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Un terrain léger et profond favorise Pinfil

i8 MS CLIMATS,

tration de Phumidité ; un sol compacte et humide ajoute à la rudesse du climat.

50. Vers les côtes, les froids de Phiver sont moins vifs y par suite du voisina^ de la mer dont la température varie peu ; et les eaux pendant Pété rafraîchissent Pair et empêchent les trop fortes dialeurs. Une atmosphère très-humîde, la violence et la fréquence des vents caraetérisept le climat de ces localités.

ARTICLE m.

Des Climats de montagnes.

31. Les climats de montagnes se modifient par les mêmes causes que les dimats de plaines , maisc'est surtout Pinfluence de la configtrration terrieistre' qui s'y fait le plus vivement sentir. On y remarque, ' comme caractère général , des variations brusques' et fréquentes dians ht température et dans la quantité d'humidité répandue dans Patrhosphère.

32. Trois situations sont à distinguer dans les pays de montagnes :

Les vallées.

Les versants ,

Les plateaux.

i** Dans les vallées profondes, les chaleurs sont fortes, Phumidlté atmosphérique est abondante. L'influence des grands vents qui régnent sur les hauteurs y est atténuée , et Pair y est en général plus

DES SOLS, DBS ESSBI<îG£S« 19

calme y qiioique agité presque constamment par de légers courants.

Ces diverses cireonstances sont foutes très-favolables à la végétatîaii , qui^ d'un autre côté cep^i* dant» 9-y trouve auB^ exposée à Piofluence nuisible de plu^eurs météores (1)* Ce sont d'abord des brouillards ^ais et fréquents^ qui, en obscurcissant l'atmosphère» empêchent Faction bienfaisante de la lumière y et ensuite , des différences trop tranchées entre la température des jours et celle des nuits» d'où proviennent les gelées tardives du printemps, funestes à la végétation.

2^ Dans les régions plus élevées» les variations de température sont les.naâaaes que ditn$ les vallées» mais la chaleur et l'hiii3âidité de l'atmosphère y sont mçins Sortes» quoique susceptibles» par moments» de s'élever à un trô^haut degré. Des vents impétueux y règoenit souvent dans une constante direction , déterminée par celle des montagnes voisines. LVction delà lumière y est vive et l'atmosphère chargée d'électricitél.

Ces climats présentent une végétation moins précoce et moins active que celle des vallées.

5^ Sur les plateaux des grandes hauteurs » le climat se trouve déterminé surtout par l'élévation

(i) Oa sait que ce mot désigne généraleîneut les phénomènes atmosphériques»

au-dessus du niveau de la mer, et participe, d^ailleurs, eu grande partie de celui des régions immédiatement inférieures. On y remarque d^abondaates rosées ^ des pluies et des brouillards fréquents^ qui^ pendant une grande partie de Tannée > sont transformés en neige et en givre.

Dans ces localités^ la croissance des bois est lente et peu vigoureuse.

33. Parmi les circonstances qui modifient notablement les climats de montagnes , il faut citer les €ibris^ Ainsiy i hauteur égale au-dessus du niveau de la mer, des versants^ des plateaux peuvent présenter des phénomènes climatériques trés-différeuts , selon quMIs soni ou non abrités, dans cer laines directions, par des montagnes voisines plus élevées, et selon que ceUesHsisoAt boisjéesou dénudées. Pour comprendre Pinfluence que cette dernière condition peut exer^ cer^ il suffit de; se reporter à ce qieie nous a vous, dit phis haut [38] des ejGFets produits par les forets sur Iqs dima^ ^e plaîae» et de rç^uiarquer, en outre^ que ces effets, seront d'autant plus salutaires sur les grandes élévations^, qu'en hivec les froids y sont plus vi& et plus prolongés, les neiges plus abondantes et plus persistantes ; en élé^ Pair plus seo et plus chaud^ les orages plus fréquents et plus violents ; en toute saison enfin , les vents plus continuels et plus impétueux.

34. Nous ne parlerons pas de l'état climatérique des pays de coteaux. On conçoit qu'il doit tenir le

milieu entre celui des montagnes et celui des plaines, et se rapprocher plus ou moins de Pun ou de l'autre, selon la configuration terrestre cl Télévation au-dessus du niveau de la mer.

ARTICLE IV

De rExposhîoB.

38. Ainsi que nous Pavons dit, Pexposition est un élément essentiel du climat local ; elle influe sur la Isrbissance et la qualité des bois en raison de Paetion ûob-seulement du soleil, mais encore des divers météôTîBS tels que lès vents , la pluie, la gelée, etc., abtiott qu'elle favorise plus ou moins.

^'Chacun des quatre principaux aspects présente des eftëts météoriques qui lui sont particuliers. •• 3€^. Gelûi de VEst a généralement une tempéralare 'fi^îche et assez sèche, parce qu^îl reçoit les rayons du soleil te matin lorsque ne donnent encore qne peu de chaleur, et parce que les vents d'Est amènent ordinairement kT sécheresse. Comme les boui^eons nes^y développent qu'à une époque assez avancée du priûtemps , les gelées tardives de cette saison y sont peu à craindre ; celles d'automne, au contraire, s'y font sentir de bonne heure, et peuvent quelquefois devenir nuisibles lorsque les jeunes plantes et les pousses de l'année ne sont point encore suffisamment lignifiées.

22 DBS CXIMATS,

L^Exposition de TEst est très-favorable à la végétation des bois ; ils y acquièr^Qt de belles dimensions^ et une texture ferme.

37. Aux expositions septentrionales, le climat est à peu près le même qu'à celles de TEst , tontes circonstances égales d'ailleurs. Cependant la température y est plus froide , parce que le soleil y donne peu, et Phumidité plus abondante , parce qu'effectivement les vents du Nord sont moins secs que ceux du Levant.

Les arbres , dans les pentes au Nord , ont une croissance très-rapide et parviennent aux plus belles dimensions, mais leur* bois est moins dense et d'une fibre plus molle qu'aux autres aspeôts.

38. Les expositions du> Couchant sont éclairées par le soleil aux heures où il donne la chaleur la plus vive; aussi le sol et l'atmosphère y sont^ils sujets à se dessécher rapidement jet à un très-haut degré , à moins que des vents fréquents d'Ouest ou de Sud- Ouest , ordinairement* chargés de beaucoup d^ean , ne viennent remédiera cet inconvénient. Mais si ces vents peuvent produire quelque avantage sous ce rapport, ils sont, d'un autre côté , très-nuisibles aux parties de forêt exposées immédiatement â leur action , parce qu'en raison de leur extrême violence, et des grandes pluies qui les accompagnent, ils déracinent les arbres mal assis dans une terre détrempée ou les rompent très-souvent.

Les bois , dans ces expositions , acquièrent de la

souplesse et une texture forte , mais les tourmentes trop habituelles des vents les rendent sujets à des déformations et les arrêtent souvent dans leur croissance.

39. L^expositian du Sud est la plus défavorable à la végétation. Comme le soleil y donne à peu près tout le jour, les premières chaleurs de l'année provoquent le prompt développement des bourgeons , elles jaunes pousses deviennent fréquemment victimes des gelées printanières. Dans ces expositions, le sol et Tatmosphère sotit extrêmement chauds et secs, et des vents violents, souvent accompagnés dWages, s'y font aussi sentir plus immédiatement.

' Les bois qui croissent dans les versants au Midi , deviennent très-durs» et coriaces ; mais leur ûccroissement est lent et leu£s dimensions, tant en hauteur qu'en diarnèire^ sont peu^omidérables.

40. Il est à remaçquet que i'influonce de l'exposkion sur la végélatioii &'affâij^lit;enr raison de l'élévation au^-de^^a dil niveau de la mei?. Ainsi, par exemple, but; les grandes sommités 9 la différence de température entre l'exposition < du Nord et celle du UhM. est bien moins , m$urquée qu'à des élévations mojennes ou dan^ les vallées.

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