‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 37 sur 94 · OU MAGNÉTISME MINÉRAL. 6 J · texte numérisé non relu

OU MAGNÉTISME MINÉRAL. 6 J

pièces, en mettant du même côté les pôles de même nom , et c est de leur ensemble que résulte l’énergie dont ils sont doués*

\j usage de 1 aimant comme substance médicamenteuse remonte a la plus haute antiquité. On en trouve des traces chez les Hébreux , les CaldéenS , les Egyptiens et les Grecs. On lui attribuait une vertu magique qui le rendait propre à exciter 1 amour, et à procurer à celui qui le portait la bienveillance de ses semblables. Quelques peuples de l’Inde étaient , dit-on * dans la persuasion qu il pouvait prolonger considérablement la jeunesse. D’autres au contraire lui ont attribué des qualités vénéneuses. Suivant eux, la poudre de cette pierre projetée sur des charbons arr ens , causait des vertiges et inspirait la frayeur : le fer qui en était frotté produisait des blessures mortelles , et, pris intérieure-, nient , il agissait comme un véritable poison, n a cherché à concilier ces opinions contraictoires , en disant que les mauvais effets dont nous avons parlé, ne devaient s’entendre que de 1 aimant, grossier et mêlé de -matières étrangères , tandis que celui qui était bien choisi a toujours eu le plus grand succès. On trouve en effet dans les auteurs grecs et arabes beaucoup de maladies qui ont cédé à son application. Sérapion l’employait en poudre et le faisait entrer dans la composition des emplâtres vulnéraires» Dioscofide l’administrait intérieurement à la dose de trois oboles pour évacuer les humeurs épaissies. Cette propriété purgative se trouve attestée par plusieurs autres écrivains.

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