ÉTAIN
liquide. On trouvo alors sur les parois du vuse des cristaux souvent assez gros, mais qui sont rarement terminés d'une manière nette.
En précipitant l'élain par voie galvanique, on peut l'obtenir cristallisé en longs prismes brillants, dont la forme n'a pas encore éW déterminée exactement. A cet effet, on verse dans un verre à pied une dissolution concentrée de protochlorure d'étain , et , par-dessus avec précaution, une couche d'eau pure, puis on place dans le verre une lame d'étain qui traverse les deux couches. La lame détain se recomre bientôt de beaux cristaux métalliques trèsbnllants
La densité del étain est 7,2it; elle n'augmente lias sensiblemenl par !e martelage du métal.
L'étain ne peut pas être réduit en poudre sous le pilon ; il est tmp malléable. Quand on veut l'avoir très-divisé , on emploie de la limaille d'étain ou les feuilles d'étain très-minces qu'on trouve dans le commerce, et qui servent h envelopper des bonbons ou du chocolat. On peut aussi obtenir !'ét«in très-divisé par un procédé pa^ ticulier, On fond le métal dans une capsule, puis, en le battant rapidement avec un gros pinceau jusqu'à ce qu'il soit entièrement refroidi, on le réduit en une foule de petits globules, d'une e\lrêni« ténuité. On peut les séparer en globules de différentes grosseurs, en leur faisant subir une espèce de lévigation.
L'étain no s'altère pas sensiblement à l'air, à la température ordinaire. A la température de sa fusion , il se recouvre promptement d'une pellicule grise, qui est un mélange de protosyde d'étain et d'acide stannique. L'oxydation marche plus rapidement k uns température plus élevée ; à ta chaleur blanche, il y a une véritable combustion avec une flamme blanche. L'étain décompose la vapeur d'eau à la chaleur rouge , et se change en acirta stannique.
L'acide chlorhyd ri que concentré dissout l'étain avec dègagemfflt de gaz hydrogène. L'acide sutfuriquc étendu l'attaque également I chaud avec dégagement de gaz hydrogène, mais l'oxydation dtt métal ne se fait que très-lentement. L'acide sulfurique, concentrée! chaud, attaque énergiquement l'étain ; il se dégage de l'acide suUiireux, et le métal se change en sulfate de protoxyde L'acide azotiqtn oxyde facilement l'étainet le transformeen acide stannique. Si l'acidt azotique est concentré, il se dégage du deutoxyde d'azote en abondance. Sil'acideesttrès-é tendu, la transformation de l'étain en acide stannique alieu sans dégagement degaz; l'eau ot l'acide azotique sonl décomposés simultanément , et il se forme del'azotate d'ammoniaque (§ 422). Lorsque l'acide azotique est au maximum déconcentration, c'est-à-dire à l'état do monohydrate, AzO" + HO, il n'attaque pas