LE SOLEIL CHAPITRE V PRÉCESSION DES ÉQUINOXES
109. Rétrogradation des points équinoxiaux. — Nous avons déjà dit (95) que la durée de l’année sidérale surpasse celle de l’année tropique d'environ 20m.28s., ce qui veut dire que le Soleil, part de l’équinoxe du printemps où il coïncidait avec une certaine étoile, rencontre de nouveau, au bout d’une année, le même équinoxe avant d’avoir atteint ls même étoile, c’est-à-dire avant d’avoir accompli une révolution complète ; il lui reste encore à décrire, pour arriver à ce but, un arc de 50”,2.
On a constaté, de plus, que les longitudes célestes de toutes les étoiles augmentent annuellement de 50”,2, comme s'il y avait un mouvement d'ensemble de la sphère céleste d’occident en orient.
Ces deux phénomènes s'expliquent par un déplacement très lent de la ligne des équinoxes, déplacement en vertu duquel les points équinoxiaux, et en particulier, l’équinoxe du printemps, se meuvent annuellement, en sens contraire du mouvement du Soleil, c'està-dire dans le sens rétrograde, d’un angle de 50”,2, Le Soleil rencontrera donc le point vernal, qui se porte au devant de lui avant d’avoir achevé sa révolution complète. De même aussi, ce mouvement dn point vernal rend compte de l’augmentation des longitudes célestes des étoiles, puisque les longitudes, comme on le sait, se comptent à partir du point vernal.
C'est ce déplacement des équ'-oxes, dans le sens indiqué, que l'on a appelé la rétrogradation des points équimoviaux, ou précession des équinoxes, parce que le mouvement du point vernal vers le Soleil hâte le commencement de l’année tropique.
Les points équinoxiaux, en retrogradant de 50”,2 par année, ou de 1° par 70 ans, feront le tour complet