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tise le genre nerveux, calme son effort violent; et peut être très - avantageux chez plusieurs sujets, après une grande opération , pour apaiser Férétisme et le trop dé sensibilité, dont l’effet se porte vers le système vasculaire.
La dose Ordinaire de l’éthef est dé 4 » 6 , 8 ; i o gouttes pour les en fans , et 8 , io, 12 , 20 , 24, 00 gouttes pour les adultes, soit sur un morceau de sucre, soit dans une ou deux cuillerées ou un demi-verre d’eau, où enfin toute autre potion appropriée. On peut aussi le faire respirer de temps en temps, pendant et après les accès, surtout aux Femmes à migraine et à vapeurs , qui menacent à tout moment de tomber en convulsion. Cette dose ne doit point effrayer, 011 peut même la porter plus loin* mais cependant il serait dangereux d’en abuser comme le faisait M. Bucquet (1) , qui eh prenait même plus d’une pinte par jour.
L’éther réussit aussi très-bien comme un fébrifuge antispasmodique dans les fièvreà intermittentes, en contredisant le type nerveux, c’est-à-dire, l’ataxie nerveuse, qui est la causé de ces fièvres; c’est pour cela que les émétiques , do nues avant l’accès, ont quelquefois réussi. Il en est de même des forts purgatifs , des sudorifiques, des épicarpes , dés a mets , des astringens, et du kina même. J’ai souvent fait usage , à la Charité , d’un apozème où entrait une forte dose de valériane, et qui ne réussissait pas quand cette racine manquait. Ce moyen, ainsique les autres antispasmo-
*(i) Médecin de la Faculté de Médecine de Paris , et «bimiste distingué, ulort en 1780.
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cliques , est bon, quand les fièvres intermit-* tentes ne dépendent pas d’une cause matérielle , mais d’une affection nerveuse particu-^ lière , et en général aussi dans quelque espèce de fièvre que ce soit , et quelle qu’en soit lacause, lorsque le frisson est à craindre. Comme ces moyens pourraient avoir endormi la maladie , et ne l’avoir pas guérie radicalement , il faut très-souvent employer les incisifs, les délayans , les rafraîchissans , etc.
Quand on veut traiter ainsi les fièvres intermittentes , on fait prendre , trois heures avant l’accès, un lavement de miel mercurial, ou autre purgatif, et on fait tenir le malade au lit; ensuite, une demi-heure ou trois quartsd’heure avant l’accès , on donne l’éther à la dose de dix ou douze gouttes dans une infusion aromatique , ou dans un verre d’une décoction amère quelconque , comme de petite centaurée. Alors le malade est tranquillisé ; il éprouve une légère sueur sans frisson, et l’accès n’a pas lieu. On peut donner, dans les mêmes circonstances, et avec les mêmes précautions , le laudanum liquide et la liqueur minérale anodyne d’Hoffmann , à la dose de 12, 1 8 , 20 gouttes ; et le sirop de diacode , à la dose d’une once et demie.
Quand on fait usage de ces moyens, on les prend à jeun , et on est très-circonspect sur le manger ; le jour de l’accès on ne prend que de légers bouillons. Ces moyens ne conviennent point dans les fièvres quartes où il y a engorgement, disposition a la colliquation , sueurf trop considérables , etc. (i)
* ( ) Ou peut lire dans le premier volume des Mémoires