DE L’ÉLECTRICITÉ
dura pendant près de deux ans. Les accès , sur îa fin, revenaient tous les jours, et duraient huit ou dix heures. Aucun traitement n’avait réussi; dès bs premières applications électriques, il y eut du mieux. Par la continuité de ce moyen, elle parut guérie; cependant elle conservait encore quelques tics, quelques hah1 1 u des nerveuses. Les accès de catalepsie fu ren t rappelés au bout de quelques mois par une frayeur, et la malade a été de nouveau soumise au traitement électrique.
On a aussi vanté l’électricité dans les maladies cancéreuses, comme on l’a vantée dans presque toutes les maladies; telle est en effet la méthode du charlatanisme, c’est-à-dire de l’homme cupide et ignorant. C’est .par cet esprit de charlatanisme que l’on a imprimé que l’épilepsie ne cédait qu’à l’électricité , quoiqu’elle cède aussi quelquefois à d’autres moyens, comme à la racine de valériane et à d’autres antispasmodiques donnés à haute dose. On a encore conseillé l’électricité dans ' la manie, la folie , et meme la frénésie, quoiqu’elle soit suffisante pour faire quelquefois devenir frénétique, comme on l’a vu sur un épileptique de quarante- cinq à cinquante ans qui reçut coup sur coup des applications électriques sur la tète; les accès d’épilepsie devinrent plus rapprochés, ce qui fit croire à ceux qui le traitaient qu il allait être guéri mais il tomba en frénésie, et mourut à l’Hôtet- Dieu.
Avant d administrer l’électricité , il faut saigner , si le sujet est pléthorique , purger s’il y asaburre; car l’électricité ne convient pas dans