MACHINES ASPIRANTES
i faire contre-poids aux pistons A^ B, afin que le centre de gravité le tout l'appareil soit sensiblement placé au milieu de la plaque de Ole D qui le supporte. Le châssis CC porte deux pièces F, F, qui mt pour objet de soulever la soupape longitudinale du tube ; cinq çalets G, G, dont les axes sont également supportés par le châssis ^C, roulent sur la face inférieure de cette soupape H, /Sg. 461, m la maintenant suffisamment ouverte, pour que la pièce D puisse )asser librement , et aussi pour que l'air extérieur puisse rentrer, I mesure que le piston s'avance dans le tube.
On n'emploie la pression atmosphérique, pour faire mouvoir les îonvois, que lorsqu'ils montent la rampe qui conduit à Saint-Ger- Dain. La seule action de la pesanteur suffit pour les faire descendre e long de cette rampe , jusqu'au point où finit le tube atmosphé- 'ique, et où des locomotives viennent les remorquer. Si l'on veut ie servir de la même voie pour la descente que pour la montée, tout 'appareil des pistons A, B, et du châssis CC, avec ce qu il porte, ievra parcourir le tube atmosphérique en sens contraire. Pour qu'il l'en résulte pas de trop grands frottements, on fait basculer les pisons A , B , de manière à leur donner la position oblique qui est Donctuée sur la fig. 460. A cet effet, une tringle ab est articulée i'une part au piston A, et d'une autre part au levier hcd, mobile mtour du point c ; une seconde tringle de relie le levier bcd à un évier ef, qui traverse l'ouverture de la soupape, en passant le long ie la plaque D, et peut être manœuvré de l'intérieur du wagon. En' Jgissant sur ce levier ef, de manière que son extrémité inférieure e 5e reporte vers la droite de la figure, on pousse la partie inférieure lu piston A vers la gauche, et on l'amène ainsi à prendre la position )bliquedont nous venons de parler. Une tringle, articulée d'une ?art au piston A, d'une autre part au piston B, fait que ce second Diston se place de la même manière que le premier.
Le système de chemin de fer que nous venons de décrire fonctionne d^uis plusieurs années à Saint-Germain , et a très bien ■^ussi, mais il est extrêmement coûteux, et ce n'est que dans ies circonstances exceptionnelles qu'on pourrait l'employer avec avantage.
§ 396. machinés aspirantes. — Nous avons indiqué (§265] in moyen qui est très employé pour produire artificiellement aérage d'une mine, et qui consiste à établir un foyer vers le bas i an puits, pour déterminer uh courant d'air par les différences de température. Mais on se sert aussi , pour atteindre le même but j le toachines destihées à mettre en mouvement la masse d'air contenue à l'intérieur de la mine.
Pour qu'il y ait renouvellement de lair intérieur, il faut toujoars quQ la cavité souterraine communique par deux voies différente avec l'air extérieur , soit par deux puits distincts , soit par dem portions d'un même puits, que Ton a isolées l'une de l'autre as moyen d'une cloison qui s'étend dans toute sa profondeur. Le mouvement qu'il s'agit de produire a pour effet de faire descendre l'air atmosphérique par un des deux puits, s'il y en a deux , de le faire circuler dans les différentes parties de la mine qui doivent être aérées, et ensuite de le faire remonter par Tautre puitâ. Poar y arriver , on emploie souvent des machines aspirantes, que 1 w. installe à l'orifice du puits par lequel on veut faire sortir Tair intérieur; ce sont de véritables machines pneumatiques, avec cette différence qu'elles doivent extraire du puits une grande quantité d'air, en n'y déterminant qu'une très faible diminution de pression A mesure que la machine fonctionne, l'air de la mine se met eo marche, pour combler le vide qu'elle tend à opérer; et il en r^ulte une circulation continuelle de cet air.
Ces machines aspirantes présentent habituellement la même di^ position que la machine pneumatique. Ce sont de vastes cylindres ouverts par le haut , dont le fond est percé de larges ouvertures munies de soupapes, et dans lesquels se meuvent des pistons percés également d'ouvertures à soupapes. Nous indiquerons cependant une disposition particulière , qui est très employée dans les mines •du Harz , et qui a pour objet de faire disparaître presque complètement les frottements des pistons contre les parois des cylindres. Deux cloches cylindriques A, A', fig. 462, sont suspeiidueti aux deux extrémités d'un balancier 6, au moyen de chaînes C,C Le mouvement oscillatoire que 1 on donne au balancier autour de son milieu fait élever et abaisser successivement chacune de ces cloches , qui plongent dans des cuves remplies d*eau. l^ tuyaux D, D' s'élèvent au milieu de ces cuves, jusqu'au-dessus de la surface de l'eau, et communiquent par leur partie inférieure avec un conduit £, par lequel lair de la mine doit ètn? aspiré; l'orifice supérieur de chacun de ces tuyaux est fenne par une soupape s'ouvrant de bas en haut. Les cloches A , A', sont d'ailleurs percées, dans le haut, d'ouvertures garnies de soupapes qui s'ouvrent dans le même sens. Lorsqu'une cloche A s'élève, sa soupape se ferme , et l'air de la mine se rend à sod intérieur, en passant par le tuyau D, dont la soupape s ou\Te Lorsque ensuite cette cloche s'abaisse, la soupape du tuyau D se ferme, celle de la cloche s'ouvre, et l'air contenu à son intérieur est expulsé au dehors. Le niveau de l'eau de chaque cuve n est
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pas le méuae à l'intérieur de la cloche et à l'extérieur , en raison je ce que la force élastique de l'air contenu dans la cloche est lanlôt plus grande, tantôt plus petite que celle de l'air atmosphé-
Fig. 462.
rique ; mais ces variations de force élastique sont assez faibles pour qu'il n en résulte pas de différences de niveau considérables pour * le liquide. On voit que ce moyen d'éviter les frottements d'un piston contre les parois du cylindre dans lequel il se mouvrait , n'est applicable qu'autant que l'on n'a pas à produire de grands changements dans la force élastique du gaz sur lequel la machine doit opérer.
§ 397. Machine de compreMion. — Quand on veut accumuler une grande quantité d'air dans un espace fermé, on se sert d'une machine de compression, qui est exactement pareille à la malîbine pneumatique représentée par la fig. 457 (page 580), si ce n'est que toutes les soupapes sont disposées en sens inverse, c'est-à-dire qu'elles s'ouvrent de haut en bas. Lorsqu'un des pistons s'élève, sa soupape s'ouvre, et celle qui est au bas du corps de pompe se ferme; l'air extérieur, en traversant le piston, vient remplir la porlion du corps de pompe qui est au-dessous de lui. Lorsque ensuite le piston s'abaisse , sa soupape se ferme ; il comprime l'air qui
vient de le traverser, et le fait ainsi passer dans le récipient, en ouvrant la soupape qui se trouve au bas du corps de pompe. I! suffit donc de donner un mouvement de va-et-vient à chacun àe< deux pistons, pour introduire constamment de nouvelles quantité» d'air dans le récipient, qui a besoin en conséquence d'être fortement maintenu , pour résister à la pression de Tair intérieur. Un manomètre à air comprimé (§261) remplace Téprouvetle de la machine pneumatique , et sert à faire connaître la force élastique du gaz intérieur à chaque instant.
C'est à l'aide d'une machine de compression , analogue à celle dont nous venons de parler, mais qui se réduit à une simple pompe foulante, que l'on comprime de l'air dans la crosse des fusils connu? sous le nom de fusils à vent. Cet air comprimé est destiné à remplacer la poudre, pour donner une impulsion aux projectiles introduits dans le canon du fusil. Lorsqu'on veut faire pairtir ces projectiles, il suffit de lâcher une détente, qui laisse sortir une certaine quantité d'air de la crosse ; cet air, ne pouvant s'échapper que par l'intérieur du canon , chasse devant lui les corps qu'on y a précédemment introduits.
§ 398. Sonfllcts. — Les soufflets, dont on se sert pour activer la c-ombustion dans les foyers d'appartements ne sont autre choi-e que des machines destinées à puiser de l'air dans ratmosphère. pour le lancer avec une certaine vitesse sur le combustible en ignition.
Le soufflet ordinaire est formé de deux plaques de bois terminées chacune par un manche A , B, fig. 463 , et réunies lune à laulrp
par une pièce de cuir flexible, qui laisse entre elle?
un espace C fermé de toutes parts. Une ouverture D, percée dans la plaqw yig, 463. inférieure, est recouverte
en dedans d'un morceau de cuir flexible, qui n'est attaché qu'en quelques points de son contonr. et fait fonction de soupape. Ce morceau de cuir s'applique sur Touverture D, et la ferme complètement, lorsque l'air intérieur tend à sortir; tandis que, si l'air extérieur tend à pénétrer dans le soufflet par l'ouverture D , il soulève facilement le cuir , et peut ainsi entrer librement. Un tuyau allongé et conique E termine le soufflet: c'est par ce tuyau que l'air doit être lancé de l'intérieur à l'exlérieur. Pour manœuvrer le soufflet, on saisit un des mahcbes A, R dans chaque main , et l'on fait mouvoir le maiiche B de manière à