CARBONATE DE FER
-sur tesquelleB les crïstaax de suiïate du fer se déposent. Lorsque les eaui mèreâ ne donnent plus de crislaui de ce sulfale , même après Dne nouvelle concenlrstion , on les utilise pour préparer de l'alun. Ces eaux renferment da sulfate d'alumine qui crislallise difficilement; mais, si on ajoute du sulfate de potasse, ilse dépose bientôt des cristaux d'alun. On puriBe ces cristaux , en les redissolvant , et ~ s faisant cristalliser une seconde fuis.
Le sulfate de fer du commerce est souvent recouvert de sous-sulfite de peroxyde qui rend sa surface ocreuse. On le purifie , en le redissolvant dans l'eau , et faisant bouillir la dissolution avec du fer an limaille , qui ramène le sulfate de sesquioiyde de fer â l'état de tnifaie deproloxyde. Le sulfale de fer crislallise, à la tem[)éralure rdinaire, avec 7 équivalents d'eau. Si l'on failcristalliser la liqueur iSO*, le sel se déposeavecJéquivalentsd'eau.Leméme sel, chauffé, tbaniionne facilement une portion de son eau, mais il faut une température d'environ 300° pour en chasser les deruières parties. Le wlfatede fer déshydralé forme une poudre blanche. Si on le chauffe (avantage, il se décompose en dégageant de l'acide sulfureux et de "ncidc suifurique, elil reste du peroxyde dé fer (§138).
100 parties d'eau à 1B'dissolvent70 parties desulfalecristallisë. n ■ à 100" B plus de 300 parties.
Azotate de proloxijde de fer.
S 781. On obtient ce sel en dissolvant, â froid, du fer métallique lans de l'acide azotique étendu ; mais il se forme toujours une certaine quantité d'azotate d'ammoniaque qui se combine avecl'azolale de fer et donne un sel double qui se dépose en cristaux. Cette tion d'azutale d'ammoniaque tient à ce que le fer, s'oxydant â la fois aux dépens de l'oxygène de l'eau et aos dépens de l'oxygène le l'acide azotique, il se dégage, à la fois, du gaz hydrogène et du [Bz azote qui se combinent à l'état naissant, et forment de l'ammoliaque. Le meilleur moyen d'obtenir l'azotate de protoxyde de fer por consiste à décomposer par de l'azotate de baryte une dissolution de sulfate de protoxyde de fer.
Carbotiale de fer.
^ 782. Le carbonate de protoxyde do fer se rencontre cristallisé [flans la nature , sous ferma de rhomboèdres semblables à ceux du [ttrbonate de chaux : ou lui donne le nom de fer spathique. C'est un [jninerai de fer trcs-eslimé, que l'on rencontreen filons dans les ter- [Tains anciens. Le carbonate de fer, chauffé dans une cornue degrés,
donne , pour résidu , de i*oxyde de fer magnétique , et dégage un mélange d'oxyde de carbone et d'acide carbonique.
Le carbonate de fer anhydre s'obtient en petits cristaux rhomboédriques semblables à ceux du fer spathique , en faisant réagir, à la température de 460®, dans un tube hermétiquement fermé, une dissolution de carbonate de soude sur une dissolution de sulfate de protoxyde de fer. On opère comme il a été dit (§ 584 bis),
0el0 de peroxyde de fer.
§783. Ces sels se préparent en dissolvant l'hydrate de peroxyde dans les acides. On les obtient également en soumettant les sels de protoxyde à une action oxydante , en présence d'un excès d'acide. Ainsi , on transforme le sulfate de protoxyde de fer en sulfate de peroxyde , en le chauffant avec de l'acide azotique ; il se dégage des vapeurs rutilantes et la matière devient brune. Cette coloration est due à ce que le deutoxyde d'azote qui se forme , se dissout dans le sulfate de protoxyde non décomposé , et donne une liqueur trèscolorée (§ 114). Mais le sulfate de protoxyde de fer, FeO.SO*, ne peut se changer en sulfate neutre de peroxyde, Fe*0*.3S0*, que si l'on ajoute une certaine quantité d'acide sulfurique. On transforme aussi les sels de protoxyde de fer en sels de peroxyde , en traitant leur dissolution par le chlore , en présence d'un excès d'acide.
Réciproquement, il est facile de transformer un sel de peroxyde de fer en sel de protoxyde. Il suffit de le soumettre à une action désoxydanle; par exemple, de faire bouillir sa dissolution avec de la limaille de fer, ou de la traiter par l'hydrogène sulfuré. Dans ce dernier cas, il se dépose du soufre, qui rend la liqueur laiteuse :
Fe*0^3SO* + HS=2(FeO.SO»)+SO^HO+S.
§ 784. Les sels de peroxyde de fer donnent des dissolutions jaunes, d'autant plus foncées qu'elles approchent plus de la neutralité.
Les alcalis fixes et l'ammoniaque donnent un précipité brun d'hydrate de peroxyde; un excès d'ammoniaque ne redissout pas le précipité.
Los carbonates alcalins donnent le môme précipité brun d'hydrate de peroxyde.
L'hydrogène sulfuré donne , avec les sels de peroxyde de fer, un précipité blanc de soufre très-divisô (§ 783). Les sulfhydrates donnent dos précipités bruns.
Le prussiato jaune de potasse donne un précipité d'un beau bleu.
le pnissiale rouge ne précipite pas les sels de peroxyde de fer.
PROTOSULFURE DE FER.
G^deus caractères distinguent nettement les sets de peroxyde de
' r des sels de protoxyde.
Le benzoate et le succinate d'ammoniaque donnent des précipités
bruns.
sels de peroxyde de fer existent rarement à l'éial neutre;
leurs dissolutions renferment toujours un excès d'acide. Un sei
peulre de peroxyde de fer, traité par l'eau, se décompose en un sel
Irès-basique qui se précipite, et en un sel acide qui reste dissous. Le sulfate de sesquioxyde de fer peut se préparer par le procédé le nous avons indiqué (§ 163] ; mais on l'obtient plus facilement I chauffant du fer mèlallique, ou du sulfate de protoxyde de fer
mhydre, avec de l'acide sulfurique concentré. De l'acide sulfureux dégage, et si l'on chasse l'excès d'acide sulfurique par la chair, le sulfate de sesquioxyde de fer reste sous forme d'une poudre tonâtre.
Le sulfate de peroxyde de fer forme des aluns avec les sulfates de
eusse et d'amnioniaque. Ces aluns ont des formules semblables à
Selles de l'alun ordinaire, savoir :Fe'0'.3SO>-|-KO.SO>+2*HO. Ils 'istallisenl en octaèdres régnliers qui ont une leinle violacée. On » obtient en ajoutant du sulfate de potasse ou d'ammoniaque â ne dissolution de sulfate de peroïyde de fer, préparée par le pro-
*dé indiqué (§776), et en évaporant la liqueur à une basse tempéiture. Ces aluns se détruisent fucilemcnt par la chaleur.