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Je cas de saburre; il faut faire précéder rasage de quelques bains pour faciliter l’insinuation du fluide électrique.
Il faut éviter d’insister trop constamment sur 1 administration de l’électricité , car on pourrait craindre que la matière morbifique déplacée ne se portât sur d autres organes. On a tu en effet des maux de tète, de poitrine, d entrailles , d’yeux, et même des gouttes sereines survenir pendant le traitement des rhumatismes, etc. Il faut aussi tenir le ventre libre par des purgatifs donnés de temps en temps , et unir souvent le traitement diaphorétique h l’électrique. C’est le manque de ces précautions qui a donné pendant quelque temps du discrédit à l’électricité. Enfin , dans quelques circonstances, il faut insister long temps sur ce moyen. Il y a des cas où les applications paraissent miraculeuses ; mais il ne faut pas s’y laisser tromper, il faut continuer le remede : d’autres fois on est long-temps sans éprouver aucun soulagement ; il faut alors y insister pendant plusieurs mois, et même pendant plusieurs années; et plusieurs feraient peut-être bien de se faire électriser de temps en temps pendant toute leur vie (i).
(i) Il semblerait que l’auteur est ici en contradiction avec lui-même , en recommandant un usage habituel de l’électricité, après avoir dit plus haut qu’il fallait éviter d’y insister trop constamment; mais le lecteur un peu instruit discernera bien les cas sous-entendus par l’auteur : lorsqu’on l’applique pour discuter une matière morbifique quelconque , et que cette matière semble se porter sur des organes importans ; lorsque le malade est disposé aux hémorrhagies par pléthore sanguine, s’il a des vertiges
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Manière cV électriser . On peut électriser , i°.par le bain ; 2°. par les pointes ; 3°. par les frictions ; 4°- Par ^es étincelles ; 5°. par la commotion.
i°. Bain électrique.
Ce bain se prend en isolant le sujet et le laissant pendant un certain temps dans une sorte d atmosphère électrique dont la force est déterminée par diverses circonstances dépendantes de l’état de Pair , des dimensions plus ou moins grandes de la machine employée, et de la transpiration plus ou moins abondante du malade. Cette manière est utile dans les affections rhumatisantes, et c’est aussi par elle qu’il faut commenceravant d’en veniraux commotions, dans le cas de maladies nerveuses.. .
2°. Electrisation par les pointes.
Lorsqu’on électrise par pointes, lexmaîade peut, à volonté, être isolé ou communiquer avec le sol : dans le premier cas , la pointe ne doit pas être isolée, tandis qu’elle doit l’être dans le second. Quelque manière qu’on adopte, les effets sont les mêmes. En approchant les pointes assez près du corps, le malade sent
del’assoupissement, etc., il est clair qtie dans ces cas le long usage de l’électricité pourrait devenir mortel ; mais dans les sujets faibles, dans les femmes dont la menstruation so fait mal , dans les individus qui éprouvent des ataxies nerveuses que l’électricité dissipe , dans ceux qui sont menacés de paralysies locales par faiblesse nerveuse ou atonie des parties irritables , etc. , ces personnes-là sont dans la classe de celles auxquelles convient l’usage presque ha* bituel de l’électricité.
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dans la direction de la pointe, ou dans le trajet qu on fait parcourir à la pointe, comme un souffle léger, si c’est une pointe métallique aiguë , ou un léger picotement si c’est une pointe mousse. Les effets des pointes sont en général tellement légers , qu’ils sont applicables aux parties le plus sensibles du corps, comme les yeux, l’intérieur de l’oreille.
3°. Électrisation par frictions.
En couvrant une partie quelconque de la surface du corps avec une flanelle, et passant près de cette flanelle la boule d’un excitateur, le malade étant placé comme pour l’électrisation par pointes, alors toutes les villosités de la flanelle deviennent des conducteurs du fluide électrique , qui se communiquent à la partie ainsi électrisée , en procurant un sentiment de fourmillement accompagné d’une douce chaleur. Cette électrisation peut être utile dans certaines affections rhumatismales.
4°. Étincelles électriques .
L’étincelle s’administre de même que l’électricité par pointes , le malade étant isolé ou communiquant avec le sol. Si le malade est isolé, on joint aux effets de l’étincelle ceux qui résultent du bain électrique. L’activité de ce mode d’électrisation peut être augmenlée ou diminuée à volonté , soit en laissant, un intervalle plus ou moins long entre chaque étincelle que l’on tire, soit en employant des excitateurs terminés par des boules plus ou moins volumineuses ou des conducteurs dont les surfaces soient plus ou moins étendus ? etc. Les effets
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constans des étincelles sont (1) )°. de solliciter les contractions des muscles qui les reçoivent ; 2°. de rougir la peau et de donner au lieu d où elles partent un sentiment de chaleur, et même de cuisson. Les étincelles s’emploient quand il y a une partie spécialement affectée, comme dans certains rhumatismes , dans les tumeurs un peu molles, un peu indolentes ; la continuité des étincelles peut alors discuter , amollir et guérir. . . .
5°. Commotion électrique.
C’est au moyen de la bouteille de Leyde , ch a rgee par la machine électrique , que se do nne la commotion. Cette bouteille est de verre. Sa surface extérieure est recouverte , jusqu’à certaine hauteur, d’une lame d’étain battu, et sa capacité, jusqu’à même hauteur, est remplie de menu plomb ou de feuilles minces de cuivre très-découpées. Elle est fermée par un bouchon de liège traversé par une tige métallique dont une extrémité touche, dans 1 intérieur, au métal , tandis que l’autre extrémité extérieure se courbe et se termine par un bouton. Ainsi disposée, la bouteille de Leyde , dont les uns attribuent la découverte à Cunéus et les autres à Musschenbroek , présente dans sa garniture intérieure et dans sa doublure extérieure , deux substances anelectriques de de leur nature, séparées l’une de l’autre par le verre de la bouteille , qui , quoique idio-
0) Thillaye. — Essai sur l'emploi médical de l'électri* eue , an xi , jtfo'j.
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électrique de sa nature , n’empêche cependant pasque, lorsquele métal contenu est surchargé de fluide par le jeu de la machine électrique , l’électricité naturelle du métal environnant n’éprouve l’influence de cette surcharge. Un grand nombre d’expériences, disent les auteurs de l’article Electricité, dans le Dictionnaire des sciences médicales, « démontrent que si , pen- » dant qu’on charge la garniture intérieure , » on met la doublure extérieure en communi- :» cation directe avec des corps conducteurs, et » par eux avec le sol , cette doublure perd » alors toute la partie de son électricité, qui est j) de même nature que la .charge ; et qu’eu » même temps l’électricité contraire, soit na- » tu relie à la doublure, soit fournie par les » corps environnans, s’accumule sur elle (la » doublure) de toute part, en se portant sur » la surface par laquelle cette doublure touche » le verre de la bouteille , sans cependant pou- » voir traverser le verre qui s’oppose à ce 3> qu’elle parvienne à se combiner avec l’élec- 3) tricité accumulée sur la garniture (i) ». Cela étant, si, après avoir chargé une bouteille de Leyde , on établit par le moyen de corps conducteurs communication entre l’extérieur et l’intérieur de la bouteille , l’électricité contenue tendra à se combiner avec l’électricité de nature différente, qui est accumulée extérieurement. C’est de cette combinaison qui
( i ) Tout mauvais conducteur, quel qu’il soit, placé entre deux bons conducteurs, constitue un appareil propre à donner, comme la bouteille de Leyde, la commotion électrique, ( Thdlaye. — Ouvrage déjà cité.)
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se fait avec force , même avec violence, que résulte la commotion qu’éprouvent les corps vivans, lorsqu’en cette circonstance ils sont employés comme conducteurs.
Les commotions électriques sont préférées dans les paralysies par faiblesse et atonie. Il faut d’abord commencer par les bains, venir ensuite aux étincelles, et enfin aux commotions. Dans les paralysies nerveuses bien décidées, les étincelles et les bains réussissent moins; il faut descommotions graduées. Dans l’epilepsie, on donne les commotions sur le vertex , l occiput , la nuque , la colonne épinière, dans presque toutes les articulations vers les reins , pour changer l’habitude nerveuse générale. J’ai vu une demoiselle du Mans qui était malade depuis trois ans d’un effrayant tournoiement de tète de droite a gauche , qui revenait surtout quand elle ressentait quelque affection cie 1 ame; alors il avait heu avec des convulsions générales et une grande fatigue, tous les traitemens avaient échoué : après quatre à cinq applications électriques , elle fut guérie, et cet accident n a pas reparu depuis nuit ou dix mois. Cette affection était purement nerveuse , venant du chagrin que lui avait occasionné, sur la fin de sa petite vérole, la nouvelle de la mort cl une sœur chérie.
Ainsi 1 électricité est utile dans les affections nerveuses non anciennes, qui ne dépendent point d’une cause organique. Elle agit en donnant du ton, en excitant l’irritabilité et la sen- S1 1 né, et en contrariant celle qui excite.