PRÉFACE. XXVII
On a dit :
« Le Cours de culture des bois devait sans doute ad- » mettre dans son cadre tous les modes d’exploitation, » mais on peut reprocher à ce livre d’avoir accordé aux » méthodes du taillis et à celle de la futaie le même soin, » les mêmes développements, et pour ainsi dire le même » intérêt. Par l'excellence de son but et par la perfection » des procédés qu'il emploie, ce dernier régime méritait » seul d’être mis en lumière par une sylviculture avan- » cée. L'enseignement de l’École forestière, ne s’adres- » sant d’ailleurs qu’à des fonctionnaires destinés à gérer » les forêts de l’État et des communes, devait, avec d’au- » tant plus de raison, reléguer à l’arrière-plan des mé- » thodes qui rappellent trop l'ignorance des temps passés » et l'enfance de l’art. »
Et d’abord, en ce qui concerne le dernier point, nous ferons remarquer que, dans toutes les spécialités (industrie, constructions, agriculture, etc.), où l'agent de l’État est placé parallèlement au particulier, l'opinion publique, en France du moins, exige du premier une instruction plus étendue et plus approfondie, parce qu'elle le considère comme étant en quelque sorte le modèle et le conseiller naturel du second.
Or, pour juger du mérite relatif des différents systèmes qui se sont produits dans une science et pour en faire une saine application, la condition indispensable est évidemment de les avoir étudiés tous à fond et sans opinion préconçue. Gette vérité nous paraît inattaquable.
En outre, bien que l’École forestière ait été instituée surtout pour former des agents de l’État, rien n'empêche cependant qu'elle ne puisse servir aussi à donner, aux particuliers propriétaires de bois, l'instruction qui leur fait défaut et dont l'utilité est mieux comprise à mesure que les produits ligneux acquièrent plus de valeur. Il y