‹ Cours élémentaire de culture des boisChapitre 31 sur 108 · PRINCIPES FONDAMENTAUX · texte numérisé non relu

PRINCIPES FONDAMENTAUX

manière absolue , on ne se propose d^autre btrt qti« le maximum de cette production. i •-

370, Pour prouver que le boîs coupé à Pépoque de son exploitabilité absolue fournît, dans un temps donné, les plus grands produits matériels possibles^ il suffit de faire voir qu'on en obtîeûilriMt^de inoindres en devançant ou en dépassant cetïè époque*'

Or, si Ton considère la marche de la végélalîoa d*unè forêt ou d'une portion de forêt, soumise à nn traitement rationnel, on observe que , dans les pre^ mîères années, Ites aceroissements annuels sont faibles, comparés à ce qu'ils deviennent plus tard j qtrSfs augmentent ensuite jusqu'îà uti âge plus bii moîfcrs avancé, sans toutefois suîvi*e une nidrche régulîèrenleht progrëssiveî; poîé enfin , qu'ils dimînuenl de plus ett plu^(fy. Parallèlement à cette mardhè Stë$

accroissements annuels, on constate que lès dccrbii'*

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(1) Ce sont surtout nos arbres forestiers les plus Importants et les plus répandus (bois durs) qui ont , dans leur pre^fëi^e^ jeunesse , un accroissement tré&^faible', comparatîveraetit k-^' qu'il devient plus tardw Le'ploâérdiiifiîremeiii, eetiacoi(mës9«». nem va en s'augni«Bt£|ot d'année en année JA^squ'à l'âge de 60^ 80, 90, 100 ans et même au delà, selon les essences, les sols et les climats , en supposant toutefois que les sols et les climats soient appropriés aux essences. Parvenu à ce point, l'ac« croIsséhieHi démeufe sehérblenientlë même pendant un certain' temps, puis il càbmencti h diminuer d'aune manière plàs rtiarqu^e, et finit par devenir presque ma.

DE I.'hXPI4>{TATI0N DES BOIS. iSl

sm^ui^ mffj/ffi^ çprrespoodanis suivent aussi d^abord one progression eroiss9iite> pui^. eatreat dans ^p^l^|i^Q àjpi^ prés statipnnaîre 9 6t enfin tendent à 44croî.tre çonstppimeiit,

. Ç^ .p9^ 9 adoiettons deux forêts parfaitement ég^0^$(H^.JtQi^ l|Ss,ra|»p()Lrts et soumises au tx^tne mode de.,te9Jltfa^^} Vnm dont la révolation soit Q^p^ ^ Jefme de son plus grand açcroisseiBent Q^y^i^ijiQO ans^par temple ; loutre qui sîexploite à vff^ teiïqae beaucoup plus rapproi;})^ j tel que celui d)^ 2{i,fMis, . P est éyidçnt que la première^ parcou*çiçi^, d^lls^jC^.^élai 4«.d.00 ans^ tçule Péiql^eM^ aspeur ^)iç,dgja^v^j(ét?itîpfl, fonrnir^ un prodnit,in3|tériel

^'M»Wf9W>Mfw)H>f^€P6l ^wqnt çpntçîbpé Ifis a^n^çs Ijg p^^ç,jÇ^^q^ral)^^s à la prodnction ; tandis qnft h

m^^^^y^^c9^^9^^ k^9^X^imm^^^\ çeJ^iinps^ a© <«Wî?^a^iîPJ^*ée,^si gy^Pe fois ^ps f^^gp .^.plus

faible accroissement , et ne pourra rendre , par cons^qpënf;~quë des produits beaucoup moindres*

Supposons.aq contraire, que de ces deux forêts l'une çj(jj3ljifl4iB,f ^trç. poupée à 100 ans , et que la révolci- ^99^1aj$€mi^^.§oitportéeà 200 :il est non moins éiddent que eette dernière fJonnera dans ce délai ïéknm de bois que la première , parce qu'après 400 ses, elle entrera dans une période de décroissance pendant laquelle Pautre parcourra une seconde fois la progression ascendante des accroissements ^ et atteinjdrade nouveau les années d'Age moyen les pins favorables à la production.

im PRINCIPES FONDAMBMTADX

Donc 9 dans les deux cas^ soit que Ton devance » soit que Ton dépasse Pépoque de ^'exploitabilité absolue 9 la production est moindre que si Fon s^en tient à cette époque.

371. Delà proposition que nous venons de démontrer 9 ainsi que de la définition des accroissemenls [358] , on déduit facilement les corollaires suivants :

1^ Tant que Faccroissement annuel augmente » Faccroissement moyen augmente évidemment aussi ;

2^ Lorsque Faccroissement annuel diminue» Faccroissement moyen continue à augmenter aussi long^temps que Faccroissement annuel, tout en diminuant, reste plus grand que Faccroissement moyen correspondant ;

3^ L'accroissement moyen atteint son point culminant lorsqu'il devient égal à Faccroissement annuel correspondant ;

4^ L'époque du plus grand accroissement moyen tombe nécessairement dans la phase descendante des accroissements annuels, d'où il suit que Fécart entre le maocimum annuel et le maximum moyen est plus ou moins grand y selon les conditions de la végétation.

372. La détermination rigoureuse de Fexploitabilité absolue d'une forêt , est une question de calcul importante, et qui exige une suite de recherches et d'expériences dont le détail ne saurait trouver place ici. Au surplus, Fobservation attentive de la marche

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irtfAifs»iMfnrAti^K DBS SOIS. i$3

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£<es {k>i> «onl en bon étal de végéHXBM^ èi'ihur hài^àis-

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nuelles sont /ortes.,«t .âllongéeSf le feuillage abondant et

'^^m-^m mimim?Vè^M\imy\A branches

tement saillante. - 1 -; ,- • . ;

L'fzccroissemeni a atieint son point culminatit^èt ctevîeni ( fltolmgfl^ kttfiUtt ^p^tesi^pèU^ès^ sMipeltei^ iont^ plus

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et gue la flèche jde la cime é§t moin^ prcyiohcee (ï)^ ^^L^tmmt^^Vlé^hiiU^%itéft'mm^tià^;\S^^ la

^otomjie dues feuilles ilu sommet Jaunir et tomber plus tôt que

c'est-à-dire, lorsqu'il meurt Quelques branches à la fctoe^

Le déjiérissement est arrivé quand lécorce se ^yrce ^ro- •ifoAiéiteiilq m>ft(fDi9èldiniHpB(nctacfi0^cteq on

ireSeroi^sTiPirics eii^ cnampîgnons s^aitaclieSi en grande quantité à Técorce» et qu*onla voit marqad^â^lKè^il^lîtA^s

nS\BfflP^ra988Îoiooe bncig èulq uh oupoq^^J "i

89b 9lnBbn3D8ôb agmlq fît"if6l>*fnomo'iîc<^?.30'la oa. îoj

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. J (1) A.^^ W>iBi»,^l, f>m. r^wftHçi-Tccpiôfi^i, : jm'il f firtui ,pqpsi|^e jie la ocrDÎère année observée n^eui pas- été Tavorahle à ta végelalion, a caaso des

J^) Ce dernier hx^tt naloreIlepAeol> iif pei|l e^tcr.cbez les bois résineux,

im\b ^èeiÂièr, en rÊfanctie, est râtitaùt p1\is èaractérisij dier ^éœc, (fUM

.^i^lffMlfc dafantagA eym la lorm^ pidrfe^^meal copiçi^^ gi|>f^i^ l^ar eime,

lorsqu'ils sont en pleine croissance.

154 PRIMOPBS FOI^DAMEMTAl^Y

port de 4eurs dimensions et de leurs qualités^ PexploitabQifé est dite relative.

374. Uexploitabilité de première sorte trou ve son application toutes les fois que, considérant une forêt comme un capital placé en fonds de terre, on ne se propose d'autre but que de faii*e fonctionner ce capital aux conditions les plus profitables à Pintérêt pécuniaire du propriétaire. Dans ce cas, PexploiCafioa d^une forêt devient une affaire de pure spéculation^ et la mesure de Fayantage que procure Topération se trouve exprimée par le taux de placement du capital qui représente la valeur de la propriété. Or, ce taux de placement n'est autre chose que le rapport de la rente au capital. Lors donc que Ton veut exploiter une forêt dans la condition de Pexploitabilité relative à la rente la plus élevée, la révolution doit être déterminée de telle façon que le rapport entre la rente et la forêt qui en est productive soit le plus grand possible.

Le capital placé dans une propriété boisée peut être représenté à chaque âge : 1® par la valeur du fonds de terre; 2^ par la valeur sur pied clu matériel ligneux ; 5** par la somme des frais de garde, d'entretien et d'impôt, aecumulés avec intérêt, depuis la naissance de la forêt. — Ce capital s'accroît, chaque année : 1*^ de la valeur d'un accroissement annuel (1) augmenté de la plus-value que le bois acquiert

(1) L^acrroisscment annuel da matériel ligneux est une fonction double da fonds de terre cl des accroissements antérieurs, tout comme Tuccroisscment annuel d^nne somme placée à intércis|composé3 est une fonction double du capital primitif et des intérêts accumulcs.dcpuis le jour'où le placement a en lieu.

DB lVxPLOITATION DES liOlS. 153

en vieillissant ; 2^ de la dépense à Taire 'annuellement pour payer les firais de garde, d*eniretien et dlmpôt ; S'' de Vintérét de la somme de ces frais accumulés depuis la naissance de la forêt.

Larente^ au même âge, et considérée dans son abstraction, c est Taccroissement annuel du matériel ligneux. Mais, comme elle ne se perçoit qu^au moment de la coupe, pour toutes les années écoulées, elle est, de fait, égale u la valeur nette des bois sur pied, c*est-à-<lire, à la valeur vénale de ces bois diminuée des frais d'exploitation. Ce n'est donc autre chose Que la partie du capital producteur comprise dans le matériel ligneux. Or^ Taccroissement annuel de ce matériel, ou de celte rente sommée, varie naturellement avec Tâge du bois et avec les conditions de la végétation, tandis que le capital, tout en s'augmentant aussi par le même accroissement annuel, s'augmente encore, progressivement, tous les ans, des frais de garde, etc., et de leurs intérêts accumulés.

Il suit de là que, pour chaque année de retard apportée à Texploitation, la rente et le capital producteur s'accroissent dans des proportions différentes, et que le taux de placement varie, par conséquent, dans le rapport de ces deux sommes. — 11 en résulte, de plus, que pour que le propriétaire ait intérêt à différer sa coupe d'une année, il faut que le matériel ligneux sur pied acquière ime plus-value plus forte que l'intérêt de la somme qu'il eût retirée, en exploitant Tannée précédente. En outre, s'il avait coupé son bois, le propriétaire aurait obtenu une nouvelle pousse qui, bien uue de nulle valeur en elle-même, a cependant, comme élément initial d'un nouveau produit, une importance égale à l'une quelconque de celles qui lui succéderont dans le cours de la révolution. Cette pousse ou cet accroissement rudimentaire a donc, pour le propriétaire, une valeur égale à la valeur moyenne des autres accroissements annuels dont il s'interdit la perception en les laissant sur pied.

En définitive donc : pour obtenir la rente la plus élevée, la coupe du bois devra se faire dès que l'augmentation annuelle de la valeur du matériel ligneux cessera d'être au moins égale à la valeur moyenne des accroissements antérieurs, ouginenlée de l'intérêt de la valeur de ces mêmes accroissements.

Celte exploitabîlité répond évidemment le mieux

15Q ]^Air<ciFBs fo^Afffifii^f . ,

à la spéculation parlîqultère.î.elle abrègçi lesjéyo— latîoiis le plus possible ^t reste^ généralement, ej^ deçà de Pexploilabilité absolue (1)« . . . .-

37S. Quand la réroUuion n'est relaitiye qa'h la qoaKté et aux dimensions des bois> on peut être amené» iielon les cirpon^tapceS) tantû|..à dépf^sseir^ tantôt à deTEueer plus pu moins TexploitabiHlé 9tb<-

Le premiw cas seprés^irfe s^il s'agit^ par exemplp^ d?éleyer d^ fortes pièces pour les constructîoqs nar vales. Qu aulnes ; le second^ si la consommation ne demande que des bois de faible dimension^ tels qu'il W faut jpoi^iî çevcle^ 4^ fytj^ïlU^ oui ppur |>aisse8^u^f:

de.vigi^e^.n .,. . .,.//■,.

^ - De léxploilabilite composée. ^ i-

570. Ueoi^^fabikte'cç^pQsée Isowe. son ap|»^T cation larsq^'il>'ç^ 4'j)J}llpittr.cten^ un^teyo^ ^oiMi^ on le pluagrafid firo4V|i(t içaA^iel ji^^^t i la rente. la plus élevée^ o^, la mat^i^ff .â.la loi^ la plus çon^idé^ rabte et 1^ pïo^ utilei., -.-r. ,\ ; ., ...

377« Laréumond^.deux.p^emièipes condîtionsse présente dans les bois-qui^ soit & cause de la nature

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(1) \\ pent «Bln'e S6 fiéBeoter des eas o& oa pMpriéUtffe «mil tyantager à abaltre 8on bois avant même qu'il ail atteint rexploilabilité relative qae doos considérons ici : par exemple, si des circonstances exceptionnelles et momentanées Ini offraient à la fois l'occasion de placer sa marchandise à des prix élevés qo*il n*espérait pas en retirer plus tard, et un emploi avantageux et sûr de ses capitaux dan^ un autre ordre de spéculation.

• DE l'kXPLOITATIOS DES BOIS. 157

de Pessence ^ soit à cause de la mauvaise qualité du fondsy entrent en décroissance à un âge peu avancé, avant lequel ils n^auraiént pas de valeur commerciale assurée ; parce qu'alors ^ en effets la question matérielle^ d'accord avec la question financière > commande une révolution de courte durée. Cette exploitabilité convient évidemment au plus haut degré à Pintérét particulier j en même temps qu'elle satisfait Pintérét général. Au point de vue de ce dernier , il est donc exact de dire que les forêts médiocres sont lesseulesbien placées entre les mains des particuliers. 378. Au contraire y réunir les deux autres conditioDS, c'est-à-dire, obtenir les produits à la fois les plus considérables et les plus utiles , c'est répondre complètement à l'intérêtgénéral^ et c'est, par conséquent, dans les forêts de l'Etat surtout, qu'on doit se proposer un tel but. On le peut dans un grand nombre de cas, et notamment dans les forêts où les essences les plus importantes et les plus répandues , telles que chêne, hêtre, châtaignier, sapin , épicéa, pin sylvestre, etc., occupent le sol qui leur convient. L'accrois^ sèment de ces bois parcourt effectivement d'abord une longue période ascendante ; puis , après avoir atteint son apogée, il se soutient pendant assez long-* temps à peu près au même niveau. Il résulte de U qu'ils peuvent , sans décroître sensiblement , être conduits â un âge avancé, et acquérir, par suite , les dimensions et les qualités réclamées le plus ordinairement pour les emplois les plus intéressants , tels que la construction et le travail.

iS8 PaiNCIPBS fONDAMSKTAUX

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