ALLIAGES D*OR
§ 1 1 58. L'or n'est presque jamais employé à l'état de pureté ; il est trop mou , et, pour augmenter sa dureté, on l'allie avec une petite quantité de cuivre ou d'ai^ent.^Ces alliages sont plus fusibles que l'or pur.
La monnaie d'or de France est au titre de ^%. La loi accorde une tolérance de j^ au-dessus et de y^ au-dessous. Les médailles renferment 0,916 d'or; la tolérance est la même que pour les monnaies. 11 y a trois titres légaux pour la bijouterie : le titre f^ qui est le plus ordinaire , et les titres de ^^ et de ^^ qui sont peu employés. La tolérance est de j^ au-dessous du titre légal; il n'y a pas de limite supérieure.
La soudure de la bijouterie d'or se fait avec un alliage de 5 parties d'or et de 1 partie de cuivre ; c'est ce qu'on appelle or rouge , mais on emploie également un alliage formé de 4 parties d'or, 1 partie de cuivre et 1 partie d'argent.
On donne à la bijouterie et à l'orfèvrerie la couleur franche de l'or en dissolvant le cuivre qui se trouve dans la couche superficielle. A cet effet, on chauffe les objets au rouge sombre, et, lorsqu'ils sont refroidis, on les plonge dans une dissolution faible d'acide azotique qui dissout le cuivre. On obtient une couche plus épaisse d'or pur en laissant séjourner les objets pendant environ i d'heure dans une pâte formée de salpêtre, de sel marin, d'alun et d'eau. Le chlore devenu libre par l'action de l'acide sulfurique sur le sel marin et le salpêtre, dissout du cuivre, de l'argent et de l'or, mais ce dernier métal se dépose de nouveau sur l'objet. On polit ensuite les surfaces au brunissoir. Cette opération s'appelle la mise en couleur.
Séparation de l'or et de Targrent.
§ 4459. La séparation de l'or et de l'argent, à laquelle on donne souvent le nom d'affinage des métaux précieucc , se fait aujourd'hui en traitant l'alliage par de l'acide sulfurique concentré et chaud, qui ne dissout que l'argent. Mais, pour que l'alliage soit complètement attaqué, il ne faut pas qu'il renferme plus de 20 pour i 00 d*or ; il est convenable aussi qu'il ne contienne pas plus de i pour \ 00 de cuivre, parce que le sulfate de cuivre est peu soluble dans l'acide sulfurique concentré. On fond les alliages dans des creusets, et quand ils sont trop riches en or on ajoute une certaine quantité d'argent; on choisit de préférence l'argent qui renferme un peu d'or. On verse l'alliage fondu dans de l'eau pour le réduire en grenailles, et on Je place après dans une grande chaudière avec 2 l fois son poids d'à-