MACHINS A VAPEUR DE CORNOUAILLSS
plus soumis à l'action de la poutrelle GG, et il tend à redescendre en vertu de son poids, et aussi en vertu du contre-poids i fixé à un levier qui fait corps avec l'axe ff. Mais l'eau qui s'est introduite dans le corps de pompe de la cataracte ne peut en sortir que par une ouverture qu'on rend à volonté plus ou moins étroite; il en résulte que le piston ne peut descendre que lentement, en faisant sortir l'eau par cette ouverture. Le levier g se relève donc aussi lentenï^nt. C'est ce mouvement as($endant du levier g que l'on utilise pour ouvrir en temps convenable les soupapes d'exhaustion et d'admission, afin de faire donner à la machine à vapeur un nouveau coup de piston. On conçoitdès lorsque l'on peut régler à volonté l'intervalle de temps qui s'écoule entre deux coups de piston successifs de la machine, en rétrécissant plus ou moins l'ouverture par laquelle l'eau sort du corps de pompe de la cataracte, ce qui produit une lenteur plus ou moins grande dans le mouvement ascendant du levier gf.
Nous n'expliquerons pas en détail tout le mécanisme qui sert à ouvrir et fermer en temps utile les diverses soupapes de la machine , n ais nous nous contenterons de faire connaître complètement ce qui se rapporte à la soupape d'exhaustion, ce qui suffira pour qu'on se rende compte de la manière dont la machine peut se suffire à elle-même, sans exiger, comme à l'origine, la présence d'un ouvrier spécialement chargé de manœuvrer les soupapes.
Une tige verticale s'appuie par son extrémité inférieure sur le levier g de la cataracte; on ne la voit pas sur la fig. 488, parce qu'elle est cachée par la poutrelle GG. Cette tige monte lentement en môme temps que le levier (7, et lorsqu'elle s'est élevée suffisamment, une saillie qui lui est fixée latéralement vient toucher la face inférieure du petit levier horizontal k. La tige continuant à monter, le levier k est soulevé. Une tringle /, supportant un contre-poids à sa partie inférieure, est articulée à un petit levier fixé à un axe horizontal m, et tend constamment à faire tourner cet axe, en abaissant le levier qui la supporte. Mais l'axe m porte une espèce de dent qui butte contre une autre dent fixée à la face inférieure du levier k, et qui s'oppose ainsi à ce que cet axe tourne sous l'action du contre-poids porté par la tringle /. Lorsque le levier k a été soulevé par la tige que la cataracte fait monter, la dent de l'axe m est rendue libre, et cet axe tourne en cédant à la force de traction qu'il éprouve de la part de la tringle l. Alors le manche w, fixé à l'axe m, se relève, et une tringle op articulée à un petit levier que porte également cet axe se trouve brusquement tirée vers la droite ; un levier vertical pg, articulé en p avec la tringle op, et fixé à l'axe
Diaitized by
horizontal (/, se troijvedonc en mémo temps tiré vers la droite par son extrémité inférieure p ; l'axe g, en tournant sous Taction de ce levier, fait monter un autre levier r, qui lui est également fixé; et ce dernier levier ouvre la soupape dexbaustion, en soulevant sa tige s.
La soupape d'exhaustion étant ouverte, la tige verticale que soulève le levier g de la cataracte continue encore à monter, et vient bientôt soulever le levier horizontal t. Ce levier joue, par rapporta la soupape d'admission, le même rôle que le levier k par rapport à la soupape d'exhaustion ; aussitôt qu il est un peu soulevé, la soupape d'admission s'ouvre par l'action d'un contre-poids qui fait lever en même temps le manche u. Alors le piston descend sous l'action de la vapeur, et la poutrelle GG descend avec lui : un long taquet a*, fixé à la poutrelle, abaisse bientôt le manche «, et maintient ainsi la soupape d'admission fermée pendant le reste de la course du piston, pour que la vapeur n'agisse plus que par détente. Lorsque le piston arrive au bas de sa course, le taquet y de la poutrelle abaisse le manche n, de manière à fermer la soupape d'exhaustion. En même temps la poutrelle GG abaisse le levier g de la cataracte; la tige verticale qui s appuie sur ce levier s'abaisêe aussi, et les leviers k, t, peuvent s'abaisser, pour s'opposer de nouveau à l'ouverture des soupapes d'admission et d'exhaustion, jusqu'à ce que la cataracte vienne soulever ces leviers. Au moment où le manche n est ramené dans la position qu'indique la figure, sous l'action du taquet y de la poutrelle, l'axe m en tournant décroche un contre-poids qui ouvre la soupape d'équiUbre, et abaisse en même temps le manche v. Alors le piston remonte, la poutrelle GG remonte avec lui, et, lorsqu'elle est sur le point d'arriver au haut de sa course, elle soulève le manche t?, au moyen d'un taquet que l'on ne peut pas voir sur la figure. La soupape d'équilibre se trouve ainsi fermée, et la machine s'arrête complètement, jusqu'à ce que la cataracte ouvre de nouveau les soupapes d'exhaustion et d'admission.
§ 424. Dans les machines du genre de celle dont nous nous occupons, on a adopté, pour les soupapes d'admission, d'équilibre et d'exhaustion, une forme particulière qu'il est bon de connaître, et qui est représentée par les fig, 490 et 491 . Une bonne soupape doit pouvoir s'ouvrir sans exiger un grand effort, et doit offrir un large passage à la vapeur sans avoir besoin de se déplacer beaucoup. Ces deux conditions sont très bien remplies par les soupapes des machines de Gornouailles. La vapeur doit passer de A en B, lorsque la soupape est ouverte ; tandis que la communication de