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CHAPITRE SEPTIEME

DES MiRCOTTBS.

772. On peut appliquer le procédé du marcottage à toutes les essences résineuses ou feuillues; mais, c^est surtout pour la propagation de ces dernières^ et notamment dans les taillis^ qu^il mérite Pattention du forestier.

Lorsque les brins ou les rejets qui doivent être marcottés sont faible, et, par conséquent, flexibles, on peut les coucher sans difficulté dans de petites r^les, faites à cet effet, que Pon comble ensuite de bonne terre. Mais quand ce sont des perches assez fortes déjà qu^il s^agit de faire servir de cette lOà^ nière, il faut procéder avec plus de précaution. Pour le repeuplement des bois, ces dernières sont plasf avantageuses; on en obtient des sujets plus- nom^ breux, d^une reprise plus prompte et d^une croissance plus vigoureuse.

Afin de réussir à ployer ces perches jusqu^à terre, on leur fait, à Pendroit où la plus grande flexion de*

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Tient nécessaire^ une entaille qui peut pénétrer jusqu'au centre du bois et qui doit être placée sur la face convexe de la courbure. Au moyen de cette entaille, on amène la tête de la tige sur le sol, légère* ment labouré au préalable, et on Vy fixe par des crochets en bois qui la saisissent immédiatement audessous des branches inférieures et vers Pextrémité de la cime. De fortes mottes de gazon, placées sur les différentes branches principales, sont destinées à les maintenir contre terre. Celte première opération faite, on recouvre tous les rameaux de 16 à 22 centimètres de bonne terre, de manière à n'en plus laisser passer que les extrémités^ sur quatre ou cinq boutons au plus. Au moyen de la terre dont on les entoure, ou bien à Faide de mottes de gazon, on donne à ces petites ramilles une position verticale. L'entaille faite à la perche doit, au moins pendant les premières années, être recouverte de mottes de gazon. ' •

Après trois on quatre ans, il s'est formé, au-des^ sous de tous ses menus rameaux, des racines qui leur sont propres et qui sont suffisantes pour pourvoir à leur nutrition. On peut donc dès lors les se« vrer, c'est^-dire, retrancher la perche courbée qui les unissait à la souche mère (i).

(1) M. Heyer assure que les sorbiers, les érables et quelques autres encore, étant traités eoibine on vient de l'expliquer,

Le procédé que nous venons de décrire» est rap«porté, par plusieurs auteurs forestiers de PAlIema-gne, comme très*usité dans différentes localités de ce pays. Dans le Hanovre, on remploie avec beaucoup de succès pour repeupler les clairières des taillis de hêtre. A cet effet on réserve, lors de l'exploitation, un certain nombre de tiges sur le bord de ces clairières, et l'année suivante on en opère le couchage ; ces tiges ont souvent 10, 12 et même IS centimètres de diamètre à la base.

773^ Lorsque les perches couchées font partie d'une cépée, il faut éviter de laisser d'autres perches debout sur la même souche* La sève ayant plus de tendance à monter droit qu'à circuler dans des branches courbées, abandonnerait celles-ci pour se porter avec affluence dans les autres, et la perte des marcottes en serait la suite. On doit donc supprimer tous les rejets, et, pour empêcher qu'il n'en repousse d'autres jusqu'à l'entière reprise des branches marcottées, on feri^ bien de couvrir la souche de 1 5 à

s'earacinent dès la première année. 11 ajoute que, en général, le bois de deux ans, des branches couckées, s'enracine plus vite que les pousses de Tannée, et que d'ailleurs on bàle la production des racines, si, an moment où l'on procède au couchage d'une branche on lui enlève sur la face inférieure une petite plaque d'écorce jusqu'à l'aubier, avec un couteau bien tranchant. Autour de la blessure» il se forme un bourrelet sur lequel les racines ne tardent pas à se présenter,

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30 cendmètres de terre fortement tassée en forme de petite butte. Dès qu'on opérera le seyra^e des mareottes^ on pourra découvrir la souche qui ne tardera pas à fournir de nouvelles productions,

774. Le marcottage réussit mieux au printemps qu^en toute antre saison.

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