SUR LE MOUVEMENT HELATIF
Fig. 65.
ment du bateau lorsque le bateau et le vent ont de^ vitesses dirigées suivant la même droite.
Cette construction explique pourquoi un même vent agissant sur deux navives ou sur deux convois de chemin de fer qui marchent en sens contraire, donnent aux drapeaux des navires, ou aux fumées des machines, des directions toutes différentes.
Le navire A qui suit la route XY, avec une vitesse v, aura ses pavillons et sa fumée orientés suivant MN, diagonale du parallélogramme MVNv, construit sur le côté MV, égal et parallèle à la vitesse V du vent, et sur le côté Mv, égal, parallèle et contraire à la vitesse 2; du navire. Le navire A', qui parcourt la route parallèle X'Y' avec une vitesse v\ aura ses drapeaux et sa fumée orientés suivant la droite M' N', diagonale du parallélogramme MVN' V^ construit de même sur M' V, vitesse du vent, et M'v', égale et contraire à la vitesse du navire.
54. Direction à donner à un parapluie pour s* abriter quand on marche.
Un homme immobile doit tenir son parapluie vertical pour se garantir d'une pluie qui tombe verticalement. Mais s'il marche dans une certaine direction, il doit incliner son parapluie dans cette direction.
Soit Av la vitesse de la pluie suivant la verticale, et Au la vitesse de l'homme suivant Thorizontale. Imprimons à rhomme et à la pluie un mouvement commun, égal et contraire à la vitesse u de Thomme. L'homme devient immobile par cette hypothèse qui n'altère pas le mouvement relatif de la pluie par rapport à lui. Quant à la pluie, elle possède à la fois la vitesse Av, suivant la verticale, et une vitesse Am' égale et contraire à celle de la progression de l'individu. La résultante de ces deux vitesses est une vitesse V, vitesse relative de la pluie par rapport à l'homme. Tout se passe donc comme si la pluie
Fig. 66.