‹ Cours élémentaire de dessin appliqué a l'architecture, a la sculpture, a la peinture ainsi qu'a tous les arts industrielsChapitre 2 sur 13 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

Convaincu de cette vérité, nous avons pensé à rendre un service véritable en publiant ce travail. Puisse le public comprendre la sincérité de nos intentions ! Puisse cet ouvrage consciencieux aplanir les difficultés non-seulement à ceux qui se destinent à la carrière des Beaux-Arts, mais a tous ! car tous devraient jouir de la chaleur bienfaisante de l'admiration pour ce qui est beau dans la nature, comme pour ce qui est beau par le génie des hommes qui ont su la traduire.

Nous offrons cette troisième édition au public, le cœur plein de reconnaissance pour les encouragements qui nous ont été donnés par les savants et par les artistes les plus éminents. Nous avions demandé des observations, afin d'en faire profiter ceux qui liront cet ouvrage ; au lieu de critiques, nous n'avons reçu que des prières d'imprimer une troisième édition dans des conditions telles que chacun puisse se la procurer. Nous avons accédé à ce désir, avec la conviction de répandre de saines doctrines sur l'enseignement du dessin appliqué aux arts et à l'industrie (1).

(1) Si notre Cours élémentaire de dessin a fait peu de bruit, lors de la publication de la première édition en 1851, nos idées n'en ont pas moins fait leur chemin. Depuis que cet ouvrage a paru, l'enseignement des beaux-arts s'est singulièrement modifié, même dans les écoles du gouvernement. Nous sommes heureux d'emprunter au Moniteur le discours remarquable prononcé par M. le ministre d'État, le 26 décembre 1858, à la distribution des prix de l'École des beaux-arts.

Discours de M. Fould, ministre d'État.

« Messieurs,

» En venant au milieu de vous distribuer aux plus laborieux et aux plus distingués les récompenses dues à leur travail, j'aime à constater tout d'abord les constants efforts faits par vos maîtres dans ces dernières années pour donner la meilleure direction à vos études et maintenir la haute réputation de cette École. Pendant cette période, à travers des circonstances diverses, souvent heureuses, quelquefois contraires, mais toujours dominées par la sagesse du Souverain qui nous gouverne, j'ai suivi avec attention le cours de vos travaux, et j'ai saisi toutes les occasions de vous donner des preuves de la sollicitude du Gouvernement. Les nouvelles dispositions qui s'exécutent en ce moment dans cet édifice, l'amélioration apportée à la situation des pensionnaires de l'Académie impériale de France à Rome, les commandes et les encouragemenis qui vont au-devant du mérite, vous sont un sûr garant de l'intérêt qu'inspirent vos études.

» Je me plais à reconnaître, avec votre rapporteur, que vos travaux sont en progrès sur les

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