‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 139 sur 169 · VENTILATEURS · texte numérisé non relu

VENTILATEURS

On se sert encore des machines soufflantes pour produire Taérage des mines. A cet effet, on installe une machine de ce genre à l'orifice du puits par lequel on veut faire descendre l'air puisé dans l'atmosphère, pour établir un courant destiné à parcourir les galeries souterraines, et à remonter par un autre puits. Mais les machines soufflantes employées pour l'aérage des mines diffèrent de celles qui sont destinées à lancer l'air dans des fourneaux , en ce que les premières doivent faire mouvoir une grande quantité de gaz avec une faible vitesse, tandis que les autres sont destinées à communiquer une vitesse considérable à une quantité de gaz beaucoup moins grande.

§ 400. Ventilateurs. — Supposons que l'on fasse tourner rapidement, à l'intérieur d'un cylindre , et autour de son axe, des palettes disposées de manière à entraîner avec elles l'air au miHeu duquel elles se meuvent. Cet air, prenant ainsi un mouvement rapide de rotation, donnera lieu au développement de forces centrifuges (§ 1 09) qui tendront à l'éloigner de l'axe du cylindre, pour l'accumuler vers sa surface. Si le cylindre est fermé de toutes parts, la pression ne restera pas la même dans toute l'étendue de la masse d'air qu'il contient; cette pression diminuera dans le voisinage de l'axe , et augmentera dans les points qui en sont le plus éloignés. Les choses étant dans cet état, si l'on vient à établir une communication de r atmosphère avec la partie centrale du cylindre, et à pratiquer une ouverture qui permette à l'air accumulé vers la surface de s'échapper , il se produira un mouvement continuel du gaz , qui entrera par le centre , et sortira par la circonférence. La machine ainsi obtenue est ce que Ton nomme un ventilateur.

Quelquefois les palettes du ventilateur sont planes, et dirigées

guivant des rayons da cylindre dans lequel elles se meuvent. On en a un exemple dans le tarare^ fig. 466, dont on se sert pour nettoyer les grains. Le courant d'air déterminé par la rotation de> palettes a ici pour objet d'entraîner les poussières et les débris de paille, afin de les séparer du grain, qui ne cède pas aussi facilement à l'action du courant, en raison de ce que, à égalité de surface, il est beaucoup plus pesant.

Les fig. 467 et 468 représentent le ventilateur qui est habituellement employé comme machine soufflante pour lancer de l'air dans les fourneaux des usines. Ses palettes sont légèrement courbées en sens contraire du sens dans lequel elles se meuvent, a6n qu'elles abandonnent plus facilement l'air avec lequel elles sont en

Fig. 467

Fig. 468.

contact au moment où elles passent devant le tuyau de dégagement que l'on voit au haut de la fig. 467. Les ventilateurs de ce genre reçoivent ordinairement un mouvement extrêmement rapide. Il> projettent l'air avec une grande régularité dans le tuyau avec lequel ils sont mis en communication.

On se sert quelquefois d'un ventilateur pour aspirer l'air d'un puits de mine, afin de déterminer le courant nécessaire à l'aéragp de la mine. Pour cela , on installe l'appareil à l'orifice même dn

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