‹ Cours élémentaire de culture des boisChapitre 35 sur 108 · DE L'EXPLOITATION DES FUTAIES · texte numérisé non relu

DE L'EXPLOITATION DES FUTAIES

DEFINITIONS

400. On nomme /litote la forêt destinée à produire plus particulièrement des bois de fortes dimensions et à se régénérer par la semence. En général^ cette régénération doit s^opérer par les graines tombant naturellement des arbres, et ce n'est que par exception qu^elle a lieu artificiellement,

401. Une futaie est appelée re^TM&ere lorsqu'elle présente , dans toutes ses parties , un peuplement uniforme et complet, des âges convenablement gradués, et qu'elle renferme en elle-même tous les éléments propres à assurer la régénération naturelle. Le plus sûr moyen d'arriver à cette régularité est

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l'emploi de la méthode d'esploitaiîon connue sous le nom de méthode du réensemencement naturel et des éclaxrcies, méthode qui sera développée dans ïe chapitre suivant.

402. On nomme irrégulière, au conlraîre, la futaie dont le peuplement est inégal et incomplet > où les âges sont mal graduée , et dalis laquelle ne se trouvent pas les conditiotis qui constituent la futaie régulière. Cet état est ordinairement dfi & des exploitations routinières, vicieuses, ou bien au hasard, plutôt qu'à un système arrêté et suivi avec connaissance de cause. Ainsi Ton troave ' communément à Pèlat de futaie irrégnlîère , les foréfs soumises au mode appelé jardinage et celles qui sont traitées à tire ef oiré, mottes dont il sera question plus lard.

J(05. On exprime par fî/atrti^ un lieu' dégarni de bois et qoi ne peut se repeupler ïialuretlement, en raison du petit nombre d'arbres qui s'y trouvent.

404. Les ptmts vides sont des espaces entière^'' ment dégaraîs de bois , ou lo'uf au plos couverts de'' quelques petits arbrisseaux et arimstes.

&0S. On n'appliqne les noms de clairières et de places vides qu'à de faibles contenances ; lorsqu'elles sont considérables, elles prennent le nom de terres vaines et vagues,

406. Une partie de bois est eà mAan/* lorsque les branche» el le& cimes des arbres se touchent sans être ^léès par le vent.

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A07. Le massif est serré, qyand les branches s^en* trelaij^nt ; incomplet ou clairière^ s'il existe de nombreuses clairières ; entrecoupé^ quand il est parsemé de vides.

408. Un massif de bois tout jeunes^ dont les tiges sont encore garnies de leurs branches dès la base , se nomme fourré^ quand ^ par suite dis Pétat trèsserré, d^ Çjes tiges ^ les branches inférieures sëdbent ettombenty nous l'appelons gaulU (1) ; enfin j lorsque les. perches atteignent k peu près la grosseur de 10 ceiji^timètres et plus de diamètre au pied ^ nous gobons le bois de perçhis. Parmi les permis, on dislÎDigi^B e^ço]r/e le|) hfnnts-pjçrehi^ti le» bmtpjçrqbis. Ceux-ci se.cpnjppsçnjt .de. liges ayanti^u,]^ Je diamètre ^q^ nous yenonsd^diiqH^y tandis qi^e les premiers peuvent atteindre jusqu^à une grosseur dou* ble. I4es h^utS'perchis respiyç^^ ^vt^^i» d^qs^certSCtoes Içcalilés^ le nom de demi-futaies.

409. La dénominçition de iois blancs^ impropre^ mais Qoqsacrée par IHisage, indique» parmi l^s e^en- (x^ feuillues^ ; les. bois de qualité médiocre et d'une Côntexture molle ,., quelle que. soit d'ailleurs leur

(t) Dans plusieurs départements, la dënominatîonde^aî//î9 indique la qualité de bois que nous appelons perehis. Nous a?ons pensé qûece dernier ternie convient mieui pour des bois (I^à d'une cenaiue force, tandis que yaulù, qui dérive et gaule, neus a paru s'appliquer mieux à des bois de faïUe-diiaenAÎ^n.

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couleur : tels sont les aunes^ les tilleuls , les peuph et les saules. Ou les eût mieuX' appelés bots tenéb^^s* Par opposition avec cette désignation de bois blan€^s ou bois tendres, on comprend les autres bois feuillus sous la dénomination générale de bois durs*

410. On. désigne par morts-bois la plupart des ^^rbrisseaux dont la présence indique ordinairemexit le mauvais état des forêts : tels sont le sureau y le coudrier , le cornouiller mâle , le cornouiller son-guin , le troène , les viornes , le fusain , la bourdaine, le houx y les épines , le genévrier , etc., etc.

41 1 • Par bois abroutis , on entend les jeunes bois broutés par les bestiaux ou par le gibier, et Tétat de ces bois se nomme abroutissement. Lorsque les essences sont de nature à bien repousser de souche , on remédie à cet état de détérioration par le recépage.

412. Recéper y c^est couper à fleur de terre les |eunes tiges, dans le but de les faire rejeter de souche. Cette opération se pratique pour régénérer non seulement les bois abroutis , mais encore ceux qui ont été dégradés par l'effet des grandes gelées, des incendies, et même par la dent des mulots, qui souvent en pèlent presque entièrement Pécorce; on récèpe dans le même but les bois qui ont langui pendant trop longtemps sous le couvert de grands arbres.

413. Mettre une forêt en défends , c'est en interdire l'entrée aux bestiaux , parce que les bois ne sont pas assez élevés pour échapper à l'abroutissement.

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414. On appelle bois défensable celui qu^on peut ouvrir au pâturage^ parce qu'il n'a plus rien à craindre de la dent du bétail.

41 S. Lorsque, dans une coupe ^ on laisse subsister un certain nombre d'arbres , pour un temps et dans un but quelconques , ces arbres reçoivent le nom de réserves y et, pris dans leur ensemble, ils forment ce qu'on appelle la réserve de la coupe.

416. Les jeunes bois qui s'élèvent sous les réserves s'appellent le sous-bois.

4i7. Une coupe, exploitée sans aucune réserve , est une coupe à blanc-étoc.

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