Les constructions et les embellissements sont compris
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dans le legs (art. 4019). C'est une conséquence du principe que le legs s*ëtend aux accessoires, et que la chose doit être délhTêe dans l'état où elle se trouve à la mort du testateur, car c'est en ce moment que la chose est censée léguée (n* 146).
353. Si la chose léguée a été hypothéquée par le défunt m avant, soit après le testament, le légataire doit encore la prendre dans l'état où elle se trouve, sans qu*il puisse exiger que le débiteur du legs la dégage (art. 1020); le testateur ne lui a pas légué une chose libre, mais un immeuble grevé d'hypothèque. Ce n'est pas à dire que le légataire soit obligé de supporter la dette; car il est légataire à titre particulier; s'il est tenu de payer directement ou indirectement, sur la poursuite du créancier hypothécaire, il aura un recours, comme subrogé aux droits du créancier (n° 147).
Le code applique le même principe à l'usufruit, et il faut en dire autant de tout droit réel qui démembre la propriété. Sile droit existait lors du testament, le testateur lègue une chose démembrée; si le droit est établi postérieurement, le testateur révoque le legs partiellement, ou il le diminue (n*» 147).
354. Quel est l'effet du legs d'une chose indéterminée î Le legs est valable si la chose peut être déterminée; il est nul quand la chose est indéterminable. Quand la chose est-elle déterminable? quand ne l'est-elle pas? C'est une question de fait (n"" 148). Si le legs est valable, il s'agit de savoir à qui appartiendra le choix. L'article 1022 décide que l'héritier ne sera pas obligé de donner une chose de la meilleure qualité, et qu'il ne pourra l'ofFrir de la plus mauvaise. Ainsi le choix appartient à l'héritier, c'est-à-dire au débiteur. C'est le droit commun; dans le doute, la loi se prononce en faveur du débiteur (art. 1162, 1190), mais elle détermine les limites dans lesquelles l'héritier est tenu de choisir (n* 149).
355. Que comprend le legs qu'un débiteur fait à son créancier? L'article 1023 décide que ce legs n'est pas censé fait en compensation de la créance. Puis il applique la solution au legs que le maître fait à son domestique; ce legs ne sera pas fait en compensation de ses gages. Le légataire peut donc réclamer tout ensemble son legs et sa créance. Celte interprétation est fondée sur la nature des dispositions testamentaires. Le testateur dispose à titre gratuit, donc tout legs est une libéralité; or, le legs fait