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modique. Il stimule légèrement les organes digestifs.**
C’est à l’action du gaz acide carbonique qu’il faut principalement rapporter les accidens qu’on observe trop souvent chez les brasseurs ou dans les celliers au-dessus des cuves en fermentation, ainsique dans les fours à chaux et dans certaines cavités souterraines (i ). Dans ces cas d’asphyxie , il n’y a point de pouls, de respiration , de mouvement quelconque ; le froid de la mort est répandu à l’intérieur, et à l’extérieur, il n’y a aucune espèce de sentiment, pas même celui de la douleur.
L’exposition au grand air suffit souvent pour tirer de l’état d’asphyxie tous ceux qui y ont été plongés par l’inspiration du gaz acide carbonique.
Lorsque les accidens se prolongent , il faut alors faire usage des stimulans; l’aspersion d’eau froide est extrêmement utile et très-recommandée ; il ne faut point inonder le sujet ; une simple aspersion suffit, comme irritante et stimulante. L’alkali volatil , qui a été regardé comme spécifique , est très-utile, mais aussi , seulement , comme irritant et stimulant. Les autres irritans chimiques ou mécaniques réussissent aussi bien que lui , surtout le vinaigre radical que l’on fait respirer, et le vinaigre un peu fort dont on frictionne. Quand le sujet peut
(i) L asphyxie par l'air non renouvelé , dit Je docteur Savary ( Dictionn . des Sciences médicales , art. Asphyxie), est occasionnée par la présence du gaz azote d’une part , et celle du gaz acide carbonique de l’autre ; mais il paraît que c est principalement à ce dernier qu’on doit attribuer les accidens qui surviennent alors dans l’asphyxie.
avaler et respirer , on lui fait boire nrie eau légèrement vinaigrée , on lui donne des lavemens de vinaigre.
Ces moyens irritans peuvent être variés à l’infini, et on ne doit pas les négliger, jusqu’à ce qu’on ait certitude de mort. Le docteur Nysten a prouvé que le seul signe caractéristique était alors la roideur générale des muscles.
Gaz oxyde de carbone , et Gaz hydrogène carboné. — Ces deux gaz se dégagent à la fois au commencement de la combustion du charbon. Le premier est invisible, insipide; plus léger que l’air atmosphérique, il éteint les bougies allumées. L’autre est sans couleur, insipide, mais donne une odeur empyreumatique désagréable : sa pesanteur est la même que celle de l’air, et il éteint les corps en combustion. L’un et l’autre forment les principes asphyxiens de la vapeur du charbon.
L’action de ces gaz sur l’économie animale , très-prompte lorsqu’ils sont purs , est rarement subite lorsqu’ils sont mêlés à l’air atmosphérique. Les personnes qui y sont exposées , dit le docteur Savary (i), s’en trouvent diversement affectées. Elles éprouvent, en général , un mal de tête violent, un sentiment de compression à la région des tempes , des vertiges , des palpitations, un bourdonnement d’oreilles, quelquefois des nausées; la respiration devient difficile, la vue se trouble et se perd entièrement, les forces manquent, et la chute est inévitable.
(1) Ouvrage déjà cité.
Dans ce cas, l'accident étant bien reconnu, il faut d’abord que l’asphyxié soit exposé au grand air et dépouillé de ses vêtemens. On lui donne ensuite un lavement d’eau froide, ou lui frotte le corps avec des linges imbibés d’oxyerat , et, si la déglutition n’est pas impossible, on lui fait prendre du vinaigre coupé avec deux tiers d’eau. S’il y a assoupissement profond et persistant, il faut recourir à une saignée de la jugulaire. Par suite, et lorsque le malade commence à reprendre l’usage de ses sens, on peut, dans quelques circonstances, employer un vomitif; mais il convient mieux de donner la préférence aux laveinens irritans et purgatifs.
Gaz hydrogéné sulfuré. Ce gaz est sans couleur. Son odeur pénétrante et désagréable le fait facilement distinguer ï elle est semblable à celle des oeufs pourris. Il est plus pesant que l’air atmosphérique. De tous les gaz , c’est le plus déiélère ; et > d’après les expériences exactes de M* Dupuytren , c’est à l’hydrogène sulfuré qu’est due principalement l’asphyxie des fosses d’aisance , connue sous le nom de plomb % — Les secours à donner à ceux qui sont asphyxiés par le gaz hydrogène sulfuré sont absolument les mêmes que ceux proposés pour les individus qui ont été exposés à la vapeur du charbon. Cependant, une certaine routine , établie chez les ouvriers qui sont le plus habituellement soumis aux influences de ce gaz , leura appris qu’un vomitif pouvait leur être utile, lorsqu’il était admi- Tome. I. G
rustre clans le premier moment (i). Danscetle vue, ils donnent aux asphyxiés plusieurs cuillerées d’huile d’olive, et ensuite un peu d’eaude-vie. — C’est au moyen d’un dégagement artificiel de gaz acidemuriatique oxygéné qu’on peut prévenir, plutôt que par les ventilations, l’asphyxie par le gaz hydrogène sulfuré. Ce dégagement artificiel de gaz acide muriatique oxygéné , qu’on nomme fumigation , se fait en mettant dans une capsule quelconque (selon les proportions indiquées par Guyton de Morveau) un mélange de 3 onces 2 gros de sel commun ( muriate de soude), et de 5 grosquelquesgrainsd oxyde noir de manganèse, auquel on ajoute 1 once 2 gros d’eau. On verse lentement sur le tout, 1 once 7 gros ~ d’acide sulfurique. Les doses indiquées doivent nécessairement être proportionnellement augmentées ou diminuées, selon l’étendue du local dans lequel se fait la fumigation (2).
Quant aux autres gaz , qui se passent ici sous silence, ou ils sont artificiels, ou leur action et les moyens de s’opposer aux effets qu’ils produisent sont inconnus, ou bien encore ce sont des gaz composés, mélangés, qui présentent les phénomènes et les effets réunis de leurs composans.
(0 V°yez art. Asphtxif. , Dict. des Sciences médicales .
(2) Ces fumigations , appliquées à la désinfection des fosses d’aisance et des lieux qui les avoisinent, auraient leur effet, non-seulement sur l’hydrogène sulfuré dont il il est question, mais encore sur le gaz ammoniaque, auquel on rapporte la mitte des vidangeurs , qui affecte principalement la conjonctive , et qui est aussi regardée comme principe asphyxiant.
DE LUAU.
L’eau parfaitement pure est un liquide diaphane, sans couleur , sans odeur et sans saveur sensibles, regardé long-temps comme élémentaire, aujourd’hui regardé comme le résultat de la combustion du gaz hydrogéné par le gaz oxygène : il est un véritable oxyde d’hydrogène. /. .
On peut considérer l’eau, i°, comme pure , et comme composée on minérale; 2°. comme étant dans sa température naturelle, et comme étant plus froide ou plus chaude qu elle. ne l’est naturellement; 3°. comme pouvant être employée à I ntérieur et à l'extérieur.
On regarde l’eau comme pure quand elle n’a point de goût, point de couleur, qu elle ne contient aucune substance étrangère. Mais comme l’eau est le dissolvant le plus général de la nature, on peut dire qu absolument parlant , elle n’existe jamais pure. En effet , presque toutes les eaux contiennent des sels en dissolution, ou des terres et de, s débris de ,npatieres végétales et animales en suspension. .
L’eau est regardée comme composée,, quand elle contient une grande quantité , de substances
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étrangères; rie sorte qu’il s’y forme des précipités abondans, et que sa couleur et sa saveur sont altérées.
L’eau f orme- 1- elle la boisson naturelle de l’homme ? Oui; elle lui paraît conseillée par l’exemple des animaux , par la profusion avec laquelle elle est répandue sur toute la terre , et
f>ar la propre organisation des animaux, qui ’exige absolument: elle entretient la flexibilité des organes, empêche et retarde la rigidité, qui amène la vieillesse et la mort sénile. Aussi la plupart des buveurs d’eau vivent- ils plus long-temps en général, et moins affligés de maladies que ceux qui font usage des liqueurs spiritueuses et fermentées, qui amènent de meilleure heure cette rigidité destructive, ce qu’on voit souvent parmi le peuple. Ainsi on peut dire que l’eau est la boisson naturelle de l’homme. Mais l’influence de la société a fait naître des circonstances particulières qui exigent les liqueurs fermentées ; car les tempérarpens sont affaiblis, amollis, dégénérés; les fibres sont trop délicates. Chez les femmes , surtout celles d’un certain ordre, qui font abus des boissons aqueuses tièdes, qui sont sujettes aux dévoiemens , aux fleurs blanches, qui ont la peau flasque, chez lesquelles , en un mot, il y a peu d’énergie et d’action, les liqueurs fermentées à petites doses sont utiles.
L’eau convient surtout à l’enfance, qui répugne aux boissons fermentées, chez laquelle Tirritabilité est très-exaltée : alors l’eau entretient les fibres dans la mollesse nécessaire à la
nutrition et àTaccroissement^elle modère l’irritabilité; les liqueurs fermentées, au contraire, augmenteraient l’irritabilité, etc. Dans la jeunesse, l’eau convient à cause de l’état phlogistique (i) des humeurs , de l’éréthisme; alors les liqueurs fermentées disposent aux maladies inflammatoires. C’est surtout une nécessité d’user de l’eau quand on est d’un tempérament bilieux : la bile , très-âcre naturellement, demande à être délayée par l’eau; car, par son irritation , elle amène souvent des maladies inflammatoires, plus fréquentes par conséquent ches les tempéramens bilieux que chez les autres. Une preuve de plus, c’est que toutes les maladies bilieuses commencent par être inflammatoires. Mais chez les tempéramens mous , qui sont le résultat de la vie de la société , l’eau ne convient point ; il leur faut du vin et autres liqueurs fermentées, pour donner
*(ï) Le mot phlogislique n’était pas encore devenu, pour les chimistes , quand l’auteur l’employa , un mot réprouvé , comme il l’est aujourd’hui : d’ailleurs il n’est pas mis ici pour désigner dans les humeurs la présence du prétendu corps qui reçut ce nom autrefois ; il signifie cet état des humeurs animales dans lequel tous les principes qui les constituent sont toujours près de s’exalter , et disposés particulièrement à l’inflammation , à la moindre cause, qui ne ferait , dans d’autres sujets , qu’augmenter simplement les forces de la vie. Ces forces , dans ceux qui ont cette disposition, ne peuvent être augmentées sans exciter dans les solides un éréthisme qui allume presque subitement un incendie plus ou moins violent dans les fluides de l’économie anitnale. Comme les mots sont de convention , il y en a peu qui soient plus significatifs en médecine ; aussi l’auteur en fait fréquemment usage.
du (on , et s’opposer à l’infiltration , aux engorgemens, aux catarrhes , aux urines glaireuses, à la diarrhée, etc. L’eau augmenterait leur faiblesse et leur mollesse, et amènerait l’hydropisie générale et particulière. Dans la vieillesse , l’eau n’est point utile en général , quoique cet Age soit caractérisé parla tension et la rigidité de la fibre; mais cette fibre , en même temps, manque de ressort et d’action, il lui faut un stimulus, qui est le vin, appelé ordinairement le lait des vieillards. Cependant ceux des vieillards qui , n’ayant point pris l’habitude du vin dans les autres âges, voudraient la prendre et s’en trouveraient incommodés, doivent revenir à l’usage de l’eau, qui alors allonge beaucoup leur carrière. Ainsi, l’état de société doit mettre des restrictions à l’usage de l’eau , quoiqu’elle soit originairement la boisson naturelle.
Beaucoup de médecins ont regardé 1 eau comme. un remède unique dans beaucoup de maladies ; tels étaient Hoffmann , Geoffroy , auteur de la matière médicale, le célèbre Hecquet , qui regardaient la plupart des maladies comme venant d’un excès de sensibilité.
Les maladies se distinguent en aiguës et en chroniques. On subdivise les aiguës en décidément inflammatoires, et en celles qui sont plutôt putrides qu’inflammatoires. Dans ces maladies inflammatoires, l’eau est très-utile; mais elle n’en doit pas être l’unique remède, car les saignées doivent commencer le traitement; après celles-ci, l’eau mérite la plus grande confiance , comme dans la pleurésie,
la péripneumonie, la fièvre putride inflammatoire au commencement, etc. Dans les maladies aiguës qui ne sont pas décidément inflammatoires, mais disposées à la putridité, l’eau seule ne suffit pas ; il faut s’opposer à la maladie par le moyen des acides végétaux, minéraux , du camphre , du kina, etc. Beaucoup de fièvres pourprées pétéchiales exigent ces moyensdèslecommencement et à hautesdoses;; alors l’eau 'seule ne ferait qu’affaiblir davantage. Dans les fièvres bilieuses (i), après les saignées, on doit faire un usage continu de l’eau , comme dans la constitution actuelle, où l’on fait beaucoup prendre le tiscina .(a) leniens , l’infusutn borraginis cum oxjmelle simplici , qui sont des boissons dont la principale vertu appartient à l’eau, qui en est le véhicule. Dans les fièvres ardentes, on commence par les saignées, on délaie ensuite la bile par l’eau, non tiède ni chaude, mais froide et frappée de glace; c’est ainsi que la nature la demande, et l’art ne doit pas la contrarier. Il faut donner la glace de toutes les manières , même les lavemens d’eau glacée souvent répétés. Dans les différens empoisonnemens , l’eau
(i) L’éditeur ne comprend pas les saignées dans les fièvres décidément bilieuses. Ce que l’auteur avance ici est probablement une conséquence de ce qu’il a dit plus haut : « Toutes les maladies bilieuses commencent par être inflammatoires » ; mais, pour cela, n’en paraît pas plus juste. C’est une conséquence exacte d’un principe faux.
4 (2) Formules de la Charité, dont M. Desbois était médecin lorsqu’il donnait ses leçons de matières médicales a scs élèves qui suivaient l’hôpital.
est très-utile, comme dans ceux qui arrivent par les acides minéraux , par l’arsenic, et par différentes substances métalliques, excepte le plomb. Il faut alors la prendre en grande abondance ; elle dissout et étend les parties vénéneuses, les dispose à sortir par les urines , les selles, etc.
Les maladies chroniques se distinguent en quatre ordres: i°. celles qui sont produites par la suppuration sourde de quelque viscère ;
celles qui viennent de l’engorgement lent de quelque organe ; 3°. celles qui reconnaissent pour cause la présence d’un virus particulier; 4°. celles qui sont occasionnées par un état de spasme trop décidé.
Dans le premier ordre des maladies chroniques, l’eau est très-utile, comme dans la phthisie ; alors l’eau détend, relâche les organes qui sont en suppuration, laquelle existe toujours avec un caractère un peu inflammatoire , au moins local. Aussi emploie-t-on beaucoup les eaux rendues mucilagineuses avec la gomme arabique, etc. le deeoctum album , et tous les véhicules aqueux chargés d’un peu de mucilage. Quoique l’eau soit d’une grande utilité dans la phthisie pulmonaire, elle est encore plus utile dans lesphthisies rénale et vésicale, prise en grande quantilé ; elle évacue le pus déjà formé j diminue l’inflamination , l’éréthisme , la chaleur, et arrête les progrès de la suppuration ; c’est pourquoi l’on a vu souvent réussir dans ce cas les eaux minérales trèsétendues d’eau simple, qui alors agissent plutôt fcomme eaux simples que comme eaux minérales.
Dans le second ordre des maladies chroniques , l’eau seule ne suffirait point. Dans les affections scrophuleuses , qui appartiennent à cet ordre, il faut alors charger l’eau de parties toniques; telles sont les eaux sulfureuses martiales ; il faut des boissons fortement apéritives , des liqueurs fermentées, le vin. Mais lorsque les engorgemens sont dus à une matière bilieuse très-épaisse, à un sang brûlé, ce que les anciens nommaient atrabile , comme dans la mélancolie, chez les hommes de cinquante, cinquante-cinq et soixante ans, où la bile est verte, quelquefois noire, très-épaisse, où le bas-ventre est gorgé d’un sang noir et brûlé ; alors les moyens actifs sont nuisibles : ils donneraient de l’action à cette bile et à ce sang déjà acrimonieux, ce qui amènerait des maladiesputrides.il faut délayer cette humeur acre par l’eau prise en grande quantité. On a vu alors réussir les eaux minérales les plus faibles, qui agissaient moins en raison de leurs principes qu’en raison du véhicule.
Il en est de meme dans le troisième ordre des maladies chroniques : l’eau seule ne suffit pas. Par exemple, dans le scorbut, qui a en général une marche lente, qui est amené par l’humidité, la mollesse et l’atonie des fibres, par une sorte de dissolution du sang, l’eau alors augmenterait les accidens , et les rendrait mortels; il faut les antiscorbutiques acides ou crucifères, point étendus dans de larges véhicules aqueux , mais concentrés. L’eau simple rue conviendrait point non plus dans les maladies vénériennes; prise en trop grande quantité \
elle y serait nuisible. Mais l’eau est utile dans beaucoup d’affections cutanées, d’érysipèles, de dartres, etc. On remarque, en effet , que les buveurs d eau sont beaucoup moins sujets que les buveurs de liqueurs fermentées à ces maladies. L’eau éloigne et combat bien le rhumatisme et la goutte : celle-ci, que l’on appelle film Bacchi et Veneris , est amenée par les nourritures succulentes et âcres, les vins généreux ; aussi on voit moins cette maladie chez les femmes et le peuple. Les goutteux se trouvent très-bien de l’eau, comme unique boisson : c’est par son usage que beaucoup de gens se sont préservés des accès de la goutte pendant des années entières; et plusieurs qui, après avoir eu l’habitude du vin, l’ont quitté à un certain âge, se sont trouvés délivrés de la goutte, quelquefois pour la vie.
Dans le quatrième ordre des maladies chroniques, l’eau a été regardée comme spécifique; on l’y emploie en bains tièdes , en boissons, en lavemens répétés. Beaucoup de maladies nerveuses sont combattues avantageusement par l’eau; telles sont celles qui viennent de trop de rigidité, d’irritabilité delà fibre portée a un trop haut point d’éréthisme. Mais quand elles dépendent de la faiblesse des organes (et les maladies nerveuses sont de ce genre chez les femmes d’un certain ordre dans les grandes villes, où elles sont produites par l’abus des boissons aqueuses, le défaut d’exercice, l’humidité de 1 air), alors il faut faire prendre de l’exercice, donner des toniques, les liqueurs fermentées, la glace à l’intérieur et à l’exté-
rieur. Beaucoup de praticiens ont regardé l’eau comme utile dans l’hydropisie. Lorsque cette maladie a lieu par une abondance générale de sérosité, comme dans l’hydropisie scorbutique, celle qui est la suite du mercure, des bains tièdes continués , de la trop grande humidité de l’atmosphère, d’un tempérament pituiteux , l’eau alors est nuisible; elle augmenterait les accidens et amènerait la mort; il faut alors les évacuans, comme les purgatifs très-forts continués; les toniques, comme les martiaux , le kina, etc. , -entremêlés avec les évacuans. Mais quand l’hydropisie dépend de la sécheresse des fibres qui empêche la transpiration , ce qui a lieu par l'abus des boissons fermentées, par un état spasmodique longtemps continué , par un resserrement des fibres quelconque ; ce qui peut encore avoir lieu à la suite de quelque maladie inflammatoire générale ou particulière, comme de la poitrine, du bas-ventre , etc. (parce qu’alors les fibres , crispées par la maladie, se trouvent plaquées les unes sur les autres par une humeur muqueuse épaisse, ce qui empêche la transpiration d’avoir lieu) ; alors l’eau et les délayans abondans et long -temps continués sont nécessaires. Si l’hydropisie est due à un engorgement de viscères par une humeur trèsglaireuse et très-pituiteuse, comme à la suite des fièvres quartes , alors il faut les apéritifs, les toniques et les évacuans. Mais si l’engorgement est squirrheux, occasionné par une matière très-tenace et très-épaisse, comme dans beaucoup de maladies chroniques et atra -
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hilaire , il faut alors l’eau prise en grande quantité.
L’eau peut s’appliquer à l’extérieur par le moyen des bains, des demi-bains, des pédiluves, des douches, etc.