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de suffioniy et qui renferment des petites quantités d'acide borique. Aulour de ces bouclies d'exhalaison se'sont formées des mares d'eau (lagoni)\ les jets de gaz et de vapeur, en s'échappant au milieu de ces mares, soulèvent des cônes liquides et se dégagent ensuite dans Pair en tourbillons blanchâtres.

Autour de chacun de ces centres d'éruption on a construit, en maçonneries grossières, des bassins glaises, où viennent spontanément aboutir deux ou plusieurs suffioni ; dans le plus élevé de ces

Fig. 261.

hrfssins ou lagoni A (fig. 261), on dirige l'eau des sources environnantes. Après vingt-quatre heures, pendant lesquelles ces eaux ont été agitées continuellement par les courants de vapeurs souterraines, on fait couler le liquide du bassin supérieur A dans un second bassin B, où il séjourne le même temps et se charge d'une nouvelle quantité d'acide borique. On continue à faire passer successivement la dissolution dans les lagoni C, D, et Ton remplace immédiatement le liquide écoulé d'un bassin inférieur, par celui que contient le bassin supérieur.

ACIDE BOIUQUE. .V*0

La dissolution du dernier bassin D est annenée dans des réservoirs E, F, où on la laisse reposer pendant vingt-quatre heures, et où se dépose la plus grande partie des matières terreuses en suspension. Le liquide surnageant est décanté et on le fait passer successivement dans une série de chaudières en plomb G, étagées comme le montre la figure 261, et au-dessous desquelles circule un canal en maçonnerie constamment traversé par les vapeurs chaudes d'un suffione. Ces vapeurs suffisent pour maintenir les chaudières à une haute température et opérer Tévaporation du liquide.

Après un séjour de vingt-quatre heures dans la première chaudière, la dissolution se trouve diminuée de moitié par Tévaporation. On la fait alors couler dans la chaudière située immédiatement audessous, où elle séjourne le même laps de temps; elle descend ainsi successivement de chaudière en chaudière, et, quand elle arrive dans la dernière, elle présente une concentration assez grande pour que lacide borique cristaUise par refroidissement dans les cuves ou cristallisoirs A (fig. 262) où on le reçoit. L'acide cristallisé est placé dans des corbeilles C,où on le laisse égoutter; puis on le sèche dans

Fig. 262. Fi-. 2fi3.

une espèce de four (lig. 265), dont le sol est formé par un double fond où Ton fait circuler la vapeur d'un suffione.

L'acide borique ainsi obtenu est loin d'être pur; il renferme de 18 à 25 pour 100 de matières étrangères. On le purifie en le dissolvant dans l'eau bouillante et le faisant cristalliser de nouveau.

On prépare souvent de l'acide borique dans les laboratoires au moyen du borax que le commerce nous fournit très-pur. A 'cet effet, on dissout 1 partie de borax dans 2 1 parties d'eau bouillante, et l'oti ajoute de Tacide chlorhydrique jusqu'à ce que la liqueur rougisse fortement le tournesol. Par le refroidissement, l'acide borique cris- T. I. 20

tallise en laines minces. On laisse bien égoutter les cristaux, et on les lave avec un peu d'eau. Si on veut obtenir Tacide borique absolument pur, il faut le dissoudre de nouveau dans Teau bouillante et le faire cristalliser une seconde fois.

L'acide borique cristallisé forme des paillettes incolores, qui renferment 45,6 pour 100 d'eau de cristallisation. Soumis à Taction de la chaleur, il fond d'abord dans son eau de cristallisation ; celle-ci se dégage ensuite, et, si Ton chauffe la matière jusqu'au rouge, elle fond en un liquide incolore qui, refroidi, donne une masse vitreuse parfaitement transparente. Entre l'état de liquidité parfaite et celui de complète solidité, l'acide borique passe par tous les états pâteux intermédiaires. Gomme toutes les substances qui présentent cette propriété, il ne cristallise pas par voie de fusion, de sorte qu'il conserve une transparence parfaite après sa solidification. Mais cette transparence ne persiste pas indéfiniment; et l'acide borique, même lorsqu'il est conservé dans des tubes hermétiquement fermés, ne tarde pas à devenir opaque; ses molécules, à la température ordinaire, tendent à s'agréger suivant les lois de la cristallisation qui les régissent à cette température, et il' en résulte une foule de petits clivages qui détruisent bientôt la transparence. L'acide borique fondu, abandonné à l'air, ne tarde pas à se recouvrir d'une matière pulvérulente. Cette circonstance tient à ce que l'acide anhydre enlève de l'eau à l'atmosphère et se change en acide hydraté.

100 parties d'eau dissolvent 2 parties d'acide borique cristallisé, à la température de 10*, et 8 parties à la température de 100*. De sorte qu'une dissolution, saturée à l'ebullition, laisse déposer les | de son acide lorsqu'elle descend à la température ordinaire.

La dissolution d'acide borique a une légère saveur acide; elle rougit le tournesol, mais seulement à la manière des acides faibles, en produisant le rouge vineux; cependant l'acide borique chasse à froid l'acide carbonique de ses combinaisons. Par voie sèche, l'acide borique chasse les acides les plus forts ; cela tient à sa grande fixité, car à la chaleur blanche de nos fournçaux il n'entre pas encore en ébullition. JMais, à cette température, la tension de sa vapeur est devenue assez considérable pour que l'acide s'évapore complètement à la longue. A la chaleur rouge, Tacide borique chasse l'acide sulfurique des sulfates.

« On a obtenu la composition de l'acide borique en déterminant expérimentalement l'augmentation de poids que subit 1 gramme de bore, lorsqu'on le chauffe à lair de manière à le transformer en acide borique. On a trouvé ainsi :

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