En tnontagne , il faut couper d'abord tes
parties inférieures , et conserver les supérieures , pour tes dernières exploitations •
Ce sont les sommités qui sont le plus exposées ^x ravages des vents, et, lorsqu'elles sont boisées, elles' en diminuent la violence. En commençant dpnç!
(1) Le maiatiea d'un rideau peul être utile encore pour garantir certi^ines ^ssen^es contre les vents desséchants» on fr0ids qui souvent nuisent coasidérablemeiit aux jeunes plants dans les.premières années de leur esistence. Dans ce cas » ce n'est pas au Midi et à TOuest, mais au contraire» au Nord ou à l'Est que l'abri doit être établi.
DE VEXnQiNàVlO^ DBS BOIS. 175
Tai^loitiltian pirr le» plateaux , on doit craindre que le& ps^m de$ pentes, immédiatement contiguês» ne soient plus safiSsamment garanties et que, n'étant pa8i babitoées à sfibir Paetion entière et directe des onra^ns ^ elles ne se trourenl compromises dans leur existence et dans leur régénération. En ocrtre y les acmeacea tondbant natardienient du haut vers le bis ides montagnes, il est utile que les élévations resteal garnies le plus longtemps possible, poùv eontrikM»* au réensemencement des parties inférietirès*
Tels sont les motifs qui ont dicté cette règle. Mais, en s'y conformant, il est évident que , si Ton ne pouvait assurer à chaque coupe quelque moyen direct de vidaDge, on retomberait dans l%iconvéoient de faire traverser aux bois de la coupe en exploitation les coupes précédemment exploitées.
On remédie a cet mconvénient en pratiquant un cbemîn de voiture qui sillonne la montagne du hsiut euBas, de manière à la diviser en plusieurs zones et à permettre que toutes ]g$ coupes viennent y aboutir. Pai£}is on établit aussi des chemins à traineaux (1)
(I) Vmt éicMir ees clîâiiiifis , m ere«se dans la c6te «n sen « tier,.daitft «naéireeUckii aiaiNSQSê s* eoirrefiaUemeiit en pente» et on b garnit de roedias #a de b^is de quartier, pla<^ pa* mttUem^atea tracera da seatter , et à k dlstaûce de 4^ à 0& cfÉAhailres les uns des autres ; chaque biebe est mainteaue par
1 7Ô pRirrcrPEs td«6ÀirtÈ*ri*AUx« »
et des lantairs (1). I>ans cerlain» cas, eëpeiià»nf^ âtrcan de ces moyens ïié "peut être ^coipkiféi' sent
unoa plusieurs piqaets enfoncés i'fleiir dé terre. Dés âéàx côtés de ces bûches, on adapte des perches, afin d'en^pêcher letraî-^ neau de sortir de la voie , et l'on a soin de graisser avec du lard, du suif ou du savon les endroits des bûchet; ^ur lesiifaèls les membrures du traîneau doivent frotter, pour rendre la dés-' cente d'autant plus facile quand le traîneau est fortement cB^rgé^. A côté de ce chemin à traîneau on pratique un autre sénti'er, on d^n moins on établit un nombre suffisant d'e places sur les côtéis, pour que les tràlneàiix vides' puissent être Remontés sans rencontrer en chemib l'es traftieaui chargés. {Dictionnaire dèé Foï-et* dé BaûdrniàH.j' ...--' • • ' • .î.
' (Vj Le lànçàxr t)â gliéààirartifitUl consisté' dim'bn cariai dfe 66 cèntimèti'efs il'l m'èifre^'d'ouV^rtiire', sûr Si9f cénti&ètferde^ profondeur r 'ifie cdiijpôse'dë 6' à'8 pèrclies'ôu jetineà* tigëi, Â^arbrès, Ibn'gù'eâV'^^oites et tiniès, asseniblées de maMére à former un demi-cylTn^re crèuk , qtie l'on dispose potfr'(jtte le bois qû*on y jette glissé dé Ini-méme et se rende au bas éé la montagne. * > . . r
Les glissoîrs qui ne sont destinés qu'aux bois de chauffage ou de travail et inéme aux billes de scrâge, peuvent ô^e'dM^ gés en ligne droite, du haut eu bas de la montagne ; maîsquaiid it s'agit d'en construire peur faire glisser des pièces xle longueur, on doit les diriger de manière qu41s forment une longue courbe , afin que les pièces ne tombent pas avec trop de vitesse, et n^éprouvent aucun dommage. On doit aussi dimi* nuer la rapidité de la chute, vers Textrémité^du lançoir , en le rendant horizontal à cette extrémité, et l'on y pratique, lorsque* cela est possible, un étang ou réservoir d'eau d'une pro^fondèur^
DE/ îiwmO^^%fiO^ XMSâ^ BOIS. ï i77
sniUaia^e.paiiT ^ox}\tj\ii,y\filipnceA^,h chute et erQpéqher que;
., j Pwl^naiçctnient ». .)a,ç\irf^ce,d« §pl, Hm^ je$ pemçs de. moB- \^i(^^ ii'f^Pf(8, ^pjle.^ue^le.lanijoir puisgje rjepos^r jlmf|iédii^-: ^iç^çijj^ ^j^rls' Urre da^^ tous^^^^^ points. On i:ef»(^die à ç«atj ÎQ^Çiq;i)i^nieAt p^r des cales ou baudets^ qai donnent au ^issgir Iq^-j^ll^s nécessaire. . ^.
,.,^ Ji^nçqjr.p.V cfi^T.e .susceptible d'uoe^ ainéUprafiîOA jiçpipc^;
€<mgéte<iAR^.}ç vîÇQvê). d'nijft çr#ta de *laç^,^,.aif B'jl.tfwfe^cM peu de neige oa de verglas, ce qui lui prffUjrie; r^aleq^Ut^ UOf
ifilter l^^^(^js,,^eprW|.(iuep5t7.oi>,Q«;iwfpi{i^ Vtû^Ç,r.^
, Ljï jili}pa^t, 4e,s.l^WS.airs oji.gUj5SJ0Îrs sônl en ljq.i§ j. cep.efi^^j^ cin ^|[^.f3|U,^ fer.dans,.quelques psiys où l'iJ^ag^ç .da ir^^sportef ;ûiis U ]^pis;e^.p^n>4n^u D^s l^ Wurleml)eTg,.dit iji. Hfir, tig, il y en a un qui , n'ayant que 45 centimètres dç If^'^u? ^orST «enlinxçjMres^e profpude^ir^ o^t surmanié d'un tqit p^ur quelle boi$ ne puisse saute? en dehors. (JD^^foiifi^i^r^^ d|e,Baa-
drillart.)
Ces lançQÎrs sont un des moyens de yidaAge les mieux eti^ tendu», et l'établissement en est bien moins coûteux et plus bcileque celai d'un chemin à traîneaux. En y ji^taat les bois, on ne risque pas d'endommager les arbres voisins ni de détériorer le sol au point de causer à la longue d^es ravines dangereuses, ainsi que cela arrive lorsque, comme dans les Vosges par exemple, oa lance immédiatement sur la terre. £u outre,
178 FBIKCIFES FOHDAHBItTAtlX , ETC.
de rochers trop considérables. Il vaudrait mieux alors, et quoi qu'il en arrive, commencer \ea coupes
ar le haut, sauf à traiter les plateaux avec le plus
e ménagements possible.
AXTICH TI.
GinqniËme règle.
599. Dans tous les casy les coupes en montagne, utant que les localités le permettront, devrontétre tngues et étroites et présenter leur moindre lar~ eut aux vents dfm0ereux.
Cette règle s'explique d'elle-même.
n màia^ singulièremem le jeune bais . ei lorque l'opà^lion tt tennïnée et l'appareil enlevé, od aperçoit à peine la trace a passage des prodaiis de la covpe. {Note de l'AfUew.]