‹ Cours élémentaire de culture des boisChapitre 63 sur 108 · EcoBUAGE. — L'écobuage qui, dans la culture · texte numérisé non relu

EcoBUAGE. — L'écobuage qui, dans la culture

des champs^ produit des effets fort avantageux^ peut contribuer aussi^ dans beaucoup de cas> au succès des cultures forestières. II consiste ordinairement à enlever, par tranches, à un ou plusieurs pouces de profondeur, la superficie du sol couverte de plantes; à couper ces franches eu morceaux carrés pour en faire de petits fours qu^on allume et qu'on brûle à feu étouffé ; puis à répandre les cendres obtenues sur le terrain.

Les résultats de cette opération sont : 1^ de dé** truire les mauvaises herbes et leurs semences, ainsi que les œufs et les repaires d'animaux nuisibles ; 2^ de fournir un amendement. Le premier de ces résultats ne saurait être qu'avantageux^ quelle que soit d'ailleurs la nature du terrain ; mais il n'en est pas de même du second, et il importe^ par conséquent, de connaître la- manière d'agir des cendres, comme amendement, afin de n'appliquer l'écobuage que dans les sols où il peut avoir de bons effets.

<c L'action des cendres sur les terrains cultivés, » dit M. de GandoUe (1), est, comme la nature même » de cette matière, complexe et variable. Les cen- » dres tiennent le milieu entre les amendements et » les engrais, sous ce rapport, qu'outre les matières » terreuses qui en constituent la masse^ elles con- » tiennent toujours une certaine quantité de sels et j

(I) Physiologie végétale, tome III» page 1267.

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» de débris organiques. Considérées comme amen- » dément, leur action est variable, selon que, four- 9 nies par divers combustibles, elles peuvent contenir 9 des quantités très-diverses de matières terreuses > différentes et de sels différents. On peut dire, en » général, que : 1** elles agissent mécaniquement en » divisant les sols trop compactes, et, sous ce rapport, * plus elles sont siliceuses, plus elles ont d'action ; » 2** elles ont une aclion hygroscopîque , en ab- » sorbant Fbumidité; 5** elles paraissent accélérer la » décomposition du terreau ; et 4** enfin, peut-être » agissent-elles à titre d'excitants.

» Il est donc évident, dit plus loin le même au- » leur (1), et la pratique confirme cette théorie, que » l'écobuage est utile : 4** dans les terrains trop ar- » gîleux, pour les diviser et les rendre moins hy-r » groscopîques ; 2** dans les terrains très-chargés de 9 mauvaises herbes et en même temps très-humides; » 5** dans les climats où Phumîdité de l'air est trèsr 9 continue; 4^ dans les terrains marécageux, tour- 9 beux ou froids, couverts de mousses, de joncs, de 9 liehens, etc., pour les exciter par les molécules 9 alcalines des cendres, et accélérer leur décompo- 9 sition. »

66$. Dans les cultures forestières, l'écobuage ns s« pratique pas toujours comme nous l'avons expli--

(1) Physiologie végéul«» tome lii, pige lâ?7.

que plus haut; souvent on se borne à brûler, sur pied, les herbes et les arbustes qui recouvrent le sol. Cette opération, qui se fait a peu près comme lé sarlage à feu courant qui a été décrit dans le quatrième livre [580], est avantageuse, d'abord, en ce qu'elle épargne des frais de main-d'œuvre; en second lieu, parce qu'elle peut être employée même dans des terrains inclinés ou d'une nature assez légère. En effet, le sol, dans ce cas, n'étant point remué, conserve toute sa compacité, et si, entre le moment de l'écobuage et celui du semis, on laisse s'écouler quelque temps (i), les ceûdres, demeurant à la surface, seront, en très-grande partie, dispersées par les vents ; de telle sorte qu'en définitive, les résultats de l'opération se réduiront, à peu de chose près, à la destruction des plantes nuisibles. Ajoutons que les jeunes plants, en grandissant, fourniront, par leurs dépouilles et par l'ombrage qu'ils procurent, une fraîcheur et un engrais salutaires qui tendront nécessairement à neutraliser les %SeU des cendres. On pourra donc écobuer à feu courant pour détruire les fortes herbes, les bruyères, les myrtilles, etc., pourvu que le terrain ait quelque compacité^ comme les sables gras, par exemple, et que la pente ne soit pas trop rapide. Au contraire, on devra s'iur terdire cette opération dans les versants escarpés>

(I) Utt peut écobuer en automne pour semer au printemps*

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dans les sables mouvants, dans les pierrailles soit siliceuses, soit calcaires, dans les sols crayeux et, en général, dans fous les terrains gui, par leur peu de consistance, se dessèchent très-facilement,

664, AssAijsissEMENTs. — Lorsqu'il y a lieu de procéder à Passainissement d'un terrain, soit marécageux soit aquatique, il faut rechercher d'abord, d'où proviennent les eaux surabondantes qu'il s'agit de faire disparaître. Ordinairement elles sont produites par le débordement d'une rivière ou d'un ruisseau ; ou bien par des sources, apparentes ou souterraines, qui se trouvent, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du terrain détrempé. Souvent aussi les eaux pluviales ou de neige^ ne pouvant s'infiltrer, à cause d'un banc d'argile situé à peu de profondeur, sont maintenues *dans la couche de terre végétale et s'amassent dans les lieux les plus bas, au point de les submerger.

665. Quand ce sont les débordements d'une rivière qu'il s'agit de combattre, c'est au creusement de son lit, à Tendigage de ses rives qu'il faut avoir recours. Mais de tels ouvrages, d'ordinaire trèsconsidérables, difficiles d'ailleurs sous le rapport de Fart, et qui intéressent le plus souvent un grand nombre de propriétés riveraines^ ne sont plus à compter au nombre des travaux de simple amélio* ration forestière ; leur exécution ne peut être confiée qu'à des hommes spéciaux •

Le cas tjui rentre dans les attributions du forestier^

G^êâl qilâïld des accidents analogues Sôlll caUsèd pai* un simple ruisseau, soit qu^il emplisse ou exhausse son lit entier par les matières qu'il charrie, soit qu'il s'obstrue seulement sur quelques points, soit enfin qu'il se gonfle outre mesure à certaines époques de Tannée. Redresser le cours de Peau, en (Toupant les nombreuses sinuosités qu'elle forme, par un fossé suffisamment profond; ouvrir, dans le terrain inondé, d'autres fossés de moindre dimension, qui déversent dans le premier; enfin, s'il en était besoin, creuser des saignées ou rigoles plus petites encore, aboutissant dans les fossés secondaires : tels sont ordinairement les moyens à employer,

666. Lorsque les marécages sont formés par des eaux de source san^ écoulement, il importe de distinguer si elles sourdent dans le marais même, ou si, au contraire, elles sont fournies par une source placée à l'extérieur, dans une situation plus élevée.

Dans le premier cas, on ouvrira, dans le sens de la pente du sol, un fossé qui traverse la partie la plus détrempée du marais ; puis on observera, sur les parois de ce fossé, les points d'où les eaux suintent avec le plus d'abondance. Là on creusera de nouveaux fossés que l'on poursuivra de manière à finir par mettre les sources à découvert. Ajoutant ensuite, à ces fossés, des saignées plus petites, le terrain sera facilement assaini.

Dans le second cas, lorsque les eaux viennent de Pextérieur, il convient d'ouvrir d'abord, immédiate^

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ment au-dessus du marais^ uq fossé transversal pour recueillir les eaux, puis on en ajoutera deux^ sur les côtés, pour les éconduire. Si^ malgré cela, le terrain a assainir conserve encore trop d'humidité^ quelques fossés ouverts dans Pintérieurne tarderont pas à procurer le résultat désiré.

C'est d'après le même procédé que Ton pourra assainir, dans les forêts assises sur des couches d'argile, les parties basses, périodiquement inondées par les eaux de pluie ou de neige.

On peut aussi, dans ces sortes de terrains, lorsqu'ils manquent de pente, avoir recours aux béloirs ou boit-tout artificiels, pourvu toutefois que la cou-* che d'argile sur laquelle le sol végétal repose ne soit pas d'une grande puissance ^autrement les frais de l'opération, on le conçoit, deviendraient hors de proportion avec Futilité qu'elle doit procurer.

667. Il ne faut pas trop se hâter de repeupler les terrains qui viennent d'être assainis. Il convient, au contraire^ de les laisser ressuyer et tasser complètement pendant une ou deux années»

ARTICLB V.

De la saison la plus convenable au semis.

668. Il est naturel de penser, en général^ que la saison la plus convenable au semis de nos essences forestières nous est indiquée par Tépoque de la dissémination naturelle de leurs graines. C'est un prtn-

ARTlFrCIFLS. /|91

cipe que l'on peut admettre^ sauf les ca^ dV.^ception.

Ppur les semis de glands y de faines et de chateignes^ par exemple, on préfère ordinairement le printemps à Pautomne, quoique ce soit dans ce(te dernière saison que ces fruits tombent des arbres. Les motifs de cette exception sont dans les eirconstances particulières sous lesquelles les graines .se trouvent placées dans un semis artificiel, circonstances toutes différentes de celles qui» d'ordinaire, accompagnent la réussite d'un semisnaturel. En effet, dans les semis naturels, les semences se répandent surabondamment, et, pourvu que la moindre partie réussisse, le repeuplement se trouve complet; les arbres qui ont produit les graines, le lit de feuilles sèches, les mousses, etc., leur fournissent d'ailleurs un couvert précieux pour résister au froid de Phiver. Au contraire, dans les semis artificiels, il n'est pas possible de semer avec autant de profusion, et souvent même le prix de la semence oblige, sous ce rapport, à beaucoup d'économie ; en second lieu, les semis se font d'ordinaire dans des terrains entièrement nus ou du moins fort peu couverts ; les graines sont donc bien plus exposées à se geler ou à se gâter; enfin, plusieurs animaux, les sangliers et les mulots surtout, trouvant peu de nourriture pendant la mauvaise saison, se jettent quelquefois sur les semis artificiels et les ravagent totalement.

Les graines résineuses, quelle que soit d'ailleurs

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Pépoque de lear dissémination naturelle > doivent a ussi^ .en général^ se semer plutôt au printemps qu'en automne ; les oiseaux^ principalement ceux de passage^ y causent souvent des dommages considérables dans cette dernière saison. Un inconvénient non moins réel, et qui existe surtout dans les climats un peu rudes> c'est que les graines semées en automne lèvent trop tôt^ au retour du printemps suivant^ pour que les jeunes tiges, tendres et presque toujours peu abritées, ne soient pas souvent victimes des gelées tardives de cette époque de Tannée»

ARTIClfe ?I.

Des quantités de semence à employer.

669. Ainsi que nous Pavons dit plus haut [6SSJ, il est très-important de connaître les quantités de semence qu'il convient d'employer dans un semis. Ces quantités dépendent de la fertilité du sol, de sa déclivité, du climat local et des dangers qui, par suite, peuvent menacer les jeunes plants dans les premières années ; mais elles varient surtout selon la grosseur de la graine, selon sa qualité et selon le mode de labour adopté.

Plus la graine sera grosse, plus il en faudra, en poids ou en volume, pour ensemencer une étendue déterminée ; si Pon a des doutes sur sa qualité, si les dégâts d'animaux sont à craindre ou si, en général, les circonstances sont peu propices à sa réussite,

ARTIFICÏEIS. 493

la quantité à employer dans les cas ordinaires devra être augmentée ; enfin, le labour en plein absorbera plus de semence que le labour partiel, soit celui par bandes, soit celui par pots. Nous ferons observer, toutefois, qu'avec ces deux derniers modes de labour, il est nécessaire d'employer proportionnellement plus de semence qu'avec le labour en plein. On conçoit, en effet, qu'il est important, dans un semis par places, par exemple, que toutes les places soient bien peuplées ; car si quelques-unes seulement restaient vides, leur, surface, ajoutée à celle des parties environnantes demeurées en friche, occasionnerait des espaces trop considérables, pour que, de longtemps, le massif pût se former. Aussi em* plpie-t-on toujours, dans un semis partiel, les deux tiers à peu près de la semence nécessaire pour un semis en plein, quoique, cependant, il n'y ait à ensemencer que le tiers ou la moitié tout au plus du terrain.

En traitant, plus bas, du semis de chaque essence en particulier , nous indiquerons les quantités de graine que l'expérience a démontré, devoir être employées par hectare, selon les différents modes de labour, en supposant la graine de qualité moyenne et les circonstances extérieures ordinaires.

494 DES RBPIUPLEHBNTS

ARTICLB VII.

!)<• la luatiièpe de semer.

670. Daus l'opération du semis proprement dit, il faut .porter son attention sur deux objets principaux : le premier, de répandre la graine le pli|s également possible ; le second, de la recouvrir con- \ enablement (1).

(i71. Lorsque le terrain à ensemencer est considérable, il est bon de le diviser en parcelles d'égale contenance (de 20 ou 25 ares, par exemple), et de partager aussi la semence en un même nombre de [)arls égales. Sans cette précaution, il serait difficile de régler le travail des ouvriers semeurs, ou de le corriger à temps> s'il était fautif. Dans un semis en plein, les ouvriers peuvent semer à la volée, comme on sème les céréales ; mais lorsque le terrain est préparé par bandes alternées ou par pots, ils doîvcnf, pour répandre la graine uniformément, impriuicr au bras un mouvement de va et vient, et ne laisser échapper les semences, la main étant fermée, qu'entre le pouce et Tindex. Plus la semence est légère, plus il faut rapprocher la main du sol.

(1) Lorsque la graine que l'on doit semer est vieille ou qu'elle a naturellement une enveloppe que l'humidité pénètre difficilement, on fera bien de la mettre tremper dans de l'eau ' vingt-quatre heures avant de la répandre.

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672. Aussitôt semées, les graines doivent être recouvertes. Cette opération se fait, dans les semis en plein» avec une berse dans laquelle, s'il y a lieu, pn entrelace des branchages afin d'empêcher qu'elle ne s'enfonce trop ; pour les semences qui n'ont besoin d*être enterrées que très-légèrement, on peut aussi employer un fagot d'épines ouïe rouleau. Dans les semis partiels, les semences lourdes se recouvrent à la boue, et les semences légères à l'aide d'un râteau en bois ou en fer (voy. fig, 2), selon que le sol est plus ou moins meuble. On se trouvera bien, pour ces dernières, surtout dans les sols légers, de raffermir la terre avec les pieds, ce que les jardiniers appellent tripplery afin de mieux unir la graine aux parcelles terreuses qui l'entourent immédiatement.

Le degré d'épaisseur dont il convient de recouvrir les graines, dépend, à la fois, de leur nature particulière et de la nature du sol. Les semences légères, ayant l'amande petite, et dont le plant, en levant, est très-ténu, ne doivent être enterrées que fort peu , tandis que les fruits lourds, ou à noyau dur, ont besoin de l'être davantage, afin d'obtenir l'humidité qui leur est nécessaire pour germer. Dans un sol compacte, les graines doivent être peu couvertes } au contraire, dans un sol léger, prompt à se dessécher, il faut les enterrer plus profondément.

673. II nous reste à parler. d'une manière de semer, avantageuse surtout pour exécuter des semis partiels de semences lourdes; c'est le repiquemcnt.

4d6 Ï)ES REPEUPLEMENTS

Cette opération consiste à ouvrir, à la houe, de petits trous assez rapprochés, dans chacun desquels on place un ou plusieurs fruits, et que Ton recouvre ensuite avec le même instrument, ou seulement avec le pied, si le sol est bien meuble. Non-seulement ce procédé permet d'économiser beaucoup la semence, mais encore chaque graine se trouve, en général , mieux enterrée et plus convenablement placée pour prospérer. Dans les lieux clairières, dans les coupes d'ensemencement dont le sol est gazonné [446], lorsqu'il s'agit d'éCablir un mélange d'essences [451], le repîquement est souvent préférable à tout autre mode de semis, parce qu'il peut s'exécuter sans labour préalable.

Outre la houe, on se sert encore, pour cette opération, de plusieurs autres instruments. Le plantoir ordinaire peut être employé ; toutefois, dans les sols argileux, il a l'inconvénient de trop tasser la terre et de mettre obstacle, par là, au développement du jeune plant. On a inventé, en Allemagne, un plantoir qui lève cet inconvénient. Cet instrument est enfer, rond, d'une longueur de lo centimètres environ, pointu par le bas, large au milieu, de 5 à 6 centimètres (selon la grosseur de la graine qu'il doit servir à repiquer), et partagé par quatre nervures saillantes, le tout surmonté d'un manche (v. fîg. 4). Lorsqu'on enfonce le plantoir, on tourne et retourne le fer, ce qui émiète et divine la terre ; ainsi fait, le trou se remplît en partie de cette terre émîétée et

conserve précisément la profondeur convenable pour y placer une graine, telle qu'un gland, par exemple.

Il est évident, comme nous venons de le dire, que ce plantoir n'est réellement avantageux que dans les terres forfes; car, dans un sol très-léger, ce n'est plus à diviser la terre qu'il faut s'appliquer , mais bien à la raffermir. Pour obtenir ce résultat, on a construit, encore en Allemagne, VLnplanloir-massue (v. fig. 5). Cet instrument se compose d'un cylindre en bois de chêne de 33 centimètres environ de hauteur sur 16 à 18 centimètres de diamètre, cerclé en fer aux deux extrémités et surmonté d'un manche. Au centre de la base inférieure est fixé un boulon de 3 à 6 centimètres de longueur, sur 2 à 4 centimètres de large. Ces dimensions varient suivant la grosseur de la graine qu'on veut repiquer ; et, afin de pouvoir modifier l'instrument selon qu'il est besoin, on a des boulons de différentes grosseurs qui se vissent après le cylindre en chêne.

Pour faire usage du plantoir-massue, on l'élève verticalement et on le laisse retomber de même sur le sol. 11 en résulte d'abord la cavité formée par le boulon dans laquelle on place la graine ; ensuite, la terre est raffermie par le poids du cylindre et tassée au point de présenter un renfoncement de plusieurs centimètres, dans lequel l'humidité s'amasse, et dont les bords abritent le plant naissant (i).

(1) Coua conseille de repiquer aussi les semences légères.

BBS REPgUPtBIlENTS

11 n'existe aucun motif raisonnable, dit-il, pour ne pas le faire, si ce iVest que le maniement des petites graines est moins aisé, et que, par conséquent , la main-d'œuvre peut revenir trop cher. Mais, comme on peut employer, à cette opération, des femmes, et même des enfants, dont les doigts sont plus déliés et dont le salaire est moindre, cette objection n'est pas fondée.

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