‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 70 sur 94 · BISMUTH · texte numérisé non relu

BISMUTH

Le bismuth est solide, blanc jaunâtre , cassant, facile à réduire en poudre, lamelleux, etc.

(1) Acide sulfurique étendu d’eau.

On le trouve rarement à l’état natif, moins rarement à l’état d’oxyde, le plus souvent combiné tout à la fois avec le soufre et l’arsenic.

L’oxyde blanc de bismuth par l’acide nitrique , ou le nitrate de bismuth au maximum d’oxydation (i) , qui était connu autrefois sous les noms de magister de bismuth , blanc de fard , est seul employé en médecine. Dans les cas de crampe d’estomac , il a été administré avec un succès assez constant, à la dose de 8 à 11 grains (incorporés dans quantité suffisante de sirop de guimauve pour obtenir consistance d’opiat) , répétés de 5 en 5 minutes, jusqu’à cessation de la douleur. Rarement on a eu recours à la troisième dose. — On peut lire , sur l’application de cette substance, une note de M. Meglin, médecin à Colmar, communiquée à l’Athénée de Médecine , et publiée dans le Bulletin de la Société (2), d’après les observations de MM. Odier, de Genève, et Baumes , de Montpellier. M. Meglin a appliqué l’oxyde blanc de bismuth aux douleurs d’estomac et à certains vomissemens chroniques , dépendans de diverses dispositions maladives, et peutêtre principalement d’une irritabilité vicieuse de cet organe. 11 le donne à la dose de 1 grain , uni à 10 grains de magnésie et à 10 grains de sucre en poudre , de trois heures en trois heures.

(1) Ou encore , nitrate de bismuth précipité par l’eau.

(2) Voyez Bibliothèque médicale , n° i55 , tome 5i 7 page 366 , mars 1816.

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