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MÉTHODE

DU RBBISSEMEISCEMENT NATUREL ET DJj^S ÉCLAIRCIES^

EXPLOITATION DE^ WtTAVil^ pÉGULUÈa&Eâ.

ARTICLE PRESITEk.

Généralités. .

418. La méthode du réensepiencement Da4urel et des éclaircies consiste à exploiter les futaies d^ manière à en assurer le repeuplement naturel et complet, et à favoriser le plu3 possible leur croisr sance, depuis la première jeunesse jusqu^au tçrme de Pexploitation.

Cette théorie repose sur des faits simples et peu nombreux observés dans la nature, et , pour la plupart, établis par la physiologie végétale, science que Ton doit pr^idre pour guide dans toute méthode de culture.

419. La graille ne germe que sous Pinfluence simnltanée de rhumidité > de Poxygëne (i) et d'un certain degré de chaleur. Quoique le sol ne soît point pour la germination un milieu indispensable, son action, quand la semence s'y trouve placée, n'en est pas moins très-essenlielle. En effet, c'est par son intermédiaire qu'elle doit recevoir , dans les proportions convenables , l'influence des trois agents que nous venons de nommer ; il importe donc qu'il ne soit ni trop léger ni trop compacte [45]. II importe encore qu'il soit substantiel; car dès que la radicule est développée , elle a besdih ^Wf trouver des sucs nourriciers qu'elle puisse, s'assimiler facilement.

420. La lumière nest point nécessaire à la germination , et lorsqu'elle est très-vive elle devient souvent nuisible ; aussi la nature nous montre-t-elle la plupart des graines germant à l'ombre. Mais aus« sitôt que la jeune plantule a percé la terre, elle ré« dame l'influence de la lumière, qui, pour être bienfaisante, lie doit néanmoins lui être dispensée qu'avec mesure (!2). Pactibil trop intense des rayons solaii^' lue bientôt les plantes naissantes , et plusieurs essences forestières surtout , montrent, sous ce rapport, une grande sensibilité [177 et 261].

'Ce n^est qu'après avoir acquis un certain degré

(1) L'un des gaz composant l'air atmosphérique.

(2) Voyez de Candolle, Physiologie végétale^ cliap. 6.

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de force, sous un al>ri protecteur, que le jeune planC peut» sans inconvénient , et même avec avantagée, recevoir les influences atmosphériques* Cette époque varie selon le tempérament pks ou moins robuste des essences,

421 • A partir du moment où le plaint a acquis ajss^z de vigueur pour croître libr^meoit sou? T^/çtipa des météores , il présente, lorsqu'il ,est. serré, en nGiassIf (ainsi que cela a lieu dans les forét^),< une nouvelle série de phénomènes végétatifs^ ..

Toute plante, pour croître , exige un certain espace, aussi bien dans le sol pour y étendre ses racî-* nés, que dans l'atmosphère pour y étaler ses branches ; et, à mesure de Pacer oissement de la plante, Pespace qu'elle occupe devient nécessairement plus grand. Or, il est évident que, dans une jeune forêt, qui dès les premières annéjes s'élève en massif serré, tous les plants qui composent ce massif ne pourront plus trouver place lorsque , par exemple , ils auront acquis un volume double. De. là, la nécessité matérielle d'une diminution dans leur nombre , au fur et à mesure de leur accroissement. On remarque, en effet , dans un tel massif , qu'il s'engage une lutte entre les jeûnes plants, qui tous cherchent à s'emparer de l'espace qui leur est indispensable pour participer aux influences de la lumière et de l'atmosphère. Dans cette lutte, les brins les plus faibles, privés de cet espace , surmontés et dominés ^ ne tardent pas, ainsi que les branches inférieures des autres, à

sécher et à tomber en pourriture ; et c^est ainsi que, d'année en année , le nombre des tiges diminue, et que celles qui persistent , comme étant les plus éleyées et les plus vigoureuses, se débarrassent de plus en plus de leurs branches basses, et prennent un fût d'une plus grande longueur. • " Pendant la-preriaîèré jeunesse de la forêt, cet état de choses ne présente pas d'inconvénients ; il est certain même qu'il olffre des avantages , les jeunes brins se prêtant un mutuel appui contre les intempéries et se poussant à croître en hauteur. Mais plus ils avancent îen âge , plus la lutte devient opiniâtre , parce que les tiges' dominées , quoique privées de Wtion de fa lumière , sont' d'autant plus longtemps à succomhèi" qu^eîles sont plus fortes, ce qui dès lors produit un' ralentissement marqué dans l'accroissement de tous les bois. Néanmoins , le nombre des arbres diminue toujours insensiblement diaprés la même loi.

Dans une forêt abandonnée à elle-même , cette opération naturelle continue de la sorte, jusqu'à ce quHI arrive un point où les bois s'éclaircissent assez pour offrir les conditions favorables à la réussite des plants produits par leur semence. Alors une nouvelle génération se présente pour remplacer celle qui est parvenue à maturité.

422. Tel est le travail de la nature. Il faut chercher à l'imiter, non servilement, mais de manière à maintenir, et à faire naître au besoin , toutes les

190 BB £^SXPL01TATI0K

circonstances propres d'une part, à assurer la régénération des boùf de Pautre; à hâter et améliorer leur croissance (voir Plittrodoction).

Les divers genres de coupes qui consliluent la méthode d'exploitation qui noos occupe , doivent toujours aboutir à Vnn de ces deux Tésultats.

ARTICLI^ It.

Coupes de régéDéraiioD.

423. D'après ce que nous Tenons de voir, les conditions de la régénération d*un massif de futaie parvenu à son exploitabîlité peuvent se résumer ainsi :

1^ Ensèmèncemetat complet du terrain ;

2^ Sol meuble et substantiel ;

3® Abri aux jeunes plante' au commencement de leur existence ; * '

4® Participation des jeunes plants aux influences

atmosphériques^ selon leur tempérament plus ou

moins robuste. ^

Ces conditions ^ le forestier les réalise par trois

coupes successives.

424. Dans la première^ appelée coupe d'ensemen-cernent y il laisse sur pied le nombre d'arbres nécessaire pour garnir de graines tout le terrain de la partie en exploitation , et pour abriter , tant contre les ardeurs du soleil que contre les gelées , les jeunes plants qui lèvent après la chute des semences. Si la graineest lourde et le jeune plant délicat^ comme

DIS FUTAIiSS. 191

edla arrive pour le hêtre y par exemple , les arbres devront être assez nombreux pour que les extrémités de leurs branches se touchent lorsqu'un léger vent les agite, et> dans ce cas» la coupe sera dite somr hre. Mais si> an contraire , les graines sont légères et les jeunes plants rbbustes f les arbres pourront être écartés davantage. Il est essentiel qoe la réserve se compose, autant que possible , d'arbres sains et TigouQMix, susceptibles de fournir abondamment de bonnes semences •

La coupe d'ensemencement satisSaiil évidemment aux trois premières conditioiis que nous venons d'énoncer. En effet, elle assure V ensemencement complet ; elle conserve, par son cou ver t, le sol meuble (1) et substantiel (humus) qui s'est formé sous le massif et qui , joint au lit de feuilles, facilite la germination et le développement du jeune plant; enfin elle procure à celui-ci Vabiiqfiï convient à son tempérament.

42S. Aus^tôt que les jeunes bois ont acquis un certain degré de force, ce dont on s'assure surtout

(I) Rien n6 s'oppose à eo que» dans les «oapès d'easenieii* eement, on déraeine les ^ucbes des arbres abauus. Cette extraction aa^mealera les produits en matière, et pourra , là où le terrain n'est pas suffisamment meuble, le préparer à recevoir utilement la semence des arbres de réserve. Il n'y a d'exception à cet égard que pour les pentes un peu raides , dans lesquelles cette opération pourrait avoir pour suite rébouleroent des terres.

192 DE l'exploitation

par la formp de leur cime et par Taspect de lear feaillage dans la saison de là régétation, il deTÎent né* cessairé de les faire partieiper davantage aux bienfaits de la lumière et de Pair, La coupé qui doit remplir ce but^ et qui consiste à éclaircir la réserve^ c^est-à-dire, à en abatlre une partie, se nomme coupe claire ou secondaire. Dans cette opération, on enlève de préférence les arbres qui surmontent les plants les plus vigoureux et les plus élevés, ettfayant soin cependant d^en laisser quelques-^uns , afin de conserver Tombrage encore utile. On n^en coupe aucun dans les places où Pensemencement n'est pas complet , et où les jeunes brins sont encore trop faibles.

Lorsque le tempérament du jeune plant est trèsdélicat , et que Pexposition et le climat rendent les chaleurs ou les gelées redoutables, on fera bien d'effectuer la coupe secondaire en plusieurs fois, c^està-dire, d'éclaircir la réserve insensiblement, de manière à acclimater plus sûrement le sous-bois.

426. Enfin, lorsqu'on est assuré que le sous-bois est assez fort pour se passer de tout abri, on procède à la coupe définitive en abattant Ici restant de la réserve. N'étant plus dominés d'aucune manière, les jeunes bois s'élancent dès lors et prennent une croissance rapide (1).

(1) C'est à tort que certains forestiers persisteiït , même

Dans certaines circonstances , on conserve dans les coupes définitives quelques arbres que Ton destine à parcourir une seconde révolution, afin d'obtenir des bois de dimensions très^fortes. Ces réserves doivent être placées sur le bord des chemins et sur les lisières de la forêt. Dans de tels emplacements, elles porteront moins de préjudice au sous-bois, et elles pourront d'ailleurs être extraites sans difficulté, si le dépérissement qu des besoins extraordinaires forçaient à lesabattre^ f'>

427. Gomme on leroit, la coupe secondaire et la coupe définitive sont destinées à accomplir la quatrième et dernière condition de la réussite du repeuplement naturel. Il est presque inutile d'ajouter que, pour assurer le succès de ses travaux, le forestier doit prendre les mesures de police et de surveillance nécessaires , afin de garantir les jeunes semis

après la coupe définitive, à mainteDir des réserves sur les petites clairières qui peilTént exister , ça et là dans la coupe , par suite de causes diverses. Cette pféeaution est vaine. D'abord, ces arbres isolés sont la plupart du temps renversés ou brisés par les vents ; en second lieu , le sol , dans ces endroits est ordinairement ou couvert de plantes nuisibles ou durci au point qu'aucune graine ne saurait y prospérer. Le meilleur moyen est donc d'abattre tous les arbres en même temps et de régénérer artificiellement les places dont il s'agit. La plantation, dans ce cas, sera préférable au semis , en ce qu'elle établira plus d'égalité dans l'âge des jeunes tiges.

194 DE K^EXPIiOITATION

de tout dommage extérieur» causé soit par les hommes> soit par le bétail ou le gibier.

428, L'exposition et la nature du sol doivent mo« difier les quantités d'arbres dont il oonrient daeom-< poser tant la coupe d'ensemencement que la coupe secondaire > et influer en même temps sur Pépoque de celle-ci. Ainsi, dans les terrains qui ont une disposition prononcée à se gazonner et à se couvrir de plantes nuisibles, de même que dans les pentes méridionales, où le soleil frappe vivement et où la terre est sèche et légère, il est indispensable de serrer la réserve des coupes d'ensemencement et de modérer, en les retardant , les extractions dans les coupes secondaires. Par là, on ombragera plus efficacement le. sol et les jeunes plants, et Ton arrêtera la crue des mauvaises herbes (1). Les mêmes précautions devront être prises en approchant de la lisière des bois et sur les sommets où le vent disperse facilement le lit de feuilles.

(I) Plusieurs auteurs allemands estioiés, eaire antres M. de Bei^ , ens^lgneiU que , dans les sois secs et anx expositions méridionales , les coupes secondaires doivent être entreprises plus tôt et édaifcios pins fortement que dans les terrains frais et abrités, afin» diseot-ils» de faire pNxfiier les jeunes plants de rinfiuence bienfaisante des pliiies douces et des rosées. Mais s'il est incontestable que ces météores sont favorables au sous- .bois, il est évident aussi, d'un autre côté, qu'en le découvrant, comme on le conseille , on l'expose à être saisi par les fortes

DES FDTÂIES. i95

En partant de ce principe , on peut laisser moins d'arbres sur pied y à mesure que les coupes s'éloi*gnent de Peïposition du Midi ou qu^elles sont moins sujettes à se gazonner. Toutefois ^ on ne devra jamais perdre de vue Tensemencement complet de la coupe sombre, ainsi querabri nécessaire de la coupe secondaire»

ARTICLB III,

Coupes d'âmélioralion.

429. Pour que la jeune forêt produite par les trois coupes successives , puisse désormais prendre tout le développement dont elle est susceptible , il importe que Part, toujours attentif ail^ indications de la nature , continue à seconder celle-ci et à hâter Taccomplissement de son œuvre. Dans la plupart des cas^ le besoin de cette intervention ne tarde pas à se faire senlir. En effet , quelle que soit Pattention que Pon mette à bien espacer la coupe d'ensemencement 9 et à amener la reproduction des meilleures

chaleurs oa par les gelées priotanières. Noos pensons que mieax vaut encore risquer de relarder un peu la Tégétation des jeunes plants par trop de couvert, que s'exposer à les perdre par l'excès contraire ; car , la réserve une fois amoindrie , il deviendrait difïïcile, sinon impossible , d'obtenir une nouvelle et complète régénération naturelle des arbres restants.

196 DB l'exploitation

essences^ il ne s'y introduit pas moins des bois tendres, dont les graines légères sont apportées de loin par les yents et lèvent avec une^ grande facilité. Ces essences, auxquelles se joignent les morts-bois, étant d'une végétation très-prompte, ne tardent pas à dominer les plants des essences plus précieuses et à les gêner dans leur croissance. Dès qu'on s'aperçoit de cet état de choses , on doit se hâter de procéder à l'extraction des bois tendres et des morts-bois. Cette opération se nomme cofipe de nettoiement. Ce serait une grande faute de la retarder dans la vue de donner plus de valeur aux bois tendres ; le dommage qui en résulterait pour les bonnes essences , serait bien loin d'être compensé par l'augmentation de prix que produirait latente des autres.

L'époque à laquelle les coupes de nettoiement doivent se faire ne peut être précisée ; c'est l'inspection des lieux qui seule doit en décider. Dès que les essences parasites gênent, il faut les faire disparaître; si elles se reproduisent et gênent encore, le nettoiement doit se répéter; et ainsi de suite , jusqu'à ce qu'enfin l'essence que Ton veut propager ail entièrement pris le dessus (1).

(1) Il n'est pas toujours bon de supprimer à la fois tous les bois blancs qui se sont logés parmi les bonnes essences. Quand le repeuplement n'a pas également bien réussi dans toutes les parties de la coupe, il devient nécessaire, dans les places in-

DES FUTAIBS. 197

430. Lorsque la jeune forêt se trouve débarrassée des bois tendres , et que, par suite de la lutte d accroissement dans laquelle lesjeunes plants sont engagés^ elle passe de Vétat de fourré à celui degaults, le moment est venu d'aider la nature dans la suppression des bois dominés. Les coupes à faire dans ce but ont été nommées éclair cies périodiques, parce qu'on les rénouvelle à des époques fixes. Pour en comprendre Téconomie , il est nécessaire d'établir les trois points suivants :

1® Règles d'après lesquelles doivent être exécutées les éclaircies ;

2** Age auquel on doit entreprendre la première;

5® Epoques auxquelles il convient de les répéter.

43 i . L'opération des éclaircies consiste à couper les tiges les plus faibles et les plus mal-venantes, celles qui sont surmontées ou près de l'être et dont la végétation est languissante, enfin, les rejets des bois tendres qui se seraient reproduits après les nettoie-

complètement garnies, d*appuyer les tiges d'élite qui, seules» ne sauraient se soutenir et couvrir le sol. Mais, comme il importe en même temps que ces tiges ne puissent pas être deminées par les voisins qu'on leur aura conserves^ on fera ëtéter, parmi ces derniers » ceux qui pourraient devenir nuisibles, de manière à les réduire sûrement au rôle d'auxiliaires qu'on leur destine. Dès que les bonnes essences seront suffisamment fortifiées pour former massif , les bois blancs devront disparaître.

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ments. On peut en même lémps couper quelques tiges bien-venanles dansles parties où le bois est trop épais, mais en y mettant une grande prudence. La principale règle à observer dans ce genre de coupe, cVst de laisser le bois dans un état convenablement serré, en un mot de ne jamais interrompre le massif. Dans un jeune bois ' qui jusqu'alors a cru dans un étal très-serré > les brins sont grêles et élancés , et ont le plus grand besoin d'appui. Une éclaircie im^ prudente les rendrait victimes 'des orages, les ferait courber sous la pression de la neige ou du givre , et même sous le poids d|B leur profure cime. L'étatdè massif est tellement indispensable, qu'il faudrait,, s'il en était besoin , conserver même des perches malvenantes et des bois tendres , qui , dans ce cas , f e-p raient offi(^ de tuteurs , et subsisteraient jusqu'à là prochaine éclaircie. Il ne faut pas perdre de vue d'ailleurs, que les jeunes arbres doivrât s'élancer et obtenir la hauteur dont ils sont susceptibles ^ ce qui ne saurait avoir lieu s'ils ne croissaient en massif; Dans un bois plus âgé, les inconvénients d'une éclaircie trop forte ne seraient pas moins gtaves. Il en résulterait^ en effet, que le sol se dessécherait et se durcirait à la surface, ce qui est défavorable à la végétation ; ou qu'il se couvrirait de gazon et de plantes nuisibles, qui absorberaient en pure perte les riches-^ ses d'humus que la futaie y a déposées ; ou Inen , enfin, s'il se présentait une année de semence , on verrait naître un jeune repeuplement, ce qui ne

DBS FUTAIES. 199

serait pas mains fâcheux, la forêt n'ayant point encore atteint son expIpifabiKté.

Uéclaircie, telle qu'dle Tient d'être expliquée, est Véclmrciâ normale ou moyenncy c'est-à-dire, celle qui, dans la plupart des cas, satisfait au but que Ton se propose , tout en évitant les inconvénients qu'elle pourrait entraîner. Toutefois, de même que dans les coupes de régénération [428], le nombre des tiges k conserver dans les éclairdes périodiques doit varier suivant l'exposition, le sol, et aussi suivant lessence^ Ainsi, dans nn terrain de bonne qualité , exposé au Nord ou à l'Est, ou situé en plaine > une jcmne forêt, dcmt l'essence fournit un couvert épais , peut être éclaircie avec avantage j usqu'au point de desserrer son massif sans l'interrompre, pourvu toutefois que, dans la localité , les dégâts météoriques ne soient point à redouter» Ce résultat s'obtient par l'extraction d'abord de tous les sujets dominés et, en outre, parmi les dominants, des brins les plus grêles, ayant la cime étriquée , et. qui empêchent les tiges d'élite de développer leurs têtes circulairement. Une telle éclaircie est dite forte ; elle lavorise nécessairement au plus haut degré l'accroissement des bois en leur proeurani le plus d'espace possible pour étendre à la fois leurs racines et leurs branches. Mais, lorsque , au contraire , les conditions de sol , d'exposition et de situation sont défavorables , Féclaircie doit être faible , c'est-à-dîre qu'elle doit se borner à supprimer les tiges mortes en cimes ou tout i fait dépérir-

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santés^ conservant de la sorte non seulement toutes les dominantes sans exception y mais encore une partie de celles qui sont surmontées. Cette opération^ on le conçoit, a surfout en vue d'assurer au sol une formation abondante d'humus , de le garantir des ardeurs du soleil et de ipettre les bois en état de résister aux météores nuisibles (vents , neige» gîvre, etc.). Elle sera d'une application générale en approchant de la lisière de la forêt, ou de toute autre partie très-exposée aux vents, afin de prévenir la dispersion du lit de feuilles si essentiel à la végétation, surtout des jeunes bois.

432. L'âge auquel il convient d'entreprendre la première éclaircie ne peut être fixé d'une manière absolue ; il dépend de la rapidité de l'accroissement sur lequel influent l'essence, le sol et le climat.

Le principe que l'éclaircie devient utile aussitôt quèleboispasse à l'état de gaults, est incontestable. Seulement, lorsque des accidents météoriques sont à redouter , il ne faut la faire que faible. Dans les forêts soumises au régime forestier (1), on hésitait autrefois à entreprendre des éclaircies dans les^auliSf parce que le personnel administratif auquel elles pouvaient être confiées n'était ni assez nombreux ni assezgénéralement instruit pour les diriger avec tout le soin et l'intelligence nécessaires. On conseillait.

(i) Ce sont celles que régit rAdministralion publique.

Ses futaies. 201

par suite , de n^entrèprendre la première éclaircie que quand le bois a atteint la qualité àeper^hts, les liges à enlever étant alors plus faciles à distinguer, les produits qu'on en retire plus avantageux , et les fautes que Ton pourrait commettre moins dangereux ses. Mais , désormais , ces circonstances ont cessé d^exister dans presque tous les services forestiers. De. saines notions de sylviculture sont aujourd'hui répandues parmi les fonctionnaires des forêts^ à tous les degrés de la hiérarchie, le nombre de ces fonctionnaires a été successivement augmenté et , dans son zèle éclairé pour Pamélioration de la production forestière, F Administration Supérieure a su donner, en peu d'années , à ces importantes opérations 'une. impulsion qui Phonore k un haut degré (i). On peut donc affirmer que , dès à présent , il n'existe plus >d'obstacles sérieux, siée n'est dans quelques cas exceptionnels, à ce que les règles de la science fores-

(i) Cest surtout en aatorisani et encourageant tes exploitations dites joar economte que FÂdministration a assuré TappUcàtionr en grand des éclaircies périodiques dans les forêts qui Itii sont co'nGées^ Ce mode, comme on sait, consiste à faire abattre et façonner les bois , non plus par des adjudicataires qui les ont achetés sur pied après désignation préalable, mais par des ouvriers employés , soit à la journée, soit à la tâche , sous la direction spéciale des agents et préposés forestiers , après quoi seulement les produits de Texploitation sont livrés à la consommation.

202 DE l'exploitaIion

tière reçoivent leur entière application , en ce qui concerne les éclaircies périodiques ^ dans les forêts administrées par TEtat.

435. Quant aux époques auxquelles les éclaircies doivent se répéter y elles dépendent également des conditions de l.a végétation. Lorsque les bois croissent très^promptement; il peut être utile de les éclaircir tous les cinq ans , du moins dans leur jeunesse , sauf plus tard à laisser s'écouler un intervalle plus considérable. Quand la croissance est moins active, une éclaircie faite de dix en dix ans dans la jeunesse, et tous les vingt ans à un âge plus avancé , sera suffisante. Entre la dernière éclaircie et la coupe d'ensemencement qui doit lui succéder , il convient de laisser un intervalle de vingt ou au moins de quinze annéeSji afin que les bois puissent profiter du bienfait de cette opération avant d'être abattus.

454. Les avantages qui résultent des éclaircies sont de la plus grande importance. Elles procurent une augmentation «considérable dans les produits , car tous ces pieds d'arbres , qui naturellement auraient péri en forêt , tournent entièrement au profit de la consommation et au bénéfice du propriétaire. Les brins, faibles à la vérité , que l'on coupe dès la première éclaircie, donnent du chauffage, du charbon, et peuvent même servir à différents autres usages, ce qui les rend toujours précieux dans les pays où le bois a de . la valeur. Dans les éclaircies subséquentes , à mesure qu'elles sont assises dans des

parties plus âgées > on obtient des bois de travail et de service d'un très-grand intérêt. Tous ces produits^ malgré leur importance^ ne sont cependant (j^accessoiresy et loin de diminuer le produit/>rmct/>a/(ce^i des œupes de régénération), ils tendent à Paugmenter. En effet , lorsque les arbres sont trop serrés entre eux, lorsque leurs cimes se pressent et que leurs racines sont entrelacées, ils ne s'assimilent qu'une faible portion des substances qui leur sont nécessaires, et faute d'espace pour développer leurs organes de nutrition (racines et feuilles), ils s'étiolent et contractent des tares souvent cachées, qui d'abord ralentissent leur croissance, et plus tard , entraînent prématurément le dépérissement et même la mort. Mais, quand, en temps utile, on a diminué leur nombre, - les pieds restants prospèrent , s'élancent et grossissent, pour ainsi dire, à vue d'oeil.

Les éclaircies favorisent l'accès du soleil , et permettent à l'air de circuler plus librement dans les .massifs de forêts , ce qui contribue à donner aux fibres du bois la force et la souplesse exigées pour les différents emplois. Oh a reproché autrefois aux futaies de fournir un bois tendre, bien inférieur à celui des arbres crus isolément : ce défaut disparait par suite des éclaircies périodiques qui font participer les arbres aux influences à& l'atmosphère et leur procurent le degré de solidité convenable.

Enfin, les éclaircies débarrassent les forêts d'une quantité de bois qui, par leur pourriture, auraient

204 DB l'bxploitation

favorisé la mulliplication de plusieurs insectes, particuliëremeot de quelques coléoptères qui se logent entre Fécorce et Taubiei* , ainsi que dans Fintérieur du bois, et qui, dans les forêts résineuses surtout^ étendent souvent leurs ravages de la manière la plus désastreuse.

ARTICLE IT

Fixation de rexploitabilité et de ]a possibilité dans les futaies.

455* L^exploitabilité d'une futaie ne peut être fixée ni avant le temps où les arbres commencent à por^ ter abondamment de bonnes semences, ni après celui où ils cesseraient d^étre propres à la production d'un repeuplement complet. Du reste, cet objet doit se régler conformément aux principes que nous avons développés dans le second Livre [370 , 37S et 578].

436.. Quant à la possibilité , elle doit être basée sur le volume, attendu que la diversité des coupes dont il peut être utile de la composer , ne saurait admettre des exploitations à contenances égales, ainsi qu'on le verra dans l'article suivant.

ABTKLB y.

Marche des eiploilatîons dans uoe fntaîe régulière.

437. Pour prendre une idée complète de la méthode du réensero en cernent naturel et des éclaircies,

t)BS FUl'AIES. 20^

3 coûyieûi de considérer la marche des exploitations dans une futaie régulière où cette méthode reçoit son application. Cet examen sera surtout utile en ce qu'il montrera, dans son ensemble, la futaie à l'état normal, état auquel l'art du forestier doit chercher à les ramener toutes*

Soit une telle forêt soumise à une révolution de cent ans , divisée en^ cinq périodes de vingt ans , à chacune desquelles sôit affectée une étendue déterminée [389] ; on aura dans les bois de chaque affectation, en se supposant placé au commencement de la révolution , les gradations d'âge suivantes :

Dans Paffect. de la 1'^ pér.^ les bois de iOO à 81 ans.

— S« — 20etaa-d~"?.

. Dans l'examen qui nous dccupe, nous considérerons les exploitations telles qu'elles devront avoir lieu pendant la première période : d'abord les coupes de régénération à asseoir dans l'affectation de cette période, et, qui fourniront les produits principaux; puis les coupes d'amélioration qui doivent parcourir les autres affectations et dont les produits ne sont qu'accessoires. Ce que nous dirons de la marche de ces exploitations pendant la première période s'appliquera aussi aux périodes suivantes, la forêt demeurant dans les mêmes conditions^

206 DE l'exploitation

438. Au début, les coupes de régénération à entreprendre ne consistent évidemment qu'en coopes d'ensemencement, qui peuvent se succéder de proche en proche dans un ordre parfait/ Ce n'est que quand les jeunes repeuplements se présentent, que cette régularité devient impossible, parce qu'alors l'assiette et la nature des exploitations ne peuvent plus être déterminées que suivant les progrès des jeunes bois. Dès ce moment, c'est au for^tier à apprécier chaque année , d'après l'état des sous-^bois ou d'après les apparences de réussite des graines , quelles sont les coupes qu'il convient d'effectuer*

Que, par exemple, il constate sur un point l'urgence de la coupe définitive, et que, sur un autre, il trouve la coupe secondaire non moins nécessaire, il y aura lieu de les effectuer toutes deux immédiatement; et si les produits de ces deux coupes sont insuffisants pour parfaire^la possibilité, il faudra asseoir encore une coupe d'ensemencement sur un troisième point.

Telle est la marche que- doivent suivre les coupes de régénération ; si on voulait leur en imprimer une plus régulière, on s'exposerait à mal seconder la na-: ture, et l'on pourrait dès lors se priver d'une grande partie des avantages que doit procurer la méthode du réensemencement naturel.

439 . On a souvent tenté d'établir la possibilité de ces exploitations par . contenance ; mais il est facile de prouver que, pour assurer au forestier la latitude dont il a besoin, la possibilité fondée sur le volume est seule convenable.

Supposons^ en effet, que Ton veuille adoptée h possibilité par étendue, on pourra bien, à la vérité, ne point rencontrer d^bstacle pendant les premières années de la période, attendu que, n^ayant à faire alors que des coupes d^ensemencement dont les

arbres doivent être espacés à peu près partout de même, il est dans les choses possibles, que, sur d'égales surfaces, les produits matériels seront approximativement égaux. Mais, dès que les coupes secondaires et définitives, deviendront nécessaires, il n'en sera plus ainsi, parce que, dans ces coupes, le nombre des arbres à. abattre varie selon les sols, les situations, les expositions, et surtout selon Pétat des jeunes bois, ce qui fait varier, par conséquent, les produits qu'elles fournissent sur une étendue déterminée.

Si, au contraire, on base la possibilité sur le volume^ on sera parfaitement libre d'effectuer et d'asseoir les coupes selon les indications de la nature, et d'en resserrer ou d'en étendre la contenance, tout en leur assignant cependant une limite commune, invariable et parfaitement rationnelle.

440. Les considérations d'après lesquelles doit se régler la marche des coupes d'amélioration étant différentes, la base de la possibilité relative à ces coupes ne doit plus être la même.

Ces coupes, en effet, n'ont point pour objet principal de procurer des produits^ comme les coupes de régénération; elles sont entreprises sui^tout dans la

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vue d'accélérer la croissance des arbres destinés à parvenir au terme de la révolution, et de leur assurer les plus belles dimensions et leà qualités les plu^ précieuses. L'égalité des produits dans ces opérations n'est donc que secondaire; *pour qu'elles répondent complètement à leur but, il importe que les coupes de nettoiement et les éclaircies du premier âge puissent s'exécuter dès l'instant où elles sont jugées nécessaires ; et quant aux éclaircies suivantes, il est plutôt à désirer qu'elles se renouvellent à des époques fixes. Il serait donc convenable d'imprimer à celles-ci la marche la pins régulière possible, et, au contraire, pour les autres^ de laisser le forestier entièrement libre de les faire'quand et comme il le jugera à propos. ' • '

Or, pour établir dans une exploitation une marche parfaitement régulière , le meilleur moyen , incontestablement, est de prendre pour base la possibilité par contenance, et c'est, par conséquent, celle qu^il convient d'adopter pour les éclaircies périodiques, d'autant plus que rien ne s'y oppose dans la nature de ces opérations.

441» En admettant ces règles, on aura à faire annuellement, dans la futaie normale proposée pour exemple, trois genres distincts de coupes, savoir" :

1** Dans V affectation de la première période , coupes de régénération, basées sur la possibilité par volume ;

2** Dans les affectations de la 2®, de la 3' et de la

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4^ période, éclaircies périodiques par contenances ^ales ;

3** Dans V affectatian de la 5® période, nettoiement de bois blancs et premières éclaircies à exécuter ou à négliger^ selon Pétat du bois, et sans s'astreindre à aucune possibilité*

AETICLB Tl.

Âbàtàge, façonnage et vidange dans les futaies.

442. La saison la plus favorable pour Pabatage des bois dans les futaies^ parait être la fin de Pau* tomne et Phiver; toutefois on devra suspendre les travaux pendant le moment des grands froids, où les bois éclatent et se rompent facilement dans leur chute. Dans les climats tempérés, c'est ordinairement au 13 octobre que Pon fixe le commencement de Pabatage ; dans les climats plus froids , on peut commencer dès la mi-^septembre, parce que la végétation s'arrête plus tôt ; et dans les pays chauds, la raison contraire pourra faire différer la coupe.

Pour les essences feuillues , il est à peu près généralement reconnu que les bois coupés dans la saison morte sont d'une plus longue durée lorsqu'ils sont mis en œuvre, et il semble certain aussi qu'employés au chauffage, ils brûlent plus facilement et donnent même plus de chaleur que ceux qui ont été abattus dans le temps de la végétation.

Quant aux essences résineuses, elles ne paraissent

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pas éprouver les mêmes iaconvénients de la coupe en temps de sève. Il est au contraire assez habituel, dans les contrées que ces essences habitent , de les exploiter en été y et beaucoup de praticiens estimés sont d'avis qu'en prenant la précaution de les écorcer aussitôt après Fabatage , les bo^ gagnent même en dureté et en solidité, outre qu'ils deviennent plus légers, et par suite, d'un transport plus facile (1).

Mais eu égard à la vidange des bois , Fabatage en hiver est préférable, parce qu'il donne la facilité de transporter les bois avant le retour de la sève, ce qui est de la plus grande importance dans les coupes secondaires et dans les coupes définitives; attendu que dans le moment de l'ascension de la sève, comme par les grands froids , les jeunes bois sont plus cassants qu'aux autres époques de Fanuée.

443. Une mesure non moins essentielle à prendre dans Fexploitation des coupes secondaires et des coupes, définitives, surtout lorsque le sous-bois à déjà quelque élévation, c'est de faire ébrancher les arbres jusqu'à la cime, avant Fabatage (2). En outre, on

(1) Voyez Annales Forestier es ^ i«' vol., page 30.

(2) Cet ébranchement doit, autant que possible, se faire en commençant par en bas ; lorsqu'on procède en sens inverse , ce qui est plus facile pour l'ouvrier, les branches supérieures s'amoncèlent souvent sur les iriférieures, et quand ensuite on coupe celles-ci , leur chute cause des dégâts assez considérables*

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doit vdller & ce que les branchages soient immédiatement relevés , façoanés et sortis de la coupe ; et ensuite à ce que Farbre soit dirigé , dans sa chute, de* manière à tomber du côté où elle causera le moins de dommage.

Dans les pentes^ c^est, en général, rers le sommet de Isi montagne qu'il faudra chercher à faire tomber les bois.

Autant qu'on le peut, on doit interdire aux voitures l'entrée des. coupes,et faire entever à dos d'homme, ou par d'autres moyens peu nuisibles , lés bois de chauffage et de travail. En montagne, les chemins à traîneaux et les lançoirs doivent, le plus possible, être pratiqués ; mais , dans les localités où ces appareils ne peuvent être employés, l'époque la plus propice pour la vidange est celle où la terre est couverte de neige, hors cependant le moment des trop grands froids.

Toutefois, les mesures de précaution que nous venons d'énumérer ne doivent pas être poussées trop loin ; leur exagération pourrait diminuer la valeur des bois, en augmentant plus que de raison le prix du façonnage et de la vidange. Ces mesures indiquent ce quMl y a de mieux à faire pour ménager le sous-bois ; c'est à Fintelligence du forestier à les modifier selon les circonstances. Ainsi, dans les forêts situées en plaine , et peuplées d'essences feuillues , les coupes , lorsqu'elles ont lieu sur des repeuplements complets , n'exigent pas Fenlèvement à dos d'homme des bois coupés. Les jeunes brins peuvent

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bien être endommagés momentanément par le pas-« sage des voitures^ mais ils se relèv^ent bientôt , et le I

dommage, après un laps de temps assez court , ne s^aperçoît plus , si Ton a soin surtout de recéper immédiatement les tiges qui ont été brisées. Il n'en est pas entièrement de même des essences résineuses ; elles demandent plus de soins, car, écrasé, le jeune brin âe relève rarement ; cassé plus bas que le der^ nier yerticille , il nie réussit presque jamais à former une nouvelle cime ; et les blessures de Pécorce , si elles pénètrent jusqu'à Taubier, donnent lieu à des plaies chancreuses que Farbre conserve en général pendant toute son existence.

ARTICLE TU

Essences propres à la fataie.

444. Toutes les essences peuvent être exploitées en futaie, en ce sens qu'elles possèdent toutes la propriété de se régénérer par la semence. Mais il n'y en a qu'un certain nombre auxquelles ce traitement puisse être appliqué avec avantage. Ce sont . d'abord les essences résineuses^ auxquelles, comme on le sait, tout autre mode de reproduction est refusé, et, parmi les feuillues, le chéncy le hêtre, le

châtaignier y Vormey le fréne^ les grands érables (1),

et exceptionnellement le charme, le 'bouleau et le robinier.

(1) Le syacomore et le plane.

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