‹ Cours élémentaire de cosmographie [microforme]Chapitre 65 sur 117 · CAUSE DES SAISONS · texte numérisé non relu

CAUSE DES SAISONS

la hauteur méridienne du Soleil, au solstice d'été, est de 66° 89’, et, au solstice d'hiver, de 19° 45”, Cette grande différence dans l’obliquité des rayons explique bien pourquoi la quantité de chaleur reçne en été est beaucoup plus grande qu’en hiver.

Dans l'hémisphère austral, les saisons, relativement à la température, sont dans l’ordre inverse des nôtres, L'hiver est la saison des chaleurs et l'été celle des froids,

En ne tenant compte que de ces deux causes astronomiques, on devrait observer même température moyenne et même climat pour les lieux de même latitude. (Ce n’est pas ordinairement ce qui arrive ; un grand nombre d’autres causes d'ordre météorologique, comme la nébulosité, l'altitude, les courants marins, le voisinage des mers, le régime des vents, etc., contribuent beaucoup à modifier le climat de certaines loca-

REMARQUE.—La figure 39 montre clairement que l'inégale durée des jours et des nuits, ainsi que la différence de température aux diverses époques de lannée, d’où résultent les saisons, sont dues à une seule et unique cause très simple, l’inclinaison de l'axe de la Terre sur le plan de son orbite, ou, si l'on veut, l'obliquité de l'écliptique sur le plan de l'équateur. Si l'axe de la Terre était perpendiculaire sur le plan de son orbite, les jours seraient égaux aux nuits pendant toute année, chaque zone du globe serait toujours chauffée également, et il n’y aurait plus de saisons,

L'on voit que la divine Providence a su produire des . effet: extrêmement variés avec une cause des plus simples,

125. Températures maximum et minimum de l’année et du jour. —C’est au solstice d'été que le jour est ie plus long et que la hauteur méridienne du Soleil est la plus grande, Toutefois, les plus fortes

chaleurs ont lieu dans la deuxième moitié de juillet, pendant les canioules, alors que les jours ont déjà diminué et que le Soleil monte moins haut au-dessus de l'horison. Ce phénomène s'explique par le fait que la chaleur augmente aussi longtemps que la quantité reçue est supérieure à celle qui est perdue par le rayonnement nocturne. Les plus grands froids, pour une rai. son analogue, ont lieu vers le milieu de janvier, près d’un mois après le solstice d'hiver.

Il en est de même pour la température maximum d’une même journée; pra continue de s'élever après midi, bien que le Soleil se rapproche de l'horizon, et ce n’est qu'après deux heures de l'après-midi que la perte par rayonnement commence à faire baisser la Le a jusqu’au lendemain matin, au lever du Solei

126, La Terre divisée en cinq zones.—Les deux tropiques et les deux cercles polaires divisent la Terre en cinq bandes ou zones, caractérisées par des différences profondes dans la température moyennequ’on y constate,

La zone torride, où règnent les grandes chaleurs, large de 46° 55’, est limitée par les deux tropiques et partagée en deux parties égales par l'équateur.

Les deux zones tempérées s'étendent des tropiques aux cercles polaires ; elles ont chacune 48° 6’ de largeur et la chaleur y est variable suivant l’époque de l’année, c'est-à-dire suivant les longueurs relatives des jours et des nuits et la plus ou moins grande hauteur du Soleil,

Les deux zones glaciales ont pour surface les deux calowes sphériques limitées par les cercles polaires; la température moyenne y est très basse, le sol est couvert de neige et de glaces à peu près perpétuelles et les jours et les nuits y subissent des variations considérables.

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