‹ Cours élémentaire de MécaniqueChapitre 4 sur 233 · DIVISIONS · texte numérisé non relu

DIVISIONS

unités fondamentales. La seconde, la minute et l'heure sont des fractions connues du jour; on les évalue à laide des appareils chronométriques, tels qu'une montre, un sablier...

Le phénomène du mouvement fait donc intervenir deux ordres d'idées bien distincts : le temps et les grandeurs géométriques qui fixent la position du corps mobile. Ce nest pas tout. L'expérience nous apprend que pour mettre en mouvement un corps qui est en repos, il faut y appliquer un certain effort ; qu il faut de même déployer un certain effort pour empêcher, dans certains cas, un mouvement de se produire; c'est ce qui a lieu, par exemple^ quand la main soutient un poids qui . tomberait si on Tabandonnait à lui-même. Des faits analogues se renouvellent constamment dans la vie pratique, et conduisent à la notion de forcBy notion nouvelle, comme celle de temps, La force doit être considérée comme une cause capable de mettre en 'mouvement un corps en repos, de faire rentrer dans le repos un corps en mouvement*, de maintenir en repos un corps qui est sollicité à se mouvoir par d'autres forces, etc.. Les forces sont très-diverses par leur nature ; par exemple, la force musculaire que développe un animal est, du moins en apparence, d'une autre nature que les forces qui se manifestent dans le mouvement des planètes. Mais les forces, quelle qu'en soit la diversité, sont comprables les unes avec les autres et susceptibles d'évaluation numérique. L9 mécanique n'a pas pour objet l'étude de leur nature intime ; elle ne s'occupe que des caractères communs à toutes, et pour nous,* une force sera regardée comme complètement connue quand nous connaîtrons son pointa* application y sa direction et son intensité, sans que nous cherchions à pénétrer plus avant dans la recherche de sa nature. Ces notions seront, du reste, éclaircies dans la suite du cours, lorsque nous étudierons les principes fondamentaux de la mécanique.

2. La Mécanique esih science du mouvement et des forces qui le produisent ou le détruisent. Elle se divise en trois prties.

La première, appelée cinématique par Ampère, a pour objet rélude du mouvement, abstraction faite des forces qui peuvent le produire ; on y considère les corps comme des figures géométriques mobiles et déformables ; la cinématique n'admet dans ses raisonnements que les quantités géométriques ot le temps, ce qui

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