‹ Cours élémentaire de culture des boisChapitre 33 sur 108 · J)E L^ASSI£17TB DS$ GOU,PBS · texte numérisé non relu

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393. Lorsqu^il s^agit d^élablir une mardm mlHMir ^èibf)duKlflS[n^ûitÀtiiiœ ftwftt^. Va^sif^Hides

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servation des bois , et mérite, par conséquent , l'atr tti|fidiiltbateppalcîaleiia£aràstkr.: >(

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t)te ikrcinq^^ msôs) ti n?est pas Iokîqui» possible de se conlomier ajoutes à* b fois, parce xjue-sôuv^trap*plication de Tune contrarie Tapplication de Tautre. Quand une pareille opposition se présente , c^est au forestier à savoir, diaprés les circonstances locales, à laquelle de ces règles il doit donner la préférence.

170 raiII€IP£S FONDAMENTAUX

ARTiCLB 11.

Première règle.

394. Dans une même série d'exploitation y les coupes doivent être assises de manière à se succéder de proche en proche , et recevoir la forme lapins ré* gulière possible.

Quand Fassiette des coupes se fait sans ordre ni suife^ le jeune bois qui se trouve sur les limites de ces coupes, souffre toujours plus ou moins du couvert des arbres voisins, et, lorsque ceux-ci viennent à être exploités, ils lui causent encore un dommage notable par Pabatage , le façonnage et surtout par la vidange. Si les limites sont irrégulières et forment des sinuosités profondes , ce dommage est d'autant plus grand. Enfin , lorsque les exploitations ne se suivent point , il devient plus difficile d'exercer sur les jeunes coupes toute la surveillance qu^elles récla* ment, en raison des nombreux dégâts que peuvent y commettre les hommes et les bestiaux.

En observant la règle que nous venons dMnoncer, on évite tous ces inconvénients , et Pbn se procure de plus Favantage bien réel de réunir toujours dea bois peu différents d'âge ,* qui se prêtent un mtitudl appui contre les vents , la neige, le givre , etc., se poussent réciproquement dans leur croissance en hauteur^ et sont sous tous les rapports plus faciles à administrer.

DB l'exploitation DES BOIS. 171

Mais dans Pétat souvent fort irrégalier où se trouvent nos forêts actuelles, on ne peut pas établir^ dès à présent, une suite non interrompue de coupes ; il faudrait pour cela consentir à exploiter certaines parties bien avant, et d'autres bien après le terme de h révolution, ceqni entraînerait nécessairement une pal6|ilas ou moins considérable de produits. On doit donc (du moins pour la première révolution) se contenter d'approcher de Tordre désirable, en disse-* minant les coupes le moins possible, et^ dans ce but, Be pas hésiter à faire quelques légers sacrifices, si la trop grande inégalité d'âge des bois les rendait nécessaires.

ARriCf4B itu

Seconde règle.

395. Lés coupes doivent être disposées de ma" nièf^B que les bois d'une coupe en exploitation tie séiènf pas dans le cas d^être transportés à travers d autres coupes précédemment exploitées.

^G<«terègte a pom* bût de facilîter les transports, ef particulièrement d'éviter les dommages des vidanges, qui, ne pouvant s'exécuter la plupart du temps (]p'à l'aide de nombreux charrois , sont surtout ruineuses dans les jeunes coupes. Pour s'y conformer iVsuffît que chaque coupe soit indépendante des autres, et qu'elle aboutisse directement, soit sur une route ou un chemin, soit sur un ruisseau où le bols

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puisse se flotter, soit enfin sur les terres ou sur les prés.

AKTfCll! IV.

Tf(M^ième f^U»

396. Dans toute forêt ou série d'exploitation , /es coupes doivent être assises de manière que celles qui sont à exploiter au commencement de la, révolution^ se trouvent placées du côté du Nord ou de VEst, et les dernières du côté du Sud ou de V Ouest. ,

. Gesopt les vents soufflant de. ces deux dernières directions, qui, en général , exercent le plus' de dégâts dans . les forêts , p^rce que, étant d ordinaire s^ccompagnés dç pluies et très7sduvenf d^orages^ ils détrempent. 1^ terre et déracinent aïnsi plus facilement les y^r^res. I^es yènis du Nord et dé l*Esi Vu contraire , outre qu'ils sont ordinairement moins violents , amènent presqpe toujours la gelée on Ta sécheresse, et, dans ce cas, les racines ofifrent'ptus de résistance.

i H est donc très-essentiel que les arbres téservés en plus ou moins grand nombre dans les coupes , selon le mode d'exploitation adopté, soient garantis le plus possible des vents dangereux par la masse de la forêt.

Cette direction des coupes présente un avantage de plus dans les forêts d'essences à semences légères, parce que ces semences, qui se disséminent en grande

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partie par les yen^ chauds du Sud et de l'Ouest , sont dès lors portées^ des portions demeurées intactes, dans celles que Ton exploite et dont elles augmentant ainsi les chances de régénération.

Quoiqu'il soit à conseiller d'appliquer la troisième règle à toutes les essences^ même au chêne qui est la plus fortement enracinée y il faut observer , cepen dant^ qu'elle est surtout d'une haute importance dans les forêts de bois résineux qui, en général, ont une tige plus élevée et moins de racines que les bois feuillus.

La situation des forêts peut seule amener des cas d'i^xçegtipn. pn sait, par exemple, que vers les bords

lès égalén^enf notoire que , dans les pays de montagnes, la ,copfig|iration ^du terrain peut ^tre telle , que ' les vents, quoique soufflant du Sud où de rOuest, vienjjjicnt cependant s'engouffrer dans les vallées, de manière h frapper sous des directions toutes différentes. Dans de pareilles circonstances, là règle qui nous occupe doit nécessairement subir les modifications indiquées par la localité.

397 . On ajoute aux avantages de la règle que nous venons d'examiner , en laissant subsister sur les lisières Ouest et Sud, lorsque les exploitations y parviennent, un rideau d'arbres en massif, d'une profondeur plus ou moins grande (de IS à 50 mètres), selon que la situation est découverte ou abritée,

d|Çxçe£tipn. jJn sait, par exemple, que vers les bc de la, âéjŒiterranéè , ce sont très-fréquemment jents d.^£fSl| qui apportent les pluies, et il est ég(

174 FAUtaPES VOMDAMBNTAUX

ressente traçante ou pivotante^ etc« On sait tpke, lea lisière 9 les arbres sont en général plus braneboar^ moins élancés et plus enracinés que dns Piaiérîeor de la forét^ et que^ s'étant développés sotos ractioci : continuelle des ventSi ib résistent nûetts^ par 8t]ife>> à leur violence*

En n^exploitaskt ce rideau que 10 ou 20 as» après qne la régénération des parties contîgaes seta plétement assurée^ on n'^ilra plus^ alors» k se ^é( ciiper qoe ^u. laible ei^aoe sur lequel il s^étenâ*ot' que, au besoin, on repeuplerait artificiellement (i^.t

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QHf trième règle* . , . , . ^

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