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Quand on procède à l'extraction des plants

grand maître des forêts dans le royaume de Saxe, affirme l'avoir expérimenté, depuis plus de 20 ans, avec un plein succès, tant sur les essences résineuses que sur les feuillues, et dans les sols secs aussi bien que dans les lieux humides.

92 DES REPEUPLEMENTS il faut faire en sorte de ménager, le plus possible, les racines el les tiges.

Les brins très petits peuvent être arrachés à la main, pour peu que la terre soit meuble et fraîche ; mais, en général, 1l vaut mieux les extraire avec un couteau, et, dans les sols plus compactes, on fera bien de se servir d’une petite pioche. Pour extraire des üges plus fortes, si elles sont en sillons dans une pépinière, on ouvre une tranchée parallèle au premier sillon et le plus près possible des plants ; puis, avec la bèche, on détache ceux-ci par mottes, en les soulevant un peu, et on les renverse doucement dans la tranchée, de manière que la terre reste adhérente aux racines. On continue ainsi de sillon en sillon. Quand on arrache les plants dans les forêts, on peut aussi commencer par faire une tranchée ou un trou, puis fouiller la terre avec une pioche.

193. Lorsque des plants de basse tige doivent ètre transplantés en mottes, ce qui est surtout à conseiller pour les essences résineuses, on se sert, avec beaucoup d'avantage, pour les extraire, de l’une ou de l’autre des deux bèches demi-circulaires dont nous donnons le dessin à la fin du volume (voy. fig. 7 et 8). La plus grande de ces bêches convient plus particulièrement dans les terres compactes et pour des plants qui sont déjà d’une certaine force ; l’autre, plus légère et plus facile à manier, sert dans les sols plus divisés et pour extraire des tiges plus faibles. Ces bêches ne s’emploient pas seulement à l’extrac-

tion des plants, elles servent aussi pour confectionner les trous dans lesquels les mottes doivent être placées *. On conçoit combien, par un tel procédé, la plantation est rendue facile, et quels avantages doivent en résulter pour la végétation.

194. Les hautes liges ne peuvent être traitées par aucun des moyens que nous venons d'indiquer. Pour les extraire, 1] faut d’abord creuser une petite fosse autour de l'arbre, à une distance convenable pour lui laisser les racines nécessaires ; puis, avec une bèche bien tranchante (voy. fig. 6}, on coupe les racines latérales, et, après avoir élargi la fosse, on finit par atteindre obliquement le pivot. Il faut se garder de pencher l’arbre avant d’en avoir détaché toutes les racines, ou de l’arracher avec effort.

ARTICLE VII

Du transport des plants.

195. À mesure que les ouvriersarrachent les plants de basse tige, ils doivent les mettre dans des pa-

‘ Pour faire les trous avec les bêches dont il est question ici, l’ouvrier enfonce l'instrument en le tournant et le retournant horizontalement à l’aide de la traverse qui se trouve adaptée à l'extrémité de la tige verticale. Il n’a pas besoin chaque fois qu'un trou vient d’être fait, de s'occuper à faire sortir la motte de terre de la bêche qui la retient. Cette opération se fait d'elle-

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94 DES REPEUPLEMENTS

niers, sans secouer la terre qui entoure les racines, et les faire transporter tout de suite sur le terrain où l’on plante. On emploie aussi, pour le transport des plants, surtout de ceux qui sont en mottes, des brouettes de jardin ou de petits tombereaux ; il n’y a que les trop fortes tiges qu’il soit nécessaire de placer sur des voitures.

Quelle que soit la dimension des plants, il faut avoir soin que les tiges ne soient point endommagées, et, à cet effet, les garnir de bouchons de mousse ou de paille, partout où il y aurait quelque frottement à craindre pendant le transport. Les racines doivent surtout être garanties du contact de l’air ; 1l ne faut souvent que quelques heures de hâle, ou un coup de soleil un peu vif, pour les priver de leur vitalité.

Quand le lieu où l’on arrache les plants est éloigné du terrain à planter, les tiges doivent être réunies par bottes et les racines empaquetées dans de la mousse fraiche ou dans du foin humide. Rendues à destination, il faut les laisser ainsi en paquets jusqu'au moment de les planter ou de les mettre en jauge !.

même par la confection du trou suivant; la nouvelle motte chasse l’ancienne. Cette circonstance est bonne à connaître, car elle est de nature à procurer une notable économie de temps, lorsqu'il s’agit de grands travaux de repeuplement.

' Pour mettre les plants en jauge, on ouvre une tranchée dans

laquelle on les place par ballots ; on recouvre ensuite les racines de terre bien meuble, de manière à empêcher le contact de

ARTICLE’ MITE

De la taille des plants.

796. L’extraction des plants, si bien qu’elle soit exécutée, lèse toujours un certain nombre de racines, et, à moins que le sujet ne soit tout à fait petit, une partie de ses racines, détachée par la bêche ou la pioche, demeure en terre. Or, dans toute plante croissant librement, 1l existe, comme on le sait, un rapport direct entre les racines et la tige ; et ce rapport nécessaire, l'extraction l’interrompt plus ou moins comme on le voit, selon les précautions avec lesquelles on procède et selon la dimension des sujets.

La taille des plants à donc pour but:1° de restaurer les racines qui ont été lésées ; 2° de rétablir l'équilibre entre les racines et les branches.

197. La première de ces opérations consiste à amputer avec une serpelte, toutes les parties des racines qui présentent une déchirure, une contusion ou une blessure quelconque. Il est essentiel que la

l'air. Par ce procédé, les plants peuvent être conservés assez longtemps avant de les planter, sans qu'ils aient aucun risque à courir ; toutefois, si le séjour en jauge devait se prolonger beaucoup, il faudrait délier les ballots, de crainte que les racines, surtout le chevelu, ne fussent atteintes par la moisissure. On peut aussi mettre les plants dans l’eau, mais pour peu de jours seulement.

9960 DES REPEUPLEMENTS tranche soit bien nette ; elle doit être faite en biseau, et, autant que possible, de manière qu’elle pose à plat sur la terre.

Quand les plants sont arrachés déjà depuis quelque temps, et que le chevelu des racines n’a plus toute sa fraicheur, on le ravive en en coupant les extrémités ; les racines trop longues, qu’on ne pourrait placer dans le trou sans les replier, doivent aussi être retranchées, ainsi que le pivot. Mais, en général, 1l faut éviter de supprimer desracines saines ; un plant n’en à jamais trop.

198. La perte de racines que le plant a subie par l'extraction et par la tulle dont nous venons de parler, rend nécessaire la suppression d’une partie des branches, afin de rétablir l’équilibre détruit. Cette suppression est d'autant plus indispensable que, par la transplantation, les racines sont pendant quelque temps entravées dans leurs fonctions, et qu’elles amènent, par conséquent, moins de substances nourricières à l'arbre.

Plus le plant est fort, plus il a perdu de racines par l'extraction, plus le sol où il doit être planté est ingrat, moins il faut lui laisser de branches. Ces principes, très simples en théorie, et les seuls qui se puissent donner sur la taille des plants, laissent néanmoins, il faut l'avouer, à désirer quand on en vient à l’exécution.

Quel est, en général, le rapport des branches aux racines ? Est-il le même pour toutes les essences ou

varie-t-1l pour chacune, et comment? Dans quelle proportion l’ensemble des racines a-t-1l été diminué par l'extraction ? est-ce du tiers, du quart, etc. ? On sait que la reprise est favorisée par les années pluvieuses, entravée au contraire par les années de sécheresse ; 1l faudrait donc supprimer plus de branches dans ce dernier cas ; mais sur quelle température doit-on compter? Telle est la série de questions auxquelles la taille des plants peut donner lieu, et qui, cependant, n’admettent aucune solution positive.

Aussi cette opération n'est-elle en réalité qu'un tàtonnement, dans lequel on réussit plus ou moins, selon l'expérience que l’on à acquise de la localité et des essences que l’on plante.

C'est, sans nul doute, à l'incertitude qui règne sur cet objet, qu'il faut attribuer, en grande partie, linsuccès de tant de plantations faites dans les forêts, surtout, lorsque les plants n'avaient pu être préparés en pépinière et qu'ils étaient déjà de forte dimension.

799. Il existe, pour la plantation des bois feuillus, un procédé qui lève toutes les difficultés que nous venons de signaler. Ce procédé, c’est le recépage du plant, à3 centimètres environ du collet de la racine, au moment même de le mettre en terre.

Si l’on examine les conditions de végétation du plant recépé et de celui quin’a été que taillé, on ne peut conserver aucun doute sur les avantages marqués dont jouit le premier. En effet, la grande difficulté, pour le plan taillé, c'est de rétablir l'équilibre

entre la tige et les racines ; tant que ce résultat n’est pas atteint, la végétation souffre, et trop souvent les racines s’épuisent en efforts inutiles, parce que la tige est encore trop branchue, ou parce que le sol ou la température est contraire. Aussi est-il très fréquent de voir des plantations languir pendant cinq ou six ans ; après quoi elles finissent, quelquefois, par prendre leur essor, mais non sans que bon nombre de plants aient péri, en même temps que d’autres, par le dessèchement de leur cime, ont contracté des formes vicieuses. Quand, au contraire, on récèpe le plant en le mettant en terre, il se présente, sur la petite souche, un certain nombre derejets qui, évidemment, sont le produit de la force végétative des racines ; si cette force est grande, les rejets seront vigoureux, sinon, ils serontfaibles. Mais en tout cas, ils seront en rapport direct avec les racines, car ils en sont le produit ; et, par conséquent, la végétation se trouvera, de prime abord, rétablie dans son état normal.

800. Sous le rapport des chances de repr'se, la plantation de brins recépés est donc Incontestablement supérieure à celle de brins taillés. Ce fait, clairement établi en théorie, nous est d’ailleurs confirmé par une pratique qui n’admet plus aucun doute. Cependant une objection se présente : par le recépage, chaque plant pousse plusieurs rejets qui forment une petite cépée ; 1l semble donc que ce procédé ne puisse convenir que pour créer des tallis, et

non des futaies, à moins que l’on ne prenne la peine au bout de quelques années, de couper, avec une serpette, tous les rejets faibles, afin de ne laisser croftre, sur chaque souche, que le plus vigoureux !.

Si une telle opération était nécessaire, 1l faudrait, en effet, renoncer au recépage, pour planter des futaies en grand, ou du moins, on pourrait rencontrer des difficultés réelles d'exécution. Mais il n’en est rien ; la pratique, sur ce point, a recüfié les inductions de la théorie.

Dans là forêt de Compiègne, que nous avons déjà eu l’occasion de citer, on voit des plantations de la plus grande beauté, exécutées sur une échelle immense ?, d'année en année, depuis plus de quatre-vingts ans, et qui, toutes, ont été traitées par le procédé du recépage. Nous avons pu y étudier toutes les phases de la végétation des plants recépés.

Ces plantations se font avec des sujets de basse tige, etl’espacement ordinaire qu'on leur donne est d’un mètre. Comme nous l'avons dit, il se présente d’abord, sur chaque souche, plusieurs rejets dont l'un, cependant, est plus vigoureux que les autres. Dès que ce maitre rejet commence à former une tête, les autres, au lieu de continuer à monter, s’étalent et

1 C'était l'opinion de Duhamel. Voy. Traité des semis et plantations des arbres, page 340.

? Il existe plus de 5,000 hectares de plantations dans cette forêt.

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buissonnent au pied du plant ; ce qui conserve aux racines plus de fraicheur et favorise visiblement le développement du maître jet. Peu d'années suffisent, dès lors, pour que le massif de toutes les tiges montantes, soit formé : quant aux rejets traînants, ne recevant plus les rayons du soleil, ils languissent de plus en plus, s’étiolent, sèchent, et le maître rejet finit par se trouver seul sur la souche. Aussi de telles plantations, lorsqu'elles sont parvenues à l’état de gaulis, ne laissent-elles plus apercevoir la moindre trace de ces rejets traînants; toutes les tiges sont parfaitement assises, droites, nues et bien filées, sans qu'il soit possible de les distinguer, en quoi que ce soit, des brins de semence.

La plantation avec recépage peut donc convenir pour créer des futaies, aussi bien que des taillis ; seulement il faut, pour les premières, se servir de basses tiges et planter assez serré, afin que le massif se forme à temps, tandis qu’au contraire, pour établir un taillis, on pourra employer avec avantage des tiges plus fortes, parce qu'on obtiendra, par là, plus promptement des cépées abondantes.

801. Le recépage, on le conçoit, ne peut être appliqué aux bois résineux ; il est même d’expérience que la taille des branches leur est souvent plus nuisible qu’avantageuse. Ces essences, effectivement, paraissent, plus que les feuillues, puiser leur nourriture dans l'atmosphère ; il semble donc nécessaire de leur ménager plus particulièrement les organes

ARTIFICIELS. GOI

destinés à assurer cette nutrition. Cependant, 1l peut être utile, lorsqu'on plante des sujets un peu forts, de leur enlever quelques branches; mais il faut procéder avec la plus grande réserve, car les plaies des bois résineux, quand elles sont nombreuses ou d’un certain diamètre, occasionnent à l'arbre des écoulements séveux qui l’affaiblissent. Aussi est-il à conseiller de préférer, pour les plantations de bois résineux des plants de basse tige qui soient assez jeunes pour pouvoir se passer de la taille.

D'après les expériences de plusieurs planteurs distingués, notamment de M. Marsaux (v. Annales forestières, tome 1°, page 699) le plant de hêtre supporte mal le recépage. On fera donc bien de s'abstenir de cette pratique pour cette essence et de la traiter, en cequi concerne la plantation, comme les bois résineux, à moins que des essais faits dans la localité où l’on opère, n’äient démontré que le jeune plant de hêtre y fournit sûrement des rejets, après amputation. |

ARTICLE IX

De la mise en terre des plants ou plantation proprement dite.

802. En général, on peut poser en principe qu'un arbre doit, après la transplantation, se trouver enterré à la même profondeur qu'avant cette opération.

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Cependant, il est convenable de planter un peu plus profondément lorsqu'on peut prévoir que la terre s’affaissera, ou bien lorsque le sol est très léger et sec : d'autant plus que, dans ce dernier cas, il faut ménager, autour des tiges, un petit creux où l’eau des neiges et des pluies puisse s’amasser. Dans les sols humides, au contraire, on plante moins profondément, et, au lieu de laisser subsister un renfoncement autour de la tige, on y fait une petite butte pour faciliter l'écoulement des eaux. Les tiges recépées doivent être plantées de manière à affleurer par leur extrémité supérieure la surface du sol.

803. Pour mettre le plant en terre, on procède de la manière suivante :

On place le plant dans le milieu du trou sur une couche de bonne terre de 5 ou 6 centimètres d’épaisseur environ, ou bien sur les mottes de gazon provenant du trou etque l’on a pris soin de briser menu au préalable ; puis, avec la main, on étend les racines de facon à laisser à chacune sa direction naturelle ; il est essentiel qu’elles posent toutes d’aplomb et que la tige se lienne bien droite. Cela fait, on répand la bonne terre végétale, qui a été mise à part en creusant le trou [790], de manière que les racines en soient entièrement couvertes; en même temps, on remue un peu la tige en la soulevant et en la rabaissant légèrement, afin que les parcelles de terre pénétrent de toutes parts entre les racines. Enfin, pour ne négliger aucune précaution, on in-

troduit la main sous les racines pour remplir toutes les cavités qui pourraient encore exister. Après que la couche de bonne terre a été employée comme nous venons de l'expliquer, on achève de remplir le trou avec les couches de moindre qualité. Tout en répandant ainsi la terre sur les racines, on la raffermit de temps en temps avec la paume de la main ou avec le pied, légèrement d’abord, puis, de plus en plus fortemeni.

Quand on plante de faibles tiges, recépées ou non, on facilite l'opération sans compromettre la reprise du plant, en appuyant ce plant contre une des parois du trou par son côté le moins pourvu de racines. La paroi doit, dans ce cas, être parfaitement verticale. L’ouvrier, tenant le plant de la main gauche, conserve la droite libre pour étendre les racines en avant du plant, les garnir de terre et remplir le trou, avec les précautions que nous venons d'indiquer.

Pour ces sortes de plantations, on emploie utilement, soit une truelle de maçon, soit une petite houe à manche très court, à l’aide de laquelle le planteur, agenouillé devant le trou pour plus de facilité dans ses mouvements, accommode celui-ci et y ramène la terre, sans se déranger, selon que l'exige la conformation du plant dont il s'occupe.

804. Souvent, au lieu d’un seul plant, on en réunit deux, trois, et quelquefois jusqu’à cinq et six, dans le même trou. Ce mode, appelé plantation par touffes, réussit parfaitement pour les bois résineux,

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surtout lorsqu'ils sont très jeunes (1 et 2 ans); on l’a aussi appliqué avec succès au hêtre.

Les plants sont élevés en pépinière, de la façon que nous avons décrite plus haut [779], seulement les sillons sont très étroits (4 à 6 centimètres). Au moment de la plantation on coupe les sillons, avec une bêche, par plaques ayant à peu près la dimension d’une brique. Ces plaques sont transportées, dans des paniers, sur le terrain à planter, et là, divisées à la main, par touffes contenant le nombre de brins que nous venons d'indiquer.

Les trous se font à la houe ou avec la petite bêche demi-cireulaire [793].

Les principaux avantages que présente la plantation par touffes sur celle faite avec des sujets séparés, sont :

1° Plusieurs brins réunis en une touffe permettent plus difficilement à la terre de se détacher des racines, soit dans l'extraction, soit dans le transport ;

2° Les touffes couvrent plus tôt leur pied qu’un plant isolé, et la reprise d’un des brins, au moins, est à peu près assurée ;

3° Dans une mème touffe, le brin le plus vigoureux ne tarde pas à s'élever au-dessus des autres ; après quelques années, cestiges dominantes forment seules le massif de la jeune forêt et les autres tombent dans la première éclaircie.

Ce mode de plantation, que nous avons nous-même

pratiqué sur une assez grande échelle et avec différentes essences (pin sylvestre, épicéa, sapin), nous a toujours très bien réussi, même dans les sols et aux expositions les plus défavorables. Nous pouvons donc le recommander avec confiance, en renvoyant le lecteur, pour plus amples détails, à l’article que nous avons publié sur ce sujet dans les Annales forestières, tome IV, année 1845, pages 329.

805. Lorsqu'on en aura la facilité, on fera bien d’arroser les plants immédiatement après les avoir mis en terre ; mais on conçoit qu'une telle opération n’est praticable que quandles travaux se fonten petit. Ce qui l’est davantage, dans la plupart des cas, c’est de placer à droite et à gauche du plant, une ou plusieurs pierres qui maintiennent la fraicheur et raffermissent la terre autour des racines, en même temps qu'elles procurent à la tige, quand elle est très petite, quelque abri contre les ardeurs du soleil.

Pour les plantations en mottes, il faut avoir la précaution de remplir de bonne terre les petits interstices qui existent presque toujours entre la motte et la paroi du trou.

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