‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 56 sur 94 · DE LA. CHAUX · texte numérisé non relu

DE LA. CHAUX

Cas où les terres calcaires conviennent . — Quand les acides dominent au point d’occasionner la faiblesse, des coliques violentes, des convulsions , des douleurs stomacales , lorsqu’en même temps les urines sont blanches et muqueuses, les déjections verdâtres, avec envies de vomir , les terres absorbantes sont très-utiles, non seules, mais dans les potions aromatiques, toniques, antispasmodiques, pour prévenir la faiblesse, l’épaississement que l’usage de ces terres pourrait occasionner. 11 ne faut jamais oublier que ce n’est qu’un moyen du moment seulement. Les terres absorbantes sont encore très-utiles quand le lait tourne à l’aigre chez les nourrices et les femmes en couches; mais il ne fautpas y insister longtemps. On les a beaucoup vantées dans le soda, ou fer chaud, dans lequel il y a chaleur et douleur violente au scrobicule du cœur , syncope fréquente, etc., parce qu’on a cru que cette maladie venait toujours d’acide : mais le plus souvent elle est la suite dune matière bilieuse , âcre et caustique , fixée vers le cardia. Dans le premier cas, les terres absorbantes sont utiles; mais dans le second il faut les éloigner , et leur substituer les vomitifs et les délayans acidulés. On les a encore beaucoup vantées pour remédier aux effets des acides minéraux pris en grande quantité, et autres poisons métalliques , croyant qu elles étaient propres à les neutraliser. Mais il ne faut pas

transforment-elles pas ,en quelque sorte, en sels neutres? et n’est-ce pas ainsi qu’elles acquièrent cette propriété laxative qui est démontrée par Je fait?

compter sur cette neutralisation clans l’estomac , et il est prudent de mettre en usage , dans ce cas, au lieu de ces préparations spécifiques , les délayans , les inviscans , les huileux : il ne faut pas non plus compter sur les savonneux et les alkalis, qu’on avait aussi mal à propos proposés pour cela.... On les a aussi employées dans les anciens dévoiemens et certaines dysenteries : la pratique prouve qu’en effet ces maladies, rebelles à d’autres moyens, ont cédé quelquefois en peu de temps aux terres calcaires ; mais il faut toujours les employer avec ménagement , et les unir avec d’autres substances appropriées. Dans ces différons cas, on a fait quelquefois usage de la cra,ie , qui est une terre calcaire minérale, mais aujourd’hui on ne l’emploie plus.

Maladies de ceux qui travaillent les terres calcaires. -t - Ceux qui travaillent les pierres à plâtre et la chaux, comme les plâtriers^ les chaufourniers, les sculpteurs, les statuaires, etc., sont sujets à des concrétions très-dures dans le poumon. Ils éprouvent aussi des coliques d’estomac et intestinales, des constipations, un resserrement de la gorge, une sécheresse de la bouche, des tremblemens, des paralysies , quelquefois des dévoiemens , des difficultés d’uriner , etc.

Le traitement, dans ces cas, consiste dans les délayons, les rafraîchissans, les légers incisifs, les émolliens, les mucilagineux , la diète laiteuse , etc.

Ceux qui blanchissent le linge avec la chaux (ce qu’oq reconnaît par la poussière cjui en

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