‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 12 sur 130 · MSO.O · texte numérisé non relu

MSO.O

Acide ferrique, FeO' Fer

Oxygène

L'équivalent du fer esl. 350,0,

Mflu dr pPoMiide de fer.

$ 779. Les sols formés par le protoxyde de fer ont une couleur vert clair , quand ils sont liydratés ; mais ils deviennent à peu près incolores en perdant leur eau. Leurs dissolutions sont aussi d'un ïert clair. Leur saveur est astringente et métallique.

La potasse et la soude , versées dans la dissolution d'un sel de protoxyde de fer , donnent un précipité blanc , mais qui verdit imfnédiatement au contact de l'air. Ce précipité, abandonné indéBnipient à l'air, devient ocreux, et se change en hydrate de sesqui- Itayde. Celte propriété distingue les sels de Ter des sels de protoxyde me manganèse. Ces derniers donnent bien , avec les alcalis , un préppilA blanc qui devient brun à l'air, mais il brunit immédiatement pana passer par le vert.

r L'ammoniaque produit, avec les sels de protoxyde de fer , une ludion semblable à celle qu'elle donne avec les sels de manga- [nèsa (§75î). Un excès d'ammoniaque redissout le protoxyde, mais, fên absorbant l'oxygène de l'air, la liqueur se trouble bienlût, et il 'se précipite de l'hydrate de sesquioxyde.

Les carbonates alcalins, versés dans une dissolution très-froide ■d'un set de protoxyde de fer, donnent un précipité blanc de carbo- ' tille de protoxyde ; mais ce composé est trss-peu stable ; il abandonne bientôt son acide carbonique.

L'hydrc^ène sulfuré ne précipite pas les sels de protoxyde de fer, pour peu qu'ils soient acides; mais les sullhydratea dunnonl des précipités noirs.

Le cyanoferrure jaune de potassium donne un précipité blanc , mais qui bleuit rapidement en absorbant l'oxygène de l'air. Le cyanoferrure rouge donne uu précipité d'un beau bleu foncé. Le soccinate et le benzoate d'ammoniaque ne précipitent pas les sels de protoxyde de fer.

Le phosphate de potasse donne un précipité blanc, qui bleuit à

L'arséniale de potasse donne un précipité blanc qui verdit à l'air. Le tannin ne forme pas de précipité danslesgeladeprotoxydede fer, mais la liqueur noircit promptement à l'air.

Sulfate de protoxyde de fer.

§ 730. Le plus important des seis de protosyde de fer est le EullïiU; on l'emploie dans ia teinture sous le nom de vitriol vert, onieoMperose verte. On le prépare dans les laboratoires en dissolvant du fer métallique dans de l'acide suirurique étendu ; de l'hydrogène se dégage. On emploie quelquefois ce procédé dans les arls , en utiliaant les vieilles ftirraillei ; mais c'est ordinairement au moyen d« sulfures de fer naturels , ou pyrites, que l'on prépare la couperose, On emploie pour cela plusieurs procédés. Les pyrites de fer sont da matières très -abondantes dans la nature ; on ne peut pas les traiter comme minerais de fer, parce que l'extraction de ce métal ooasionnerait des dépenses trop considérables , et que le fer serait toujours de mauvaise qualité; mais comme les pyrites renferment BMvent quelques centièmes de sulfure de cuivre , on les utilise pour en extraire ce métal. A cet effet, on les soumet à un grillage, opération que nous décrirons plus loin en détail. Le soufre et les métauïs'oxjdent, une grande partie du soufre se dégagea l'état d'acide sulÀireuK , tandis qu'une autre partie subit une oxydation plus avancée, et passe à l'étal d'acide sulfurique , qui se combine avec les oxyd« métalliques , et donne des sulfates que l'on enlève par des lavages.

Dans quelques localités , les pyrites sont utilisées pour préparer du soufre. On les calcine dans des cornues ; une portion du soufre se dégage, et il reste dans la cornue un sulfure de fer magnétique , désagrégé, qui absorbe promptement l'oxygène à l'air humide, « se change en suifate.

On trouve, dans d'autres localités, des roches schisteuses qui sont remplies d'une foule de petits cristaux de pyrites. Ces schisles sont quelquefois très -altérable s àl'air; ils sedélitent, c'est-à-dire tombent en poussière en très-peu de temps. Le sulfure de fer se change alors en sulfale. Le schiste est lui-même plus ou moini taqué et donne du sulfate d'alumine. On dissout les deux suifales dans l'eau.

Les liqueui's vitrioliques sont évaporées dans des chaudières en plomb ; et, quand elles ont acquis le degré do concentration conrenable, on les dirige dans un grand vase où on les laisse reposer pendant quelques heui'es pour les clarifier ; on les fait couler ensuit* dans de grands cri stalli soirs. On suspend dans la liqueur des c(Hifes

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