivement sur les acides gras, et donne, avec eux, des produits très-complexes, parmi lesquels se trouvent de nouveaux acides qui présentent de l'intérêt. Dans les premiers moments de la réaction de l'acide azotique sur l'acide stéarique, celui-ci est changé en acide margarique, de sorte que nous n'avons à nous occuper que des produits donnés par les acides margarique et oléiquo. Les produits ultimes de la réaction sont très-complexes, on peut les diviser en deux classes : les acides volatils qui restent dans la cornue ; nous en donnerons ici rénumération complète en y joignant les formules, afin que l'on puisse saisir facilement les relations curieuses qui existent entre elles :

Hydrogènes carbonés dont Acides volatils. on peut les supposer

' dérivés par substitution .

Acide formique C«H«0* ou C^HO^HO C*H*

Acide acétique C*H*0* C*H*O^HO C*H«

• Acide acétonique. .... . C«H«0^ C«H«O^HO «1«

Acide butyrique C*H«0* C«H'O^HO C«H'«

Acide valérianique C»^n»<>0* C*«H«O^HO C'^H»'

Acide caproïque C*41««0* C'*H»'O^HO C»«H»*

Acide œnanthylique..... C'*H»^0* C^H'W.HO C'^H'«

Acide caprylique C»«H»W C»«IPW.HO C»«H'»

Acide pélargonique C'«ll'«0^ C'«H'^0M10 G'«H»«

Acide cuprique C^W«0* C^^ll'W.HO OH\^\

On voit que, si l'on ne sépare pas, dans les formules, l'équivalent d'eau basique, on peut regarder tous ces acides comme des corn-

binaiHOQS de t équivalents d'oxygène avec des hydrogènes carbonés isomères du gaz oléfiant. Si l'on isole, au contraire, l'eau basique, on peut les regarder comme résuliant de la subslilution de 3 éq. d'osygèoe à 3 équivaletita d'hydrogène dans des hydrogènes mrbonés dont la formule générale est C^H*"** (n étant un nmij! entier) ; mais un seul de ces hydrogènes carbonés est connu ji cju'ici avec certitude, c'est l'hydrogène prolocarboné CH*. Les acides, peu volatils, qui restent dans la cornue sont :

L'acide succinique CH'O' ou C'H'O'.ÎHO

B adipitiue CH^O' C'H'O'.îHO

B pimélique C'*H"0' (:"a"'0'.îHO

B subérique C"H"0" COH-'CmO

» sébacique C^H'-O" C"'H"'O'.2H0.

Si on laisse l'eau basique comprise dans la Tormule, on voit tous ces acides résultent de la combinaison de 8 éq. d'osygènei des hydrogènes carbonés dont la formule générale est CH*'^

% 166i. PDurobtenirc«sdiversproduils,ilcst nÉcessaired'0{ sur une quantité un peu considérable d'acide oléique. L'adde trique doit être placé, d'abord seul, dans une cornue tubulit le chauiTe à 50 ou 60°, et l'on y fait tomber l'acide oléique pu lites portions. A chaque addition, il se produit une réaction tm tueuse; lorsque lou 11' acide oléique a été versé dans lacomot <'ontinue il diaulTer jusqu'à ce que la réaction cesse. Le liquide cueilli dans le récipient consiste en eau renfermant les acid«t latils les plus solublos, tels que tes acides formique, acélil acctonique et butyrique, recouverte d'une couche huileuse contient l'acide valérianique et les acides suivants. On décaol couche huileuse, on la sature par de l'eau de baryte, et l'oif pare les divers sels debaryte par des cristallisations successivei sel qui cristallise le premier est le caproate de baryte; neni ensuite : l'œnanthylate , le caprylate, le pélargonale, le caps et, enlîn. le valérlanate de baryte.

Quant aux acides plus volatils, dissous dans l'eau, on leaul par du carbonate de soude, ei l'on évapore la dissolution; les] miers cristaux qui se déposent, à froid, sont de l' acétate de km si l'on verse alors, dans les eaux mères, de l'acide sulfurique, en sépare une couche huileuse, qui se compose des acides l rique et met acé tonique.

Lorsqu'on cherche à préparer, principalement, les acides volatils qui restent dans Is cornue, il est imporlanl de ne pas

ACIDE SUCGINIQUE. 427

prolonger l'action de Tacide azotique, car cette action en détruirait une partie. On attaque alors l'acide oléique par le double de son poids d'acide azotique, et l'on prolonge l'action jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs rutilantes ; une portion de l'acide oléique a disparu alors, et s'est changée en produits qui se sont dissous dans la liqueur aqueuse ; on décante l'huile qui surnage, on l'attaque, de nouveau, par l'acide azotique, et l'on continue ainsi jusqu'à ce qu'elle ait complètement disparu. Les acides peu volatils se trouvent dans les liqueurs aqueuses qui proviennent de ces traitements. Nous allons décrire les plus importants; on peut, d'ailleurs, les préparer par d'autres moyens.

Acide succinique, G'H*0'.2H0.

§ 1665. L'acide succinique ne se produit pas settlement dans la réaction de l'acide azotique sur les acides gras, il prend encore naissance dans plusieurs autres circonstances très-remarquables. On le prépare ordinairement en soumettant à la distillation le succin , matière d'origine organique, qui se rencontre quelquefois dans les couches de lignite, et qu'on trouve, en quantité notable, dans les sables d'alluvion de la mer Baltique. Le succin, distillé dans une cornue de verre, donne une eau acide, et des huiles empyreumatiques ; on filtre la liqueur acide, et les matières huileuses se fixent sur le papier. On sature cette liqueur de chlore, pour détruire quelques substances étrangères, puis on l'évaporé, et l'acide suc* cinique se jdépose en cristaux. /

L'asparagine, impure, et en dissolution aqueuse, abandonnée pendant quelque temps à elle-même, se transforme, par une espèce de fermentation, en succinate d'ammoniaque. Le malale de chaux, neutre et impur, tel qu'on l'extrait directement des baies du sorbier, abandonné pendant plusieurs mois, &ous une couche d'eau, dans un vase couvert d'un simple papier, subit une fermentation analogue, la liqueur se recouvre de mucilage, des cristaux de carbonate de chaux hydraté se déposent sur les parois du vase, et, à la surface du dépôt de malate de chaux, se développent des cristaux aciculaires d'acide succinique. On voit, par là, que cet acide se forme dans des circonstances très- variées.

L'acide succinique fond à 485®, et bout sans altération à 245" ; il peut être sublimé à des températures beaucoup plus basses. L'eau froide en dissout f de son poids, et l'eau bouillante environ 1 ; il se dissout également, en quantité notable, dans l'alcool, mais trèspeu dans l'éther. L'acide succinique, cristallisé dans l'eau, a pour

ACIDE ADIPIQUE.

focBiBleC'HH)', que l'on écrit ordinaireoienl C*Ii'0'.21IO,lea2 % d'eau pouvant êlrt remplacés par 2 éq. de base, A La lerapérali " de ItO", il perd 1 éq. d'eau, et, après plusieurs dislillatioDs, J dpvrau compléiemeni anbvdre; sa composition correspond i la fonnule C'HH3*.

L'acide azotique et le chlore n'att»quenl pas seosiblement l'acide succiniqge. L'acide sulfurique anhydre forme avec lui un auîde composé, ïaeidt sulfoswdniqiti.

Acide adipique, C"H'0*.2H0.

S 1666. Cet acide se forme dans la réaction de l'acide azotique sur l'acide oléigue ; il se dépose a lasuitu des acides subériqued piméitque qui sont moins solubles que lui. La meilleure manière <l« le préparer consiste à faire bouillir, dans une grande comucmunie de son récipient, du suif avec de l'acide azotique du commero;, renouvelé jusqu'à ce que ta matière grasse ait romptétemeiil disparu. On reverse dans la cornue les parties distillées, et l'on y fait agir de nouveau l'acide azotique, jusqu'à ce que l'on voie ipparaître des cristaux dans le récipient. On concentre alors la II' queur au bain-marie, et celle-ci se pr^nd en une masse crislalliM. On la lave, d'abord avec de l'acide azotique concentré, puislHC de l'acide plus étendu; enfin avec de l'eau pure. Reprise par \'m bouillante, elle se dissout, et abandonne, par le rf^idisscmeol, des cristdux trës-purs d'acide adipique.

Cet acide fond à (30°, et peUl être distillé sans altéralha; il donne des sels bien déGnis, dont laformule générale est 2110. CffO" Lorsqu'on sature, de gax acide chlorhydrique, une dissolution itcoolique d'acide adipique, on obtient une huile, d'une odimt il pomme de reinelle ; c'est Vétker adipique, 2C'H'0,C'*I1'0*.

Acide sulériqae. C"H"0*.2H0.

g 1667. L'acide subérique se forme par faction de l'acidad tique sui- les graisses ; c'est celui qui se dépose le premier qui fait crialalliser les liqueurs; mais on l'a obtenu, d'abord, i i^r le même acide sur le liège, et c'est encore le procMé I commode pour le pr^rer. On fait bouillir le Vif^e râpé, 8' l'acide azotique du commerce; on concentre la liqueur acide,l distillation, et on la laisse refroidir; l'acide subérique se déptl

ACIDE SÉBACIQUE. 429

oji le purifie en le dissolvant dans l'eau bouillante, et le faisant cristalliser de nouveau.

L'acide subérique forme de petits cristaux , grenus , assez durs , l'eau bouillante en dissout, efiviron, la moitié de son poids, mais elle en conserve à peine y^, après son refroidissement. Il est Irèssoluble dans l'alcool et dans l'éther, surtout à la température d'é-. bullition de ces liquides. Les subérates alcalins sont solubles dans Teau ; si l'on verse de l'azotate d'argent dans leurs dissolutions, il se forme un précipité de subérate d'argent, qui a pour formule 2AgO.C*«H«0«.

En saturant , de gaz acide chlorhydrique, une dissolution alcoolique d'acide subérique, on obtient Véther vinosuhérique., 2C*H»0.C**H"0% liquide incolore, huileux, qui bout vers 260^

Acide sébacique , C"H»«0«.2I10.

§ 4668. Nous avons dit (§ 1661 ) que l'acide sébacique se formait constamment dans la distillation des matières qui renferment de l'oléine ou de l'acide oléique, et qu'on le regardait comme caractéristique de ces dernières substances; on le sépare en traitant, à plusieurs reprises, par l'eau bouillante, les produits distillés- On verse, dans la dissolution, de l'acétate de plomb, et l'on décompose, par de l'acide sulfurique, le sel de plomb qui se précipite. L'acide sébacique se dépose, de la dissolution aqueuse bouillante, sous forme de lamelles cristallines, nacrées. Cet acide fond à 127®, et distille sans altération ; il est peu soluble dans l'eau froide , mais beaucoup plus dans l'eau bouillante. L'alcool et l'éther le dissolvent facilement. Il forme avec les alcalis des sels cristallisables ; la formule générale de seÊ sels est 2R0.C*°H*'*0*. 11 donne un éther composé, 2C*H^0.G'*^I1**0* dans les mêmes circonstances que les acides précédents.

De quelque» acides volatils que Ton extrait des graisses

naturelles.

Acide hircique.

$ 1669. L'acide hircique s'extrait de la graisse du bouc; on saponifie cette graisse par un alcali, et l'on décompose le savon qui en résuite, par l'acide tartrique ; on sépare la liqueur aqueuse, et on la soumet à la distillation ; l'acide hircique, qui est volatil, passe

i'M) ACIDES GAPROlQUE ET CâPRIQUE.

dans le récipient. On le sature par Teau de baryte, et, en évaporant, on obtient de Thircate de baryte, que Ton décompose en le di«tiilanl uveo de Tacide sulfurique étendu de son poids d*eau ; l'acide liircique forme une couche huileuse, à la surface de l'eau qui se condense dans le récipient. Cet acide a une o ieur de bouc trèsprononcée; il est peu soluble dans leau, et se dissout facilment dans l'alcool ou Téther. On ne connatt pas sa composition.

Acide phocéniquê,

J I67U. Les huiles des cachalots et des dauphins donnent, par la bapouiiicatiun , outre les acides gras ordinaires, un acide vulatil pai liculier. qu'on a appelé acide phocénique, mais qui parait identique uvec l'acide >'aiérianique.

Acides caproïque^ cuprique et capryliqtie.

% 167t. Ces trois acides se trouvent parmi les produits de Toxydatiou de l'acide oléique par Tacide azotique; mais on les obtiôit également, et mélangés avec de l'acide butyrique, quand on saponifie le beurre par les alcalis. On admet que, dans le beurre, les acides butyrique, caprique, capruïque et caprylique, sont combinés avec la ^l\cérine, et forment des ^ubstances particulières, la butyrine. la caprine, la caproïne et la capryline.

Pour préparer ces substances, on maintient, pendant longtemps, le beum? à une température voisine de son point de fusion; il se sépare une partie liquide que l'on décante, et dans laquelle la but\Tine. la caprine, la caproïne et la capryline sont principalement concentrées. On traite cette partie huileuse par un poids égal d'alcool anhydre, et l'on agite fréquemment. La dissolution alcoolique, évaporée, laisse une huile qui est formée par un mélange de butyrine, de caprine, de caproïne et de capryline.

Si l'on veut isolor, au contraire, les acides butyrique, caprique et caproïque, on saponifie le beurre par un alcali, et Ton décompose le savon par une dissolution aqueuse d*acide tartrique. Les acides cherchés restent dans la liqueur aqueuse ; on sépare celle-ci, et on la distille. Ces acides, étant volatils, passent à la distillation; ■^ les sature par de la baryte caustique, et Ton évapore ; on ob- «insi un mélange de butyrate, de caprate, de caprylate et de «te de baryte, que l'on sépare par des cristallisations. Le » de baryte se dépose le premier, viennent ensuite le capry-

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