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DE L'EXPLOITATION DES TAILLIS

DEFINITIOI^S*

519. On appelle taillis, les forêts destinées à se reprodiiire principalement par le rejet des souches et des racines.

Ce mode de régénération prend son principe dans la propriété que possèdent toutes les essences feuil* lues, à un degré plus ou moins élevé» de donner naissance à des rejets et à des drageons, lorsque Farbre est coupé à fleur de terre ou à une certaine élévation au-dessus du sol (23).

Les rejets sont, en général, d'autant plus abondants, que Parbre a été coupé plus près de terre et que son écorce est plus spongieuse. Les mêmes causes assurent aussi la production des drageons, qui est,

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en outre, favorisée par la disposition traçante des racines.

520. Lorsque, dans Fexploitation des taillis, on « réserve un certain nombre d'arbres pour rester sur pied pendant trois révolutions et plus, le bois ainsi traité, est appelé futaie sur taillis, et mieux taillis sous futaie ou taillis composé.

Le taillis est simple, lorsque les arbres réservés ne sont pas maintenus au-delà de deux révolutions^ ou lorsque les coupes s'exploitent sans réserve.

521. Les bois de réserve dans les taillis, se nomment baliveaux. On les distingue en balis^eaux de Vâge, baUs^eaux modernes et balis^eaux anciens.

Au moment de la coupe, les premiers sont âgés d'une révolution ; les seconds de deux, et les autres de trois et au-delà.

C'est ainsi que le code forestier désigne les arbres de réserve. Mais, dans l'usage général, le mot bàUçeaux seul exprime ceux de l'âge, la dénomination de modernes, ceux de deux révolutions, et celle ^anciens, les autres. On a aussi adopté une distinction entre les anciens : ceux qui ont beaucoup au delà de trois révolutions, ont reçu le nom de vieilles écorces.

Ces deux dénominations ai anciens et de vieilles écorces, laissent à désirer en ce qu'elles désignent des arbres d'un nombre indéterminé de révolutions.

Or^ pour la classification des réserves d'un taillis sous futaie, il importe d'indiquer Page des bois; il serait donc convenable que chaque désignation eût un sens précis.

Voici comment nous avons cru pouvoir régler cet objet :

Baliveaux • . • . i . révolution.

Modernes 2 révolutions.

Anciens de 2^ classe. 5 révolutions.

Anciens de 1^^ classe .••.«... 4 révolutions.

Vieilles écorces 5 révolutions.

On pourrait même diviser les vieilles écorces, comme les anciens, en plusieurs classes.

522. Les arbres de réserve influent sur le taillis, de deux manières distinctes : par le cùuçert et par V ombrage.

n importe de ne pas confondre ces deux choses.

Le couvert exerce son action sur Fespace de terrain que la cime et les branches de Farbre surmontent et recouvrent immédiatement ; il est constant et nuit à la végétation en affaiblissant les effets de la lumière et de la pluie, et en empêchant la formation de la rosée.

Vombrage, au contraire, promène son influence sur une certaine étendue, suivant les différentes positions du soleil pendant le jour. Il est presque toujours salutaire à la croissance des bois, en ce qu'il tend à conserver la fraîcheur au sol et aux plantes, sans priver celles-ci de l'action bienfaisante de l'atmosphère et de la lumière.

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Ces deux mots de couvert et d^ombrage, indiquent aussi la surface même qui est couverte ou ombragée. Cest ainsi qu'on évalue le couvert des réserves en mètres carrés, pour établir le rapport qui doit exister entre elles et le taillis.

523. Ravaler y c'est couper à fleur de terre des souches qui dans les exploitations précédentes avaient été laissées trop élevées.

524. Couper en pivot, c'est couper de manière à former un creux dans le milieu de la souche } couper en talus, c'est, au contraire, donner à la souche une inclinaison qui favorise l'écoulement des eaux pluviales.

525. On appelle cépée on trochée, l'ensemble des rejets provenant d'une même souche.

526. Ramiers; On nomme ainsi les perches du taillis et les! branchages, immédiatement après l'abatage et lorsqu'ils ne sont point encore fa^nnés.

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