‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 24 sur 94 · DEFINITION · texte numérisé non relu

DEFINITION

iît des progrès plus rapides que l’autre. Hippocrate l’avait singulièrement avancée; la nature paraît lui avoir confié son pinceau pour la description des maladies , et lui avoir donné une grande sagacité pour saisir les indications à remplir; mais les médicamens , trop peu nombreux, ne lui offrirent pas, non plus qu à ses successeurs , Galien, Dioscoride, etc. des ressources assez variées. Après la connaissance du Nouveau-Monde et les fureurs de l’alchimie, la matière médicale s’étendit considérablement, et se trouva surchargée d’une grande quantité de médicamens, tous regardés comme spécifiques ou comme panacées. La pauvreté des premiers temps devint préférable à cette fausse richesse des siècles d’ignorance : il fallut que le temps et l’esprit d’analyse vinssent rectifier les esprits , et apprendre qu’il valait mieux resserrer la matière médicale, en s’appliquant à mieux connaître les médicamens déjà un peu connus , que d’en rechercher de nouveaux ; alors on proposa différens systèmes pour l’étude de la matière médicale.

i°. On rejejta celui de Galien et de ses sectateurs , qui prétendaient que l’action d’un médicament à l’extérieur , démontrait celle qu'il devait avoir à l’intérieur; mais cela est faux, car le sublimé corrosif, l’arsenic , etc. dont l’action à l’intérieur est si prompte et si destructive, n’ont presque pas de goût ni d’odeur. De plus, Galien prétendait que les médicamens agissaient à l’intérieur, en raison de leur texture particulière , ainsi que les fluides délayaient, rafraîchissaient, et que les solides donnaient plus -de consistance, resserraient.

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