PARALLÉLOGRAMME ARTICULÉ
A avec B doit être interceptée, lorsque la soupape est fermée. On voit en C une pièce fixe, formée de six cloisons qui rayonnent au-
Fis. 4 90.
Fig. 491.
lour d'un axe central, et terminée dans le haut par un disque circulaire, qui fait corps avec ces cloisons, et qui recouvre les espèces de compartiments compris entre elles. Cette pièce fixe G, qui forme le siège de la soupape, est à jour sur tout son contour, en sorte qu'elle laisse facilement passer la vapeur de A en B. La soupape B est une sorte de fourreau qui enveloppe le siège C, et qui peut glisser le long des bords extérieurs de ses cloisons. Lorsqu'elle est abaissée autant que possible, elle s'appuie sur les parties coniques o, a, qui ne présentent que peu de largeur ; lorsque, au con traire, elle est soulevée, comme le montre la figure, elle laisse passer la vapeur par les diverses ouvertures qui sont indiquées par des flèches.. On voit que, par cette disposition, la soupape n'a pas besoin d'être soulevée d'une grande quantité pour livrer un large passage à la vapeur. D'un autre côté, la soupape étant percée à sa partie supérieure d'une ouverture circulaire presque aussi grande que celle qui existe à sa partie inférieure, la différence des forces élastiques de la vapeur, en A et en B, tend beaucoup moins à l'appuyer sur son siège que si elle était simplement formée d'un disque à bords coniques, comme on l'avait supposé dans la figure théorique de la machine de Watt à simple effet (fig. 486, page 625).
§ 425. Parallélogramme ariiculé. — On voit sur la fig. 487
(page 630) un mode particulier de liaison de la tige B du piston avec 1 extrémité C du balancier. Ce mode de liaison , dont Tinveation est due à Watt , est désignée sous le nom de parallélogramme articulé. Voici en quoi il consiste.
Trois pièces 4B, CD, BD, fig. /i92, sont articulées, soit entre
elles, soit avec sA le balancier, aux points A et C. Ces trois pièces, avec la portion AC da balancier, constituent un parallélogramme qui peut changer de forme , par suite des articulations qui existent à chacun de ses sommets. Dans le mouvement d'oscillation du balancier autour de son axe 0, l'extrémité A décrit un arc de cercle dont le centre est en 0. Le point B décrirait également un arc de cercle ayant même centre, si le parallélogramme ABCD ne se déformait pas. Mais, en raison de la mobilité relative des pièces qui le composent, on conçoit qu'on peut le déformer à mesure que le balancier se déplace, de telle manière que le point B ne sorte pas d'une même droite verticale. Si l'on trouvait le moyen de rendre obligatoire cette déformation spéciale du parallélogramme , on pourrait attacher en B l'extrémité de la tige verticale d'un piston ; et cette tige, montant et descendant en même temps que le balancier oscillerait, conserverait constamment la même direction , sans que son extrémité fut portée, ni adroite, ni à gauche, par suite de sa liaison avec le balancier. C'est ce à quoi Watt est parvenu d'une manière extrêmement simple. Il a observé que , si l'on oblige le point B à décrire une ligne droite verticale pendant toute une oscillation du balancier, le point D de son côté décrit une ligne courbe qui approche beaucoup d'être un arc de cercle; il en a conclu que, si Ton obligeait le point D à décrire l'arc de cercle qui se confond presque complètement avec cette courbe, le point B ne sortirait pas sensiblement de la ligne droite qu'on lui faisait décrire précédemment. Or, pour obliger le point D à décrire un arc de cercle, il suffit évidemment de le relier au centre E de cet arc de cercle par une sorte de petit balancier DE. Par cette disposition , le sommet D du